"Je conserverai mon titre"

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Vainqueur surprise l'an dernier du Tour des Flandres, l'Allemand Steffen Wesemann (T-Mobile) nous expose ses ambitions de conserver son titre, dimanche, sur La Ronde. Le problème est qu'il n'a guère couru depuis le début de la saison. Au contraire de ses

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Crédit: Eurosport

Quand on parle de coureurs allemands, c'est le nom d'Ullrich qui vient automatiquement à l'esprit, mais aussi celui de Zabel, mais Wesemann ?
L'inconnue Wesemann
Non. En tout cas, pas cette année pour l'instant. Pourtant, l'an dernier, il a tout de même remporté le fameux Ronde, l'une des courses qui le fait rêver depuis qu'il a participé à sa première épreuve à travers les monts de Flandres.
"L'ambiance qui y règne est réellement fantastique, répond l'intéressé. En outre, vous seriez étonné du nombre de coureurs qui pensent comme moi et qui rêvent d'accrocher une victoire dans l'une des grandes courses d'un jour du début avril. Moi, j'ai tout de suite aimé ces épreuves, mais il m'a quand même fallu quelques années pour me rendre compte que je pouvais vraiment y jouer un rôle en vue, voire en gagner l'une ou l'autre."
Pourtant, comme presque tous les Allemands qui se mettent au vélo, Wesemann a envisagé de briller au Tour de France. "C'est vrai, j'avais même envie de tenter un jour le tout pour le tout pour le classement général de la Grande Boucle, reconnaît l'Allemand. Mais je me suis assez vite rendu compte que mon corps n'était pas fait pour ses envolées alpestres ou pyrénéennes. Il suffit de me regarder, je suis bâti pour affronter les conditions les plus difficiles dans les courses d'un jour très dures."
Le Mur de Grammont est à son aise
L'an dernier, c'est en compagnie de Dave Bruylandts et de Leif Hoste que Steffen Wesemann forgea son succès. C'est même lui qui accéléra dans le Mur de Grammont. Pourtant, tout avait bien mal commencé pour le coureur de T-Mobile puisqu'il avait effectué une vilaine cabriole après 110km de course. Il s'était relevé sans mal mais avec un moral vacillant.
"Très honnêtement, à ce moment, je ne donnais plus très cher de mes chances de l'emporter, explique Wesemann. Et puis, tout d'un coup, j'ai senti que la situation tournait en ma faveur. Je me suis retrouvé à nouveau dans le coup, avec des sensations qui, de manière assez surprenante, n'étaient pas mauvaises du tout. Je crois que c'est justement parce que je ne croyais plus trop en moi, après la chute, que je me suis mis à rouler plus relax, plus spontané aussi. Du coup, je n'ai pas hésité à jouer mon va-tout dans le Mur, avec le bonheur que l'on sait."
Le sprint fut même une formalité face aux deux Belges, Hoste et Bruylandts. Wesemann la tenait donc, cette grande victoire, dans la course de ses rêves. "Il n'y a jamais que deux Allemands au palmarès du Tour des Flandres, Rudi Altig et moi-même, précise-t-il. Oui, donc, cette victoire m'a rendu très fier même si elle n'a pas fondamentalement changé ma vie."
"Je me sens dans la même forme qu'en 2004"
Ce succès n'a donc pas changé la vie de Wesemann. Pour preuve, depuis le début de saison, le coureur allemand est plus que discret voire inexisant. Bilan, a-t-il vraiment les moyens et le potentiel de conserver son titre de La Ronde ?
"Cette année, je me sens dans la même forme qu'en 2004 à la même époque, rétorque-t-il. Je suis prêt à défendre mon titre bec et ongles. J'espère même que les conditions météo seront détestables car c'est, alors, que je suis le plus fort. Idem pour Paris-Roubaix, une course qui me motive énormément aussi. Pourquoi ne lui ferais-je pas un sort cette année? Ce serait formidable! Mais bon, je sais que Van Petegem et Boonen seront très motivés également. Je les ai bien observés, ils sont tous deux prêts pour ce double rendez-vous. Mais nous alignerons une équipe T-Mobile très forte. Klier l'a démontré à l'E 3 et Zabel est un homme dont il faut toujours tenir compte en cas d'arrivée au sprint."
Une victoire de Wesemann redonnerait ainsi de l'essence à une équipe T-Mobile bien morne depuis le début de la saison. Car même si elle apparaît très soudée, peut-on parler d'une véritable amitié qui lierait les coureurs de la formation allemande, au vu des déclarations, en début de semaine, du manager général Olaf Ludwig ? Une chose est sûre. Le temps presse au sein de l'équipe T-Mobile. Les résultats manquent tout simplement.
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