Tour de France 2026 | Tadej Pogacar le jure : il ne veut pas de revanche au Lioran face à Jonas Vingegaard, et pourtant…

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Pour la quatrième fois de son histoire, le Tour de France fait étape au Lioran ce mardi lors de la 10e étape. La dernière venue de la Grande boucle en 2024 avait occasionné une victoire de Jonas Vingegaard au sprint contre Tadej Pogacar, victime d'une fringale et battu au sprint. Le Slovène jure ne pas vouloir de revanche, pourtant il a montré par le passé qu'il aimait laver les affronts.

Aucun répit sur la route du Lioran : le profil de la 10e étape

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C'était il y a deux ans, et ça paraît pourtant si lointain. En 2024, Tadej Pogacar est en jaune et a déjà frappé fort sur le Galibier, juste après le grand départ de Florence. Au matin de la 11e étape, son avance n'est pas encore faramineuse, il compte 33 secondes d'avance sur Remco Evenepoel qui a profité du chrono et 1'15" sur Jonas Vingegaard. Le break n'étant pas encore fait, le Massif Central et l'étape du Lioran ressemblaient alors à une occasion parfaite de faire la différence et de conforter sa tunique.
Tout se passe comme prévu, son équipe UAE Team Emirates contrôle l'échappée qui est reprise dans le Puy Mary, sous l'impulsion du gros travail d'Adam Yates. Au sommet des pentes vertigineuses de ce Pas de Peyrol, Tadej Pogacar place une praline qui laisse tout le monde sur place. On est alors à plus de 40 km de l'arrivée, et le Slovène se lance dans une opération en solitaire. Quelques kilomètres plus tard, dans le col de Pertus (4,5 km à 8,2%), le Slovène accuse le coup, victime d'une grosse fringale. Son avance de 45 secondes au pied fond comme neige au soleil et le Danois revient dans la roue de son meilleur ennemi.
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Le Lioran 2024 : Vingegaard vainqueur de Pogacar au bout d'un duel épique

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Les deux ogres de la Grande Boucle iront jusqu'au bout ainsi, et le Danois se paiera même le luxe de s'offrir un "Pogi" exsangue au sprint. Il suffit de voir la vitesse à laquelle il a vidé un paquet de bonbons dans sa bouche pour se rendre compte que le leader émirati avait sûrement oublié de se ravitailler dans le final de cette étape. Cette victoire de Jonas Vingegaard charriait un énorme symbole pour lui. Trois mois après sa terrible chute sur le Tour du Pays basque, le Danois était de retour au sommet et s'offrait une victoire contre son plus grand rival.

Deux ans sans battre Pogacar

Deux ans plus tard, le symbole est moins reluisant pour le leader de la Visma | Lease a Bike. Puisque c'est la dernière fois qu'il a réussi à battre le Slovène. Le dernier (gros) coup de moins bien du double champion du monde. Depuis, à chaque Tour, à commencer par celui de 2024, il lui a tapé sur le crâne. Une domination sans partage. Un déclassement implacable. Pourtant, au sein de son équipe, on martèle que le Danois ne veut pas encore s'avouer vaincu. "Jonas croit vraiment qu'il peut battre Tadej, a révélé Matteo Jorgenson. Je le respecte vraiment pour ça. On y croit tous. C'est incroyable à voir."
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"Plus beau tracé du Tour", opportunité pour Evenepoel : pourquoi cette étape nous émoustille

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Avec la démonstration du Tourmalet, Tadej Pogacar a déjà démontré qu'il serait très dur à battre. Et que partout où il voudra gagner, il gagnera. Alors, quid de cette étape du Lioran ? "Je ne cherche aucune revanche ni quoi que ce soit de ce genre. Ce sera une étape très difficile à contrôler avec les échappés. J'en garde malgré tout un très bon souvenir", a lancé dimanche Tadej Pogacar. Sûrement que le souvenir a été adouci par la démonstration qui s'en est suivie. Mais difficile de croire que UAE n'a pas encore envie de frapper fort ce mardi. 14 juillet ou pas.

Laver l'affront ?

D'autant plus que l'on connaît la propension de Tadej Pogacar à vouloir exorciser les démons des humiliations que lui a infligés la Visma. On l'a vu l'an dernier à Hautacam, où Jonas Vingegaard avait frappé fort en 2023, Tadej Pogacar avait mis un point d'honneur à laver l'affront. Il l'avait fait et n'y avait pas été de main morte en infligeant un écart immense de 2'10" à son rival. Alors, difficile de croire ses déclarations. Le Slovène est un être orgueilleux et aura sûrement dans un coin de sa tête son raid avorté et la fringale qu'il a connus en 2024. Aujourd'hui, un coup de moins bien semble impossible pour le Slovène. Comme les choses ont changé en deux ans seulement.

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