Tour du Pays basque I Paul Seixas (Décathlon CMA CGM), vainqueur de la 2e étape : "Maintenant, je suis sûr d’avoir le niveau"

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Le coup est d’une violence inouïe. Après avoir écrasé le chrono inaugural, Paul Seixas a remis ça mardi sur la 2e étape du Tour du Pays basque. Le Français de la Décathlon CMA CGM a fait exploser une concurrence pourtant féroce dans la plus grosse difficulté du jour avant de gérer sa course en champion. Une claque immense assénée en toute décontraction. C’est bien ça le plus terrifiant.

Seixas : "J'ai attaqué plus tôt que prévu, je le sentais bien"

Video credit: Eurosport

Il a galéré pour enlever ses gants après avoir coupé la ligne d’arrivée. Dans une scène assez cocasse, Paul Seixas a offert un sacré contraste. C’est bien tout ce qu’il a raté ce mardi. Le reste, c’était de l’art, une course maîtrisée sur le bout des doigts, éclaboussée de tout son talent. Son contre-la-montre de lundi était déjà monstrueux. Mais sur la route de Bergara, le prodige du cyclisme tricolore a frappé encore plus fort.
Il suffit de regarder les écarts. Et les cadors distancés. Après deux étapes très exigeantes, Seixas a mis Primoz Roglic (Red Bull-Bora-hansgrohe), quadruple lauréat sur la Vuelta et vainqueur du Giro, à 1’59". Florian Lipowitz (Red Bull-Bora-hansgrohe), troisième du dernier Tour de France, à 2’08". Et Isaac Del Toro (UAE Emirates – XRG), 2e du dernier Tour d’Italie et présenté comme son grand rival sur les années à venir, à 2’44". On en oublie. Mais ça résume à peu près tout.
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A 26 km de l'arrivée, Seixas attaque et part seul !

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Seixas a démonté la concurrence. Il l’a fait comme s’il était Tadej Pogacar. Le Français a fait rouler ses équipiers pour durcir la course dans le juge de paix de cette 2e étape, le San Miguel de Aralar (9,4km à 7,9 %). Jordan Labrosse et Nicolas Prodhomme l’ont placé sur orbite. Mais il restait encore 6,5 kilomètres d’ascension, et 26 pour aller au bout de l’étape, au moment où le leader de la Decathlon CMA CGM a choisi de s’envoler.
Le risque était grand, mais Seixas avait minutieusement préparé un coup prévu "depuis une semaine et demie", selon son équipier Nicols Prodhomme. "C’était le plan, d’être un peu ambitieux et d’attaquer si tôt, a-t-il déclaré après sa victoire. J’ai attaqué avant ce que j’avais prévu mais, je le sentais bien. Je n’avais pas le choix, j’ai appuyé fort jusqu’à la fin. Le plan c’était de m’isoler si je pouvais, et le travail d’équipe a été très bon, ils ont fait un boulot incroyable. Ça m’a donné ce supplément d’âme."
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Seixas zigzague entre une moto et un spectateur au milieu de la route !

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"On possède un très grand"

La concurrence, elle, a pris un gros coup de bambou sur la tête de la part du gamin de 19 ans. "On a vu hier sur le chrono qu’il était super fort, reconnaissait Cian Uijtdebroeks (Movistar). C’était la meilleure stratégie pour lui. Il est allé son propre rythme, en échappant aux considérations tactiques, il a pris la bonne décision." "Il a dit qu’il ne voulait pas rester dans les roues, il voulait attaquer, confirmait Ion Izagirre (Cofidis). Il a montré qu’il était le plus fort."
Seixas avait en effet annoncé la couleur. Qu’il n’ait rejoint son hôtel qu’à 21h la veille n’a rien changé. Pas plus que sa première victoire en World Tour, où un maillot jaune que d’autres, dans des conditions similaires, se seraient surtout attachés à défendre face à une meute aussi talentueuse. "La meilleure défense, c’est l’attaque", avait lancé le Français au départ à Pampelune. "Maintenant, je suis sûr d’avoir le niveau pour gagner ici", a-t-il asséné à l’arrivée.
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Seixas : "Le plus gros risque, c'est d'avoir peur d'attaquer"

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Difficile de dire si le plus dur est fait, ou s’il reste encore à faire. La certitude, c’est que la suite de ce Tour du Pays basque sera une autre histoire à laquelle Seixas est préparé. "Le général n’est pas terminé jusqu’à la dernière étape, a-t-il conclu. On va essayer de gérer l’écart mais ce sera difficile chaque jour. On n’a fait que deux jours, il en reste quatre. Gagner les six étapes ? Je ne crois pas. Demain ce sera une étape plus facile, on va voir comment ça se passe mais on va tenter de contrôler."
Le contrôle, c’est bien ce qui se dégage de son triomphe impérial à Bergara. Un mélange de puissance, de maîtrise et de décontraction qui donne forcément les plus grands espoirs. "On possède un très grand, reconnaissait David Moncoutié, consultant sur Eurosport, après l’étape. Sa carrière chez les pros ne fait que débuter, mais il a déjà montré tellement de belles choses qu’on se met à rêver. Gagner le Tour de France, ça paraît un peu prématuré mais on peut s’attendre à tout avec ce qu’il démontre." Oui, à tout. Et surtout à ce que Seixas ne prenne pas de gants pour imposer sa classe.
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Arrivée triomphale : Seixas a malaxé la concurrence

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