Une option pour Kreuziger

Eurosport sur Google

Auteur d'un gros numéro dans le final, Roman Kreuziger a remporté la 4e étape étape du Tour de Romandie samedi, à Sainte-Croix. Le Tchèque de l'équipe Liquigas endosse du même coup le maillot jaune de leader. A la veille de l'arrivée, il compte 18 secondes de marge sur Vladimir Karpets.

Eurosport

Crédit: Eurosport

Avec 35 coureurs encore dans la même minute après contre-la-montre par équipes, tout restait encore à faire dans ce Tour de Romandie avant les deux dernières journées de course. A l'issue de cette avant-dernière étape, l'affaire n'est certes pas pliée, mais Roman Kreuziger a néanmoins fait un pas important vers la victoire finale. "Il est très fort", avait confié Alejandro Valverde vendredi soir. En s'imposant à Sainte-Croix samedi, au terme de l'étape la plus difficile sur le papier de cette édition 2009, le Tchèque a donné raison au champion d'Espagne. Il a surtout endossé le maillot jaune de leader, dépossédant son compatriote Frantisek Rabon (Columbia) qui, comme prévu, n'a pas été en mesure de défendre sa tunique.
Sous la pluie, la jeune étoile de l'équipe Liquigas a forcé la décision dans la quatrième et dernière difficulté du jour, la côte de Mauborget, pour distancer ses principaux rivaux. Seul au sommet, il lui restait encore 11 kilomètres à couvrir. A la faveur de la descente, Vladimir Karpest (Katuisha) et Rein Taaramae (Cofids) sont revenus sur l'homme de tête. Mais Karpets avait présumé de ses forces. Le Russe, complètement cuit, a dû laisser ses deux compagnons s'expliquer pour le gain de l'étape. Kreuziger avait gardé suffisamment de réserves pour régler le jeune Estonien. Une victoire qu'il n'a pas volée.
Casar perd à quitte ou double
Au classement général, on retrouve le même tiercé qu'à l'arrivée de l'étape, mais dans un ordre différent. Kreuziger dispose de 18 secondes d'avance sur Karpets et 25 sur Taaramae, qui restera quoi qu'il arrive comme la grande révélation de la semaine. Deuxième du Tour de Romandie l'année dernière, Kreuziger est bien parti pour franchir la dernière marche cette année. Décidément, l'air du pays lui sourit puisqu'il avait remporté le Tour de Suisse en juin 2008, juste avant le Tour de France. A 23 ans, Kreuziger confirme qu'il est une des valeurs montantes du peloton dans les courses par étapes.
Dimanche, lors de la dernière étape entre Aubonne et Genève, Kreuziger devra se montrer vigilant puisque deux cols seront encore au programme: le col du Mont d'Orzeire (2e catégorie) et le col du Marchairuz (1re catégorie). Mais ce dernier est tout de même situé à plus de 60 kilomètres de l'arrivée. La longue descente vers Genève le long du Lac Léman pourrait favoriser, si besoin, est, un regroupement entre les favoris. D'autre part, Kreuziger a tout de même creusé des écarts substantiels, notamment sur ceux que l'on considérait comme ses principaux adversaires. Alejandro Valverde, grand battu du jour, est toujours 4e du général mais il pointe désormais à 46 secondes du leader. Le Murcian, pour sa dernière course avant une possible suspension pour son implication dans l'affaire Puerto, a pourtant beaucoup ses équipiers de la Caisse d'Epargne à contribution, mais il n'avait pas les jambes pour suivre le Tchèque. Idem pour Cadel Evans, 7e à 1'07" à présent. On les voit mal boucher un tel trou dimanche.
Sandy Casar, qui était toujours dans le coup pour le général, n'apparait pas dans le Top 10 comme il l'espérait. Le Français a joué à quitte ou double, et il a perdu. Mais par son grand coup de panache, il aura été le grand animateur de cette étape reine. La Française des Jeux a bien joué le coup e lançant Jérôme Coppel en éclaireur dans la première échappée. Puis, dans la Ronde Noire, Casar est parti en contre en compagnie de Christophe Kern (Cofidis) et Fredrik Kessiakoff (Fuji). Une fois revenus sur la tête, Casar a bénéficié de l'appui de Coppel. Le coup aurait pu être payant, mais le peloton des favoris, sentant la menace, a roulé très fort derrière. Finalement, Sandy Casar a rendu les armes dans la dernière ascension. La formation au trèfle à quatre feuilles, présente de bout en bout de l'étape, peut se consoler avec la belle performance de Rémy Di Gregorio, 6e à l'arrivée. Le grimpeur provençal est arrivé dans le groupe Valverde-Evans.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité