AFP
Tour de France 2026 - Tadej Pogacar sur Jonas Vingegaard : "Je pense qu'il lui manque un petit truc..."
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Mis à jour 19/07/2026 à 13:49 GMT+2
Vainqueur de sa quatrième étape dans ce Tour de France samedi au Markstein, Tadej Pogacar a estimé qu'il manquait "un petit truc" cette année à son grand rival Jonas Vingegaard, même s'il a dit continuer à se méfier du Danois dans les longs cols à venir.
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Comment avez-vous vécu cette nouvelle victoire ?
Tadej Pogacar : "On savait que c'était l'une des étapes de montagne les plus difficiles et on en a tiré avantage avec l'équipe qu'on a. On a rendu la course dure pour saisir l'opportunité. Dans la dernière ascension, beaucoup de gars se sentaient bien et ont livré une très belle bataille. Je ne sais pas ce que vous avez vu à la télé, mais j'ai vu un grand respect entre tous les adversaires. Je ne pouvais pas gâcher cette belle journée. Je voulais conclure le bon boulot de l'équipe. Et aussi profiter de l'ambiance, l'une des plus dingues de ma carrière."
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Qu'avez-vous pensé de la performance de Jonas Vingegaard ?
T.P : "Quand il emmenait le groupe dans le col du Haag, il a réalisé une performance incroyable. Il est vraiment fort. Mais pour être honnête, je pense qu'il lui manque un petit truc par rapport aux derniers Tours, un peu de punch, un peu de grinta. Dans les grands cols, des montées plus longues, il trouvera peut-être ce supplément qui lui manque et il me lâchera, on ne sait jamais. Un petit pourcentage et il est là, avec moi."
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Vous avez l'air plus heureux et plus confiant que l'année dernière ?
T.P : "L'an dernier, j'étais de bonne humeur aussi mais la troisième semaine avait été difficile pour moi. À La Plagne (lors de la 19e étape), dans la zone protocolaire après l'étape sous la pluie, je grelottais, j'avais mal au genou, et je ne savais pas si... j'étais juste soulagé que ce soit terminé. Alors oui, j'étais peut-être un peu grognon avec vous les médias. Cette année le moral est bon. Mais parfois, c'est dur. Il y a deux jours, quand Lidl-Trek roulait à bloc, je ne me sentais pas au top. J'étais là à me dire : 'merde, c'est tellement dur, je me sens tellement mal.' Ce matin, j'ai parlé avec Urska (Zigart, sa compagne), et elle m'a donné un peu de motivation pour aujourd'hui. Je me sentais vraiment bien."
On vous a vu sourire dans la dernière ascension, pourquoi ?
T.P : "C'est mon rictus de souffrance. On pourrait croire que je souris mais en fait je souffre. Mais d'une bonne manière. Ce n'est pas comme quand tu souffres et que tu es complètement vidé, là, ce sourire ne serait pas là."
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