Tour du Pays-basque I Paul Seixas (Decathlon - CMA CGM), vainqueur de la 5e étape et solide leader : "Il est invincible"
Par Vincent Bregevin
Mis à jour 10/04/2026 à 19:46 GMT+2
Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM) a certainement porté le coup de grâce. Le Français a encore affiché une maîtrise déconcertante pour un coureur de 19 ans en s’imposant vendredi sur l’étape reine du Tour du Pays basque, décrochant son troisième succès en cinq jours de course. Pourtant pas au mieux, et bien aidé par son équipe, le Lyonnais donne juste l’impression d’être totalement intouchable.
Une étape reine qui a tenu toutes ses promesses : le résumé de la 5e étape
Video credit: Eurosport
Il savait ce qui l’attendait. Un véritable tobogan avec des attaques dans tous les sens. À commencer par celles de la Red Bull-Bora-hansgrohe, l’équipe de Primoz Roglic et Florian Lipowitz, ses deux poursuivants au classement général. Le scénario de l’étape reine du Tour du Pays basque était connu d’avance. Il n’avait pourtant pas de quoi le faire sourciller. "J’avais dit avant la course que je voulais peut-être la remporter", rappelait Paul Seixas sur la ligne d’arrivée. Insubmersible, il est allé au bout de son idée.
Sans jamais donner à quiconque l’impression qu’il pouvait être contrarié. Lipowitz s’est vite rendu à l’évidence dans le Krabelin (5 km à 9,4%) quand il a tenté de le décrocher en vain, dans l’ascension comme dans la descente. C’est bien l’Allemand qui a dû s’accrocher dans l’Izua (3,6 km à 9,9%) pour résister à l’attaque du Français. Il a été le seul à y parvenir, à le suivre jusqu’au bout, avant de céder au bout d’un sprint probablement mal géré. Mais l’histoire pouvait-elle être différente, même en s’y prenant différemment ?
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Lipowitz a attaqué crânement, Seixas l'a battu froidement : le final de la 5e étape
Video credit: Eurosport
C’est juste l’impression que Seixas a dégagé. Sur cette étape reine comme depuis le début de ce Tour du Pays basque, où le Français a fait la différence sur tous les moments clés, et même ceux qui n’en étaient pas. "Il est invincible, résumait Ion Izagirre (Cofidis) sur la ligne d’arrivée après avoir assisté à la nouvelle masterclass du Tricolore de 19 ans. Il n’a peur de rien, il a une belle équipe autour de lui, très solide. C’est très dur de le suivre."
"Sans eux je ne sais pas ce que j’aurais fait"
Pourtant, Seixas n’affichait pas forcément sa meilleure forme. "Je n’étais peut-être pas très bien dans l’Izua, j’ai eu la sensation que je ne pouvais pas vraiment tout mettre, a-t-il affirmé. C’était peut-être la difficulté de la journée, les étapes d’avant, j’étais vraiment à fond. J’ai senti que les jambes revenaient dans la descente de l’Izua. Avec Florian, on a bien collaboré, il était très fort aujourd’hui. Chapeau à tout le monde car c’était un vrai chantier, je suis content de gagner pour l’équipe."
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Seixas, prudent : "Rien n'est encore fait, on va rester concentré jusqu'à la fin"
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Le Lyonnais pouvait paraître intouchable aux yeux de la concurrence, mais il est le premier à reconnaître qu’il n’y serait pas parvenu tout seul. "Je me suis accroché, et j’ai réussi à remporter la victoire… mais vraiment chapeau d’abord à mes coéquipiers, a-t-il insisté. Ils ont fait un travail énorme, ils m’ont protégé, tout le temps. Sans eux je ne sais pas ce que j’aurais fait. Tout monde a fait un super travail dans des fonctions différentes. C’est impressionnant ce que j’ai vu collectivement, je voulais vraiment finir le travail pour eux."
Ce travail est presque terminé. Il reste à le concrétiser de manière symbolique, en décrochant la première victoire du cyclisme français sur une course à étapes du World Tour depuis 19 ans, et le succès de Christophe Moreau sur le Critérium du Dauphiné en 2007. Ce sera dans des conditions délicates, avec une météo capricieuse, sur un parcours exigeant et court qui promet une journée nerveuse. Mais Seixas a ses jambes, sa tête et son équipe. Autant d’atouts qui l’ont rendu imbattable jusqu’ici. C'est toujours plus difficile d'imaginer qu'il ne le sera pas jusqu'au bout.
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