Tony Martin n'a pas tremblé. Le rouleur allemand, leader du classement général depuis sa victoire dans la deuxième étape, a résisté jusqu'au bout de la cinquième étape, samedi, pour remporter le Tour de Pékin une deuxième année consécutive. Il devance au classement final l'Italien Francesco Gavazzi, 2e à 40 secondes, et le Norvégien Edvald Boasson-Hagen, 3e à 46 secondes. "C'est un sentiment fantastique d'avoir réussi ce doublé, je suis très fier du comportement des mes équipiers aujourd'hui, sans eux, cette victoire n'aurait pas été possible", a déclaré Martin qui a conservé en septembre son titre mondial en contre-la-montre.
L'Allemand de 27 ans finit mieux la saison qu'il ne l'avait commencé, puisqu'il avait été victime d'une lourde chute à l'entraînement en avril et avait été relevé avec des fractures au visage, à l'omoplate gauche et à un bras. "J'avais plus de fraîcheur que les autres en fin de saison", a-t-il reconnu. La dernière étape n'a pour autant pas été une promenade de santé pour Martin avec l'ascension d'un col de 1er catégorie mise à profit par le Canadien Ryder Hesjedal pour prendre ses distances. Seul Cummings parvenait à suivre le vainqueur du dernier Tour d'Italie et les deux hommes comptaient 35 secondes d'avance sur le peloton à 30 km de l'arrivée.
"On n'avait peu d'informations sur les écarts, mais en sachant qu'on avait 35 secondes d'avance au sommet et qu'il y avait des bonifications à l'arrivée, je me suis dit que je pouvais viser la victoire finale", a admis Hesjedal. Mais le coureur de l'équipe Garmin a dû rapidement s'avouer battu face aux efforts de la formation Omega Pharma pour maintenir les écarts, puis a été facilement débordé par Cummings pour la victoire d'étape. L'étape a été marquée par l'abandon d'Andy Schleck, le leader de la formation RadioSchack qui était lanterne rouge au départ de l'étape préférant se retirer après avoir été rapidement distancé.