Tour de France 2026 - Tadej Pogacar (UAE Emirates-XRG) y tenait trop : "On se souvenait de ce qui s'était passé il y a deux ans"
Mis à jour 14/07/2026 à 18:50 GMT+2
Deux ans après sa dernière défaite sur le Tour de France, lors de la même arrivée au Lioran, Tadej Pogacar est revenu dans le Cantal avec plus de réussite, puisque le Slovène d’UAE Emirates-XRG s’est cette fois imposé en solitaire à l'occasion de la 10e étape de la 113e édition. Le scénario rêvé, sorte de revanche personnelle sur l’échec de 2024.
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C’est presque devenu une habitude. Ces dernières années, Tadej Pogacar s’est mis à effacer ses rares échecs sur le Tour de France, en gagnant là où il avait auparavant perdu. Hautacam 2022 ? Effacé l’an dernier avec un Jonas Vingegaard balayé par le Slovène. Le col de la Loze 2023 ? Un vague souvenir après y avoir distancé le Danois en 2025. Le Ventoux 2021 ? Là encore, il y a distancé Vingegaard l’an passé, malgré les attaques du Danois. Ce mardi, c’est sa défaillance du Lioran 2024 que Tadej Pogacar a mis derrière lui.
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Même s’il réfutait cette idée avant le départ ("Je ne cherche aucune revanche, ni quoi que ce soit de ce genre"), le maillot jaune a pris une superbe revanche sur les routes cantaliennes, en s’imposant en solitaire au Lioran, après une attaque stratosphérique dans le Pertus. Et, contrairement à 2024, le Slovène n’a plus été revu. C’est qu’il était cette fois porté par un supplément d’âme, par le souvenir de sa défaite face à Jonas Vingegaard qu’il tenait à effacer.
J'avais peur que Jonas revienne
"On avait coché cette étape depuis longtemps, avouait le Slovène juste après l’arrivée. On se souvenait de ce qui s'était passé il y a deux ans, quand Vingegaard m'avait battu au sprint". Les échecs sont si rares avec Tadej Pogacar qu’il a tendance à s’en souvenir un peu plus facilement que ses victoires, peut-être. Surtout face au Danois, son grand rival, le seul à l’avoir battu sur le Tour de France. Le seul à l’avoir rattrapé après qu’il soit passé à l’attaque, aussi. Alors, forcément, ses déboires de 2024 lui sont revenus en tête dans le final, quand les jambes ont fini par lui manquer un peu.
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"Il y avait un petit peu de doutes dans mon esprit par rapport à ce qui s'était passé il y a deux ans, j'avais peur que Jonas revienne, expliquait-il. J'étais vide s'il y avait un sprint, je ne savais pas jusqu'au dernier kilomètre si j'allais gagner". Mais contrairement à 2024, Tadej Pogacar n’a pas oublié de s’alimenter cette fois-ci. Pas de défaillance dans le Pertus et un écart qui n’a cessé de se creuser sur un Vingegaard qui a semblé accepter sa défaite dès l’attaque du Slovène. Vu la domination de Pogacar, on peut le comprendre.
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