Tour de Guangxi | 13 coureurs sur 27 sans contrat avant la dernière course : Arkéa-B&B Hôtels, la crainte de l'hécatombe

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Alors que l'avenir de l'équipe Arkéa-B&B Hôtels semble de plus en plus se diriger vers une disparition, de nombreux coureurs n'ont pas d'option pour la saison prochaine. La moitié de l'effectif vit dans l'incertitude de savoir s'il sera possible de continuer sa carrière, et si oui, où. Trois ans après le fiasco B&B Hôtels-KTM, on se dirige tout droit vers une nouvelle catastrophe.

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Le Tour de Guangxi pourrait avoir une saveur amère pour quelques coureurs dans le peloton. L'équipe bretonne Arkéa-B&B Hôtels se rapproche inévitablement de la fin de son histoire, faute d'avoir trouvé un sponsor pour continuer l'aventure. Une situation qui n'est pas sans rappeler la fin de l'aventure en 2022 de B&B Hôtels-KTM qui avait laissé sur le carreau de nombreux coureurs, rétrogradés soit dans les rangs amateurs, soit partis carrément en retraite.
Trois ans plus tard, les sociétaires de l'équipe bretonne vont connaître malheureusement le même destin et passent des nuits compliqués depuis que leur patron, Emmanuel Hubert a lancé un appel au secours pendant le Tour de France quant à la pérennité de sa structure. Entre temps, les mieux lotis ont réussi à régler leur sort, mais pour les autres, chaque jour qui passe est un nouveau jour d'angoisses et d'incertitude sur la suite de leurs carrières, comme nous le confiait Simon Guglielmi. Passage en revue de l'avenir de 25 coureurs qui souffrent, plus ou moins, de cette situation.

Vauquelin and co s'en sortent bien

Les mieux lotis sont, sans surprise, ceux qui ont levé les bras ou marqué de leur empreinte l'année. En tête, Kévin Vauquelin qui a, entre autres coups d'éclats, éclaboussé de sa classe le dernier Tour de France et a obtenu une incroyable 7e place au général. Assez pour réussir à signer dans l'une des plus grosses formations du plateau avec INEOS Grenadiers. Malgré cela, le Normand a toujours eu de l'empathie pour une formation qui lui a tout donné et qui l'a fait grandir pour arriver jusqu'ici. En sa compagnie, six autres coureurs qui ont trouvé une équipe où rebondir, dont Amaury Capiot (Jayco AlUla), Luca Mozzato (Tudor) ou encore Raul Garcia Pierna (Movistar).
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Deux autres coureurs devraient rejoindre les rangs des chanceux. Selon les informations de L'Equipe, Ewen Costiou devrait intégrer les rangs de la Groupama-FDJ et donc poursuivre sa croissance. Un autre cas qui devrait être résolu dans les prochains jours, celui de Florian Sénéchal. L'ancien sociétaire de la QuickStep a affirmé au départ du Grand Prix de Fourmies qu'il "avait un avenir quoi qu'il arrive". Malgré une saison marquée par des chutes à répétition, le Nordiste a donc une idée derrière la tête. Ca c'est pour le côté positif, qui cache une réalité bien moins reluisante, qui fait même peine à voir.

Jeunesse sacrifiée

Anthony Delaplace raccroche le vélo en fin de saison, au même titre qu'Arnaud Démare, certainement un peu forcé par la situation de dire adieu au peloton. "Je me suis posé la question de repartir sur un nouveau projet. (...) Au final, j'avais aussi peur de faire l'année de trop", expliquait Arnaud Démare à l'AFP lors de l'annonce de sa retraite. Mais à 36 et 34 ans, rien de choquant non plus. Ce qui pourrait l'être plus, c'est le destin de coureurs qui ont à peine dépassé les 20 ans qui voient leur avenir s'écrire en pointillés. Prometteurs, les jeunes passés par la formation bretonne à l'image de Louis Rouland, Pierre Thierry ou encore Mathis Le Berre n'ont toujours pas de contrat pour la saison prochaine et sont donc freinés dans leur ascension. En tout, ce sont douze hommes qui n'ont toujours rien parce que leur équipe met la clé sous la porte.
Parmi les cas les plus surprenants, celui de Clément Venturini. Tout juste vainqueur de la Coupe de France, le sprinteur français pourrait être mis à la retraite dès la saison prochaine. Car si les jeunes coureurs peuvent imaginer descendre à l'échelon en dessous pour se relancer, ce n'est pas le cas des éléments plus expérimentés comme Thibault Guernalec. Le rouleur breton de 28 ans a admis ne pas avoir envie de retourner en amateur s'il n'avait pas de contrat pro et qu'il mettrait un terme à sa carrière.
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Cette semaine au Tour de Guangxi, cinq coureurs de l'équipe alignés en Chine vont avoir les dents longues et l'envie de se montrer (Guglielmi, Le Berre, Lozouet, Ries, Rouland) pour arracher un contrat et continuer leur aventure en professionnel. A défaut, ce serait une nouvelle catastrophe industrielle dont le cyclisme français se serait bien passé. Cela sans parler du reste de l'équipe : directeurs sportifs, assistants et toutes les petites mains qui font la vie d'une équipe vont eux aussi devoir tourner la page, à contrecœur.

Ils sont sans contrat

Louis Rouland (21 ans), Thibault Guernalec (28 ans), Pierre Thierry (22 ans), Léandre Lozouet (21 ans), Clément Venturini (31 ans), Elie Gesbert (30 ans), Miles Scotson (31 ans), Simon Guglielmi (28 ans), Laurens Huys (27 ans), Michel Ries (27 ans), Alessandro Verre (23 ans), Mathis Le Berre (24 ans), Victor Guernalec (25 ans)
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