"Je me suis amusé"

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Vainqueur pour la première fois du Tour de Lombardie, l'Italien Paolo Bettini (Quick Step) a terminé brillamment une saison qu'il avait entamée dans la difficulté, à cause d'ennuis de santé persistants. Interview !

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Crédit: Eurosport

PAOLO BETTINI, vous avez beaucoup mieux réussi que l'an dernier ici. Pourquoi ?
P.B. : "Cette année, j'ai fait la course pour gagner, pas pour marquer des points dans la Coupe du monde comme l'an dernier."
Expliquez-nous votre course...
P.B. : "Je me suis amusé, j'ai attaqué même si j'étais le favori pour le sprint. Je préfère que le groupe de tête soit le plus réduit possible. C'était important qu'il n'y ait pas un peloton de quarante coureurs après le Ghisallo car, dans ce cas, la course aurait été incontrôlable. Au sprint, je suis parti d'un peu loin, aux 200 mètres."
Non, c'était plus loin...
P.B. : "Ah bon ! J'avais tellement envie d'être à l'arrivée, j'ai foncé quand j'ai vu le panneau des 200 mètres. J'ai fait comme d'habitude. Je porte une attaque sèche et j'essaye de garder la progression. Simoni n'est pas mauvais au sprint mais je suis plus rapide même si c'est un peu différent après 246 kilomètres."
Espérez-vous gagner les deux grandes classiques qui manquent à votre palmarès, le Tour des Flandres et Paris-Roubaix ?
P.B. : "Le Tour des Flandres, je vais travailler pour le gagner. J'espère toujours. Pour Paris-Roubaix, je ne sais pas si les miracles existent."
Quelle importance accordez-vous à cette victoire ?
P.B. : "Chaque course a sa valeur. La plus importante, c'est srement la course des JO d'Athènes. Ma première victoire à Liège-Bastogne-Liège a aussi changé ma carrière, c'est là que j'ai compris que je pouvais gagner de grandes courses. A Zurich, il y a deux semaines, les conditions étaient très particulières, 7-8 degrés, et j'ai fait un numéro."
Viserez-vous le classement du ProTour l'an prochain ?
P.B. : "Cette année, j'ai pris beaucoup de retard à cause de mes problèmes de santé en début de saison et de mon traitement aux antibiotiques. J'ai raté mon printemps. Ce n'était pas la peine de courir après les points. L'an prochain, on verra."
Comment vous situez-vous par rapport à Michele Bartoli, votre ancien leader ?
P.B. : "Je ne fais pas de comparaison. J'ai beaucoup appris auprès de Michele, cela m'a été très utile. Le jeu, c'est plutôt par rapport à Johan (Museeuw). Il m'a dit un jour que je le battrai. Il a gagné onze classiques et un championnat du monde. J'en suis à huit et un titre olympique. Le jeu continue ..."
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