Tour de France 2026 | Paul Seixas : "Je ne prendrai pas de risque pour autre chose que le classement général"
Eurosport sur GoogleCe jeudi, Paul Seixas a connu son premier rendez-vous avec le Tour de France. Planifié après Mathieu Van der Poel et avant Tadej Pogacar face à la presse, le coureur de Decathlon CMA CGM a découvert ce que c'était d'être un leader sur la Grande Boucle. Sans dévier de sa ligne, Seixas a écarté l'idée d'avoir peur et a insisté sur son unique objectif : voir comment il peut s'en sortir au général.
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Paul, pour commencer, comment vont vos blessures après votre chute au Tour Auvergne-Rhône-Alpes ?
Paul Seixas : C'est sûr qu'au début ça n'a pas été les jours les plus faciles. Aujourd'hui, ça a bien évolué. J'ai pu reprendre l'entraînement après quelques jours. On a fait un bon stage en altitude aux Arcs puis au Col du Lautaret avec l'équipe. Je suis content de pouvoir être au départ et en pleine forme.
Pouvez-vous dire ce qui se passe dans votre tête ces dernières heures, ces derniers jours ?
P.S. : Je pense que je prends ça comme n'importe quelle course, avec la même dose de sérieux et d'attention. Je suis prêt à prendre ce qui vient en plus du fait que ce soit le Tour et que ce soit un rêve d'enfance. C'est sûr que c'est particulier. Je savais que le Tour, ce serait une autre dimension.
Qu'est-ce que vous attendez du premier contre-la-montre ce samedi dans les rues de Barcelone ?
P.S. : On a une très belle équipe, on a fait les premiers vrais entraînements aujourd'hui (jeudi, ndlr) sur le circuit de Formule 1 de Barcelone, et ça s'est très bien passé. On a une équipe très solide. Ce sera particulier avec ce parcours urbain qui devient roulant et puis les deux dernières bosses. Mais en tout cas, je pense qu'on a une bonne équipe.
Lamine Yamal dit que quand il participe à une compétition, c'est pour la gagner. Est-ce pareil pour vous, êtes-vous ici pour gagner ?
P.S. : Bien sûr. Quand je cours, ce que je veux, c'est gagner mais c'est le Tour, une nouvelle expérience, une première pour moi. Je dois d'abord faire de mon mieux. Je vais voir comment ça se passe et ce que je peux faire sur une course de ce niveau. À partir de là, je saurai comment faire pour gagner.
Sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes, vous avez commis quelques erreurs en étant trop impatient peut-être. Partagez-vous cette analyse ? Est-ce un sujet avec le staff ?
P.S. : Ce n'est pas un sujet. Parler d'impatience, c'est peut-être un peu, je ne dirais pas décalé, mais presque. C'était ma gestion de la course qui était différente. La chute est liée à une erreur de ma part, mais je ne dirais pas que c'était de l'impatience. C'était juste pour essayer de me placer comme n'importe quel coureur. C'était une erreur mais ça arrive. Il y a de l'impatience chez tous les coureurs et ça ne doit pas se ressentir dans la course.
Les statistiques d'âge… Je vais plutôt essayer de prendre de l'expérience
Si vous deviez choisir entre porter le maillot jaune, une victoire d'étape ou le classement général, que choisiriez-vous ?
P.S. : La priorité reste la manière de jouer le classement général, de pouvoir avoir cette expérience, voir comment ça se passe. Quelle position, je ne sais pas encore, je ne peux pas vous dire mais je ne prendrai pas de risque pour autre chose que le classement général. En tout cas, ça dépendra de la situation dans laquelle je suis.
Vous êtes le plus jeune coureur sur le Tour depuis 1937. Est-ce que ça veut dire qu'on peut vous pardonner des choses ou comme Kylian Mbappé, on ne vous parle pas d'âge ?
P.S. : C'est plutôt le fait que ce soit mon premier Tour. Les statistiques d'âge… Je vais plutôt essayer de prendre de l'expérience. On ne peut pas être parfait et ne pas faire des petites erreurs. Trois semaines, c'est long. Le but, c'est de jouer le classement général et on fera les comptes à la fin.
Est-ce que suivre une attaque de Tadej Pogacar ou Jonas Vingegaard, ça ne serait pas d'une certaine manière prendre un risque pour le général ?
P.S. : On verra sur le terrain, ça dépend de comment je le sens. Il n'y a pas de barrière particulière, je ne me dis pas que si tel coureur attaque, je ne pourrai pas suivre. Tout dépendra de comment je me sens ce jour-là sur le vélo.
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Le maillot blanc est-il un objectif ? C'est une belle couleur…
P.S. : Il fait partie du classement général mais je ne m'en suis pas fixé un objectif particulier. Je veux faire un bon classement et si le maillot blanc vient avec, ce sera super.
Redoutez-vous quelque chose particulièrement ?
P.S. : Pour l'instant, je ne crois pas. Ce sera plutôt de voir comment je récupère après 10 ou 15 jours de course. Ce sont des interrogations plus qu'autre chose, je ne parlerais pas de crainte. Si je fais des erreurs ou qu'il y a des moments plus durs, ça sera de l'apprentissage pour la suite. Ce sera positif.
On parle de grosses chaleurs pour la première semaine. Comment les appréhendez-vous ?
P.S. : Je pense que ça ne va pas vraiment inquiéter les coureurs. Il fait très chaud depuis un moment partout en Europe ou en tout cas en France. On a eu le temps de s'adapter. Globalement, les coureurs ne subiront pas tant que ça. Le pire aurait été que la chaleur arrive juste pour le début du Tour et pas avant. Dans ce cas, on aurait pu avoir des grosses défaillances.
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