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Tour de France 2026 | Une étape pourrait être annulée en cas de chaleur extrême "à titre exceptionnel"
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Publié 03/07/2026 à 17:30 GMT+2
Une vague de chaleur extrême pourrait conduire le Tour de France, qui part samedi de Barcelone, jusqu'à annuler l'une de ses étapes, une mesure inédite, mais les coureurs ne se montrent pas particulièrement inquiets alors que l'organisation se veut pragmatique.
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Une vague de chaleur extrême pourrait conduire le Tour de France, qui part samedi de Barcelone, jusqu'à annuler l'une de ses étapes, une mesure inédite, mais les coureurs ne se montrent pas particulièrement inquiets alors que l'organisation se veut pragmatique. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a adressé vendredi un courrier aux préfets concernés par le passage de la Grande Boucle (4-26 juillet) pour les enjoindre de prendre des mesures pouvant aller, "à titre exceptionnel", jusqu'à l'annulation d'une étape en cas de chaleurs extrêmes, une mesure également valable pour le Tour de France Femmes, en août.
Alors que des températures de 32 à 33 degrés sont attendues ce week-end à Barcelone, le thermomètre pourrait grimper lorsque la course arrivera sur le territoire français à partir de lundi. Météo France n'a émis à ce jour aucune vigilance canicule, mais après une arrivée dans les Pyrénées, aux Angles (1 800 m d'altitude), un pic de forte chaleur est attendu dès mardi avec des températures dépassant les 35 degrés entre Carcassonne et Foix (4e étape).
En cas de vigilance rouge dans un ou plusieurs départements traversés, le ministre annonce ainsi des mesures allant de messages de prévention à la fermeture de certains espaces publics en passant par l'augmentation des "moyens sanitaires et de secours sur le parcours".
Mais ce dispositif comprend également des mesures potentiellement plus contraignantes, en commençant par "la modification du parcours". Une "annulation" d'une étape, "en concertation avec l'organisateur" (ASO), est aussi "possible", "à titre exceptionnel".
La protection des coureurs et du public est pour nous capitale
"On connaîtra d'évidence de fortes chaleurs sur le Tour de France. La protection des coureurs et du public est pour nous capitale. Le maître mot est de s'adapter", a assuré le patron du Tour, Christian Prudhomme, dans un entretien à l'AFP dès lundi. "On est prêts à s'adapter partout, toujours, tout le temps. Qui aurait imaginé, en tout cas certainement pas nous, qu'on devrait changer une étape l'an passé à cause de la dermatose nodulaire bovine contagieuse dont je n'avais strictement jamais entendu parler deux jours avant", a-t-il ajouté vendredi, lors d'un point de presse à Barcelone.
Les coureurs, habitués à rouler dans la fournaise, assurent, à l'image de Paul Seixas, ne pas s'inquiéter. "On ne souffrira pas tant que ça. D'autant que ça fait un moment qu'il fait très chaud partout en Europe et qu'on a eu le temps de s'adapter. Ca aurait été plus difficile si la chaleur était venue d'un coup", affirme le phénomène français de 19 ans.
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"On était en stage dans la Sierra Nevada en Espagne et il faisait déjà très chaud. On fait aussi tous beaucoup d'entraînement à la chaleur. Tout le monde est acclimaté et a des stratégies pour se refroidir avec de l'eau et de la glace", abonde l'Allemand Florian Lipowitz, troisième l'an dernier.
"Les coureurs sont rompus aux fortes chaleurs mais nous fournirons aux équipes davantage de glace, a souligné M. Prudhomme. On peut jouer sur le ravitaillement et les délais d'élimination et nous rajouterons une troisième moto fraîcheur pour fournir des bidons."
Les organisateurs portent une attention particulière au public, moins entraîné. "Il y a beaucoup de mesures de bon sens, a ajouté le patron du Tour. Mais il y aura aussi deux camions brumisateurs, l'un qui fera les 300 derniers mètres avant l'arrivée pour régulièrement asperger les gens, et un autre qui sera sur la route."
Un avenir à repenser avec le réchauffement climatique ?
À terme, avec le changement climatique et la multiplication des vagues de chaleur, se pose la question de mesures plus radicales comme décaler les horaires des étapes, voire l'épreuve tout court. "A un moment donné, il faudra vraiment se poser la question d'adapter la course à ces contraintes-là qui vont s'accentuer parce qu'on sait que ça va arriver de plus en plus fréquemment et de manière de plus en plus violente", souligne Guillaume Martin-Guyonnet, qui participera à son dixième Tour.
"Nous, les coureurs, dans l'immédiat, on essaie de faire au mieux. On est quand même bien entourés. Mais on met une rustine sur un problème beaucoup plus large", ajoute-t-il en convenant que le sujet était "compliqué" et qu'il n'y avait "pas non plus cinquante solutions".
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