Dekker: "Je veux gagner"

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Avant le Tour des Flandres, 4e manche du Pro Tour dimanche, la Rabobank mise gros avec son leader et champion du monde, l'Espagnol Oscar Freire, et son expérimenté et fin limier, le Néerlandais Erik Dekker. Ce dernier nous explique ses ambitions sur ce 8

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- Erik Dekker, dimanche, le Tour des Flandres, c'est le premier grand-rendez-vous de la saison pour vous et pour l'équipe Rabobank ?
Erik Dekker : "C'est vrai, mes objectifs cette saison, c'est de gagner dimanche, d'enchaîner deux semaines plus tard par une victoire sur l'Amstel Gold Race et de terminer par un succès sur Liège-Bastogne-Liège. Franchement ce serait parfait."
- Sauf que vous n'êtes pas le seul favori de cette course, la première grande classique flandrienne comptant pour le Pro Tour ?
E.D : "C'est sûr que le grand favori de tous est le Belge Tom Boonen, au même titre que Peter Van Petegem. Mais il y a aussi Oscar Freire et Flecha. Il se peut également qu'un groupe s'échappe très tôt et parvienne à rejoindre l'arrivée... On ne sait pas ce qui peut se passer dans une course. Moi, je préfère que ce soit le plus fort qui gagne plutôt qu'un baroudeur."
- Et vous en faîtes partis des hommes forts et en forme. Le week-end dernier fut particulièrement fructueux pour l'équipe Rabobank ?
E.D : Oui, dimancher dernier, on a gagné deux fois avec notre champion du monde Oscar freire sur la Flèche Brabançonne et avec Thomas Dekker sur la 2e étape du Critérium International, dans la matinée de dimanche. Pour ma part, je me sentais bien sur la Brabançonne mais il fallait courir intelligement pour le bien de la formation Rabobank.
- Justement entre Freire et vous, qui va t-on privilégier au se in de l'équipe, qui va-t-on protéger pour la victoire, dimanche lors du 89e Tour des Flandres ?
E.D : "L'équipe coura pour tout le monde comme si on préparait un sprint. Dans les 15 voire les 10 derniers kilomètres, si le peloton est groupé, j'apporterais mon aide à Freire. Nous n'avons pas encore vraiment penser à la statégie à adopter. Cela dépend de la course. Quand nous prendrons la décision de jouer la carte Freire plutôt que moi, je me donnerais à fond pour Freire car c'est l'un des meilleurs sprinteurs du peloton.
Il ne faut pas oublier que Freire est champion du monde. Il est en grande forme mais s'il a un problème, s'il n'est pas à cent pour cent alors j'en profiterai pour tenter de partir..."
- Comment vous le sentezOscar Freire, cette saison ?
E.D : "Vous savez, c'est un grand coureur. Il a, je crois, encore plus de potentiel qu'avant. Il sait qu'il ne peut pas gagner les trois grands Tours mais sur les autres courses il peut battre n'importe qui. Quand on est trois fois champion du monde, c'est qu'on n'est pas mauvais quand même, non !"
- Un dernier mot... sur Lance Armstrong. Vous l'avez vu en méforme sur Paris-Nice, il était avec vous dans le peloton lors de la Flèche-Brabançonne, comment l'avez-vous trouvé ?
E.D : Bien, je crois qu'il a retrouvé sa motivation. C'était bizarre de le voir sur une course comme Paris-Nice alors qu'il n'était pas en condition. Depuis cinq six ans, il ne nous avait pas habitué à cela. Armstrong normalement, lorsqu'il se présente au départ d'une course, c'est pour l'emporter. Non, c'était vraiment étrange.
Dimanche dernier, il est revenu dans le peloton et franchement c'était vraiment un autre Armstrong. Il a couru toute la course Paris-Camembert aux avants-postes. Dimanche, il sera au départ du Tour des Flandres avec deux courses dans les jambes (Flèche-Brabançonne et Paris-Camembert). Bon, je ne coris pas qu'il faudra compter sur lui pour la victoire. Mais il est sur le bon chemin pour Paris....
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