Tour de France 2026 | "On n'a pas seulement suivi UAE" : Paul Seixas toujours plus dans la cour des grands
Eurosport sur GooglePour la première fois sur ce Tour de France, Paul Seixas s'est découvert sur la 14e étape vers le Markstein. Le leader de Decathlon CMA CGM a fait rouler ses hommes dans le Col du Haag parce qu'il lui convenait et qu'il se sentait bien pour finalement accrocher Jonas Vingegaard, double vainqueur de la Grande Boucle, au sommet. En course comme au général, Seixas s'est encore rapproché des grands.
Seixas : "Je me suis accroché, c'est tout dans la tête ce Tour"
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Où Paul Seixas va-t-il s'arrêter ? La question pourrait paraître triviale pour un gamin de 19 ans qui se trouve logiquement sur une pente ascendante depuis le début de sa carrière. Mais la 14e étape du Tour de France entre Mulhouse et le Markstein fut une nouvelle démonstration qu'avec lui, la pente n'est ni douce, ni irrégulière. Sa progression est donc linéaire mais surtout fulgurante. Qui aurait pu l'imaginer au contact de Jonas Vingegaard au sommet de l'ultime ascension du jour ? Qui aurait pu anticiper qu'il allait demander à Decathlon CMA CGM de prendre en main la course devant les UAE et les Visma ?
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Pogacar toujours plus doré, Seixas jeune premier : le résumé de l'étape 14
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Un jour sans doute, il faudra se retourner sur cette journée vosgienne et se rappeler qu'elle fut la première où il s'est découvert sur le Tour de France, la plus grande course du monde, une épreuve à laquelle il n'était pas sûr de participer il y a trois mois et demi. Dans le Col du Haag, la dernière trouvaille de l'organisation, Seixas a demandé à Tiesj Benoot et Nicolas Prodhomme de prendre la tête du groupe des leaders et de rouler fort. C'était le plan, l'équipe s'y est tenu car le patron se sentait bien, voire très bien.
L'observateur est devenu acteur
"Il fallait bien communiquer avec Paul parce qu'on savait que la journée était hyper dure, a témoigné Prodhomme à notre micro. Il y a eu un gros tempo toute la journée, on s'y attendait vraiment. On se doutait bien du plan d'UAE. On a fait ce qu'on voulait". Il faut mesurer le chemin parcouru par Seixas mais aussi par ses coéquipiers pour saisir la portée de l'étape du jour. Il y a dix ans, Romain Bardet et les siens tentaient de déboulonner la Sky, avec ce cadeau tombé du ciel, voilà Decathlon CMA CGM dans une position a minima équivalente, et probablement même encore plus enviable.
"Paul nous a dit qu'il se sentait bien donc c'était clair pour moi que je devais rouler à fond, souriait Benoot. C'est bon pour un équipier d'entendre que le leader se sent bien. Je suis content, on n'a pas seulement suivi UAE." D'observateur, de gamin qui apprend, Seixas est passé à acteur. Le fait que l'équipe l'avait prévu au briefing donne encore plus de force à une entreprise qui, si elle ne lui a pas permis de créer de vrais écarts avec ses rivaux, lui a au moins offert le maillot blanc de meilleur jeune et un premier podium protocolaire sur le Tour de France.
C'est tout dans la tête ce Tour
"C'est sûr que c'est incroyable. Je suis super content de la performance de l'équipe et de la mienne, s'enthousiasme Seixas pour Eurosport. Je me suis accroché, c'est tout dans la tête ce Tour. Il faut être fort mentalement. Tant qu'on l'est et qu'on sait pourquoi on le fait, ça tient le coup. Le plus important, c'est dans la tête. Il faut être fort dans la tête. Il faut que les jambes suivent et que la récupération soit bonne. Pour le moment, c'est le cas, c'est le plus important."
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La sidération Seixas : "Un très grand", "à 19 ans c'est hallucinant"
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S'il insiste, à raison, sur le fait de s'être accroché, Seixas oublie qu'il a aussi suivi l'accélération de Florian Lipowitz avant de collaborer avec Jonas Vingegaard vers l'arrivée. Au sommet du Haag, comme au Tourmalet, soit les deux cols les plus décisifs des deux premières semaines, Seixas était bien le troisième homme. Ce n'est pas encore sa place au général - il n'en est pas loin avec 15 secondes de retard sur Remco Evenepoel -, mais sur la route, il se situe sans débat possible à ce niveau-là. "J'espère que ça va continuer ainsi. Il y a encore beaucoup de boulot", calme-t-il.
Seixas donne rendez-vous au Plateau de Solaison
Reste, et c'est probablement tant mieux, que cette première prise d'initiative d'envergure a été récompensée par la prise du maillot blanc. "Même si quatre secondes, ça reste anecdotique, je crois que la démarche est très bonne, juge Romain Bardet, notre consultant et futur manager sportif de Decathlon CMA CGM. Premier podium protocolaire, premières sollicitations, c'est un environnement qu'il va fortement connaître dans le futur. Ça va lui donner beaucoup de confiance pour le futur et pour la troisième semaine qui arrive."
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Le triomphe de Pogacar, la grandeur de Del Toro et Seixas : le final de la 14e étape
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De confiance, le coureur de 19 ans n'en manque certainement pas. Il en fallait, ainsi qu'une sacrée dose de courage pour demander à ses deux coéquipiers d'aller rouler dans un groupe où se trouvaient trois vainqueurs de grands tours (Pogacar, Vingegaard et Evenepoel) ainsi que des coureurs qui ont déjà terminé sur le podium après trois semaines (Lipowitz et Ayuso). Et, il l'annonce, il ne compte probablement pas s'arrêter là ce weekend : "C'est une journée qui m'était favorable, demain aussi".
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