Tour de France 2026 | Sprint de 400 m, retour de nulle part : décryptage de la masterclass surpuissante de Tim Merlier

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Lorsqu'il a surgi, Tim Merlier a surpris tout son monde. Donné pour mort lors du dernier virage à 500 m, le Belge a produit un effort impressionnant pour revenir de l'arrière. Comme Marcel Kittel en 2017, le sprinteur de la Soudal-Quick Step a fait un retour impressionnant pour s'imposer sur la 8e étape du Tour de France à Bergerac, samedi. Décryptage d'une masterclass.

Plan d'équipe raté, enfermé nulle part : comment Merlier a réussi l'impossible

Video credit: Eurosport

Tim Merlier a à nouveau impressionné, ce samedi à Bergerac. Déjà vainqueur à Bordeaux, grâce à un placement impeccable, le scénario a été tout autre dans le Périgord. Placé très loin de la tête de course à 400 m de la ligne, le Belge ne pensait qu'à un top 5, il a finalement trouvé les ressources pour écoeurer la concurrence, comme la veille. Avec une performance qualifiée de "folle" par Biniam Girmay, deuxième de l'étape, le sprinteur de la Soudal-Quick Step a une nouvelle fois montré qu'il était le plus fort. Décryptage.
L'approche du sprint à Bergerac était sinueuse avec deux gros virages à 90° vers la droite pour bien étirer la boule du peloton et avait forcément été étudiée de près par toutes les équipes de sprinteurs. La dernière ligne droite était la même que lors de la victoire de Marcel Kittel en 2017 et l'Allemand avait déjà démontré que ce final en léger faux-plat descendant favorisait les retours de l'arrière.
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Merlier encore plus écoeurant : son sprint victorieux à Bergerac

Video credit: Eurosport

Il faut souligner que la résistance de Liam Slock (Lotto-Intermarché) a grandement désorganisé la poursuite des équipes de sprinteurs. Beaucoup d'équipiers se sont cassé les dents sur le solide Belge. C'est un peloton éparpillé qui s'est présenté dans les derniers hectomètres de cette 8e étape.
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Jasper Stuyven (Soudal-Quick Step) est en tête du peloton, son coéquipier Tim Merlier est lui bien au chaud

Crédit: Eurosport

Comme la veille, Jasper Stuyven (Soudal-Quick Step) a fait son travail pour emmener le peloton avant le premier virage à angle-droit. A ce moment-là, Tim Merlier est au chaud dans la boule, dans la roue de Clément Russo (Groupama-FDJ United), aux alentours de la 15e position. Devant lui, Mathieu Van der Poel (Alpecin-Premier Tech) est déjà en position pour faire son travail.
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Dans le dernier virage, Tim Merlier est gêné et se fait remonter de toutes parts

Crédit: Eurosport

Lors du dernier virage, Tim Merlier se fait déborder de toutes parts. Devant lui, Soren Warenskjold (UNO-X Mobility) et Biniam Girmay se touchent et manquent de chuter. A ce moment, le Belge lui-même n'y croit plus. "J'étais vraiment enfermé, et ils ont failli tomber. J'ai cru que c'était fini…", a réagi le vainqueur au micro de l'organisation.
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Tim Merlier serre Soren Waerenskjold contre les barrières et entame sa fantastique remontée en sortie de virage

Crédit: Getty Images

Le Belge se lance alors dans une folle opération en remontant le long des barrières. On remarque sur cette image que ça a été très chaud avec le sprinteur d'UNO-X Mobility qui a vu ses espoirs mourir lorsque la fusée de Soudal-Quick Step l'a dépassé.
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A 400 m de la ligne, Tim Merlier bouche un espace monstrueux

Crédit: Eurosport

A partir de ce moment, on est à environ 400 m de la ligne et Tim Merlier lance son sprint une première fois. "J'ai essayé de revenir sur les poissons-pilotes, j'arrivais avec tellement de vitesse", a-t-il expliqué. Il y a facilement deux-trois vélos d'écart, mais le Belge lance un effort fou, avec Biniam Girmay et Pavel Bittner qui ont flairé le bon coup pour prendre les deuxième et troisième places de l'étape.
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Tim Merlier déborde et se rabat devant Jasper Philipsen pour s'imposer

Crédit: Eurosport

Revenu dans le sillage des hommes de tête, Tim Merlier profite une fraction de seconde de l'aspiration de Clément Russo avant de se reporter vers l'avant. Largement en survitesse, il déborde sur la gauche des sprinteurs comme Jasper Philipsen ou Max Kanter en perte d'allure. Une fois dépassé, le Belge se rabat dans une manœuvre limite, mais qui restera au stade d'anecdote. "Dans les 50 derniers mètres, je ne pouvais pas plus pousser", a-t-il d'ailleurs reconnu. Qu'importe. Largement au-dessus, Tim Merlier s'offre sa deuxième victoire sur cette édition du Tour de France, sa cinquième en tout. Et celle-ci fera date tant la démonstration de force a été exceptionnelle.
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