Tour de France 2026 - Remco Evenepoel charge Florian Lipowitz et acte la crise : "Je suis en colère, il faudra en reparler ce soir"

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Arrivé à Barcelone avec deux coureurs à même de jouer le général, Red Bull-Bora-Hansgrohe a vécu un jeudi en forme de tournant. Si Remco Evenepoel et Florian Lipowitz ont résisté comme ils ont pu à l'attaque de Tadej Pogacar, la crise de leadership au sein de la formation a fini par éclater au grand jour avec une pique du Belge en direction de l'Allemand.

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Video credit: Eurosport

C'est une règle tacite dans le peloton : après une étape XXL, toujours tendre un micro à Remco Evenepoel. Le Belge de la Red Bull-Bora-Hansgrohe arborait un grand sourire au départ de la 6e étape en zone mixte, expliquant notamment avoir pris une double dose de Nutella au petit dej', histoire d'anticiper le carnage de cette arrivée au Tourmalet. Il avait bien fait.
Sans réaction possible face à l'accélération surhumaine de Tadej Pogacar, Evenepoel s'est retrouvé déporté dans un groupe de chasse composé notamment de Paul Seixas, Isaac del Toro et Lipowitz. Dans la dernière montée, le Belge aurait aimé tenter quelque chose. Mais son collègue allemand n'a pas pu, ou n'a pas voulu, l'aider.

La tape à Seixas, les reproches à Lidl-Trek

"J'ai demandé à être lancé dans la dernière section et je ne l'ai pas été, a-t-il expliqué aux médias flamands. J'étais en colère et, à juste titre. Au Tour de Catalogne, j'ai roulé pendant 30 kilomètres en tête pour lui. Là, je demande qu'on roule pour moi sur un kilomètre et on me l'a refusé. Donc, oui, je suis en colère, il faudra en reparler ce soir".
Mais son coéquipier allemand n'était pas la seule cible du Belge, très en verve. Lui non plus n'a pas trop compris pourquoi ce groupe de rescapés n'a pas vraiment cherché à rouler pour recoller avec Jonas Vingegaard, 19 secondes devant à l'arrivée. Dans sa ligne de mire : les Lidl-Trek, notamment.
"Je comprends que Del Toro et Sepp Kuss ne roulent pas mais Lidl-Trek était là avec deux coureurs mais ils n'ont jamais cherché à prendre la tête du groupe, a-t-il encore commenté. J'ai dit 'qu'est-ce qu'on risque ?' Si on avait coopéré, on aurait peut-être pu terminer devant Jonas". C'est d'ailleurs le sens de cette image aperçue lors de l'étape, avec un Evenepoel venu taper dans le dos de Seixas pour ficeler une stratégie commune.
"En fait, je n'avais pas compris ce qu'il m'avait dit dans un premier temps donc je suis venu le voir, a-t-il encore expliqué. Lui non plus ne comprenait pas pourquoi certains coureurs trainaient des pieds. Je lui ai dit que c'était le Tour et que ça ne serait sûrement pas la dernière fois". Non, vraiment, il faut toujours tendre un micro à Remco.
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