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L'enfer des Flandres
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Publié 03/04/2005 à 11:20 GMT+2
L'an passé, sous la pluie, dans le vent, l'Allemand Steffen Wesemann (T-Mobile) avait enlevé le Tour des Flandres. Qu'en sera-t-il dimanche lors de la 89e édition de la Ronde ? Moins en verve en ce début de saison , Wesemann a de la concurrence : les Belg
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Crédit: Eurosport
De Bruges à Meerbeke, la Belgique fait fête à la petite reine, dimanche, à l'occasion du Tour des Flandres, la grande classique convoitée par toutes les générations de coureurs flamands.
Un enfer de 256 km
A 25 ans, l'âge de Stijn Devolder qui sera chaperonné par le sextuple vainqueur du Tour de France, l'Américain Lance Armstrong, ou à 35 ans, comme l'expérimenté Peter Van Petegem (deux fois vainqueur de l'épreuve), la passion reste identique au moment d'aborder ce monument du cyclisme.
Sur 256 kilomètres, l'épreuve créée en 1913 par Karel Van Wynendaele (il voulait concurrencer Paris-Roubaix et avait imaginé un parcours de 330 kilomètres !) déroule une interminable succession d'écueils. Pour les étrangers s'ajoute la complexité de se repérer dans l'entrelacs de petites routes tournicotant autour d'Oudenaarde. Heureusement pour eux, la météo promet cette fois d'être clémente, tant la maîtrise du vent complique aussi la donne.
Les Belges favoris
L'entreprise a découragé le vainqueur de Milan-Sanremo (la première classique de la saison), l'Italien Alessandro Petacchi, en tête du circuit ProTour. Son compatriote, le champion olympique Paolo Bettini, encore en forme précaire, a préféré renoncer lui aussi. Quant au champion du monde, l'Espagnol Oscar Freire, il a réservé sa réponse à cause d'une douleur à un genou (inflammation).
Pour les favoris belges, en revanche, l'heure est à la mobilisation. La succession de Johan Museeuw, le détenteur du record des victoires (1993, 1995, 1998) qui a pris sa retraite en avril dernier après une dernière campagne sur les pavés, est ouverte et Tom Boonen, 24 ans, rêve de s'affirmer.
"J'ai une quinzaine de contusions sur tout le corps", soupire le jeune Campinois qui est tombé à plusieurs reprises durant la semaine au cours des Trois Jours de La Panne. "Ca me fait mal partout mais ça ira !"
Boonen, impressionnant samedi dernier dans le GP E3 (une course qui emprunte plusieurs des côtes du Tour des Flandres), dispose malgré l'absence de Bettini d'une équipe impressionnante (Knaven, Nuyens, Pozzato). Au niveau, en théorie, de la formation Rabobank qui, même en cas de forfait de Freire, présente un leader de grand calibre en la personne du Néerlandais Erik Dekker (2e en 2001).
L'équipier Armstrong
Van Petegem, l'autre première chance belge, se dit "fin prêt" lui aussi bien qu'il ait affirmé ressentir une petite gêne à la gorge pour expliquer son abandon jeudi matin à La Panne.
Si son équipe Davitamon se trouve en panne de réussite, elle présente un groupe solide, avec le Belge Nico Mattan en condition de pointe. A l'exemple des Discovery Channel d'Armstrong, qui annonce vouloir travailler pour son copain George Hincapie ou pour Devolder, le vainqueur des Trois Jours de La Panne.
La T-mobile roule pour Wesemann voire Zabel
Pour l'équipe T-Mobile, touchée cette saison par la spirale de la défaite, la course flandrienne offre l'occasion d'une réhabilitation. A côté d'Erik Zabel, qui n'a jamais réussi sur la chaussée de Meerbeke, la formation allemande aligne deux prétendants, Andreas Klier et surtout Steffen Wesemann, vainqueur l'année passée.
L'importance de disposer d'équipiers prévaut souvent dans le final, surtout si la course ne s'est pas encore décantée au mur de Grammont distant de 16 kilomètres de l'arrivée et suivi de près par le dernier obstacle (Bosberg). Mais, qu'ils décident de miser sur l'offensive ou sur l'attentisme, d'autres -O'Grady, Hushovd, Cancellara, Flecha, Hoj, Hunter ou, pourquoi pas, Brochard- ont le droit de nourrir de hautes ambitions. En 1992, nul n'attendait Jacky Durand, le troisième et dernier vainqueur français en terre flandrienne.
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