Lucien Aimar a toujours fait figure d'organisateur obstiné et intrépide dans ses choix. Mais aujourd'hui, l'ancien vainqueur du Tour 1966 a franchi un cap supplémentaire : Donner le départ d'une course sans savoir avec certitude où serait jugé l'arrivée, personne ne l'avait fait avant lui !
Les services de la Préfecture des Alpes maritimes, avaient alerté ce matin l'organisateur d'un risque réel d'interdiction en raison du verglas qui avait fait son apparition dans la nuit sur les hauteurs de Grasse. La chaussée glissante avait déjà occasionné dans les premiières heures de la journée l'intervention de la gendarmerie, à plusieurs reprises, pour de la tôle froissée. Un peu plus tard, le Préfet officialisait l'arrêté prefectoral. Problème : la course était déjà partie !
Trois coureurs s'étaient échappés : Jonathan Thiré (BigMat-Auber 93), Dominique Cornu (Skil-Shimano) et Julien El Farès (Cofidis) - le plus dangereux au classement général, à 2'08 du leader Jussi Veikkanen (Française des Jeux). Durant les premiers kilomètres, cette échappée restait sous le contrôle des équipes de la Française des Jeux, AG2R et Caisse d'Epargne. Mais si la marge de manoeuvre des trois fuyards restait limité, l'issue de cette étape allait singulièrement leur faciliter la tâche.
Tour Méditerranéen
Hutarovitch se prend au jeu
12/02/2010 À 16:29
Rendez-vous au Faron
Le passage de la course sur les routes du 06 rendu désormais impossible, les organisateurs du Tour Med allaient tracer, en toute hâte, une ligne d'arrivée au Km 114, soient deux kilomètres avant la limite départementale entre le Var, d'où étaient partis les coureurs, et les Alpes Maritimes. Radio-Tour informait les directeurs sportifs et leurs coureurs. Mais, il était trop tard pour réagir. Moins d'un quart d'heure après cette annonce, Julien El Farès franchissait la ligne improvisée, devant Jonathan Thiré et Dominique Cornu. Le peloton rappliquait avec une cinquantaine de secondes de retard. Difficile d'être plus précis en l'absence de poste de chronométrage et de photo finish sur place.
Les coureurs, après avoir enfilé des vêtements chauds, sont ensuite remonté sur leurs vélos pour rallier Biot en peloton, 46 km plus loin. A l'arrivée, le jury des commissaire a finalement validé la victoire de Julien El Farès, sans prendre en considération les écarts de temps, à l'issue de cette étape tronquée. "C'est peut-être une victoire pour les commissaires, mais pour moi, elle n'a aucune saveur", a déclaré le vainqueur du jour, qui s'était révélé l'an passé sur les routes de Tirreno-Adriatico, après avoir remporté la première étape.
 Le classement général est donc inchangé. Jussi Veikkanen reste le leader de l'épreuve, à la veille de la dernière étape qui doit prendre la direction de Toulon, avec la traditionnelle arrivée au sommet du Mont-Faron.  
Tour Méditerranéen
Veikkanen dans la confusion
11/02/2010 À 17:09
Cyclisme
Le sprint pour Viviani, la montagne pour Martin : l'équipe Cofidis entre deux pôles en 2021
08/01/2021 À 12:51