Romain Bardet sur l'annulation des Trois Vallées Varésines : "On l'a décidée quand les conditions s'amélioraient"
Eurosport sur GoogleMardi, lors des Trois Vallées Varésines, le peloton a mis la flèche. Face à des conditions atmosphériques dantesques, notamment la pluie, la course a été arrêtée seulement 1h15 après le départ. Présent à l'avant, Romain Bardet a été prévenu plus tard que les autres. Ce jeudi au départ du Gran Piemonte, il est revenu, au micro d'Eurosport, sur une situation qui l'a dérangé.
Bardet déplore la façon dont la course a été annulée : "Ce n'est pas professionnel"
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Romain Bardet en a vu d'autres et il est assez expérimenté pour que son avis compte. Ce jeudi matin, il était à Valdengo pour le départ du Gran Piemonte, suite des classiques italiennes de fin de saison à deux jours du Tour de Lombardie. Mardi, quand les Trois Vallées Varésines ont été arrêtées à cause de conditions jugées trop dangereuses, lui était dans l'échappée et il n'apprécie pas vraiment la décision qui a été prise.
"On a encore une fois mis en exergue les carences de notre sport et la difficulté de se décider, a-t-il lancé au micro d'Eurosport. Je pense que les conditions étaient annoncées depuis quelques jours déjà et on s'est retrouvé dans une situation inconfortable à la fois pour l'organisateur et pour les coureurs." En effet, on savait la veille du départ de Busto Arsizio que la pluie était annoncée en énorme quantité, ce qui n'a pas empêché tout le monde de prendre le départ dans des conditions franchement dangereuses. Les crevaisons se sont d'ailleurs multipliées dans les deux premiers tours.
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Pogacar au cœur des discussions, la course annulée
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Ce n'est pas professionnel comme approche
"Finalement, on est arrivé à un point où on a décidé d'une annulation alors que les conditions s'amélioraient", regrette encore le Français. C'est un peu dommage pour notre sport, mais c'est comme ça. Du coup, ça a été une journée plutôt sans grand intérêt. On n'a fait que deux heures de vélo." Malgré de nombreux épisodes comme celui-ci, notamment sur le Giro ces deux dernières années, le cyclisme n'a, semble-t-il, toujours pas trouvé la bonne manière de gérer ces situations.
"Tout le monde voulait s'arrêter, avait assuré Tadej Pogacar mardi soir. On comprend que les organisateurs veuillent que la course ait lieu, mais c'est comme ça. Quand on ne peut pas courir, on ne court pas. Ils ont compris immédiatement, je leur en suis très reconnaissant." Tout le monde, vraiment ? A écouter Romain Bardet, qui a d'ailleurs rappelé que la course féminine était allée à son terme, tirant son "chapeau aux filles", ce n'est pas si évident. Celui-ci estime que tout ceci "aurait pu être évité", rappelant que la décision provenait uniquement "des coureurs".
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"Nous ne voyions pas où nous allions" : Pour Pogacar, l'annulation était le choix de la raison
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Plus grave peut-être encore, l'échappée, dans laquelle il se trouvait, n'a été prévenue qu'un tour plus tard, ce qui aurait pu la mettre dans une situation plus inconfortable encore mais qui lui a surtout permis de constater que les conditions s'amélioraient. "Donc je trouve que ce n'est pas professionnel comme approche, termine le Français. Et je pense que notre sport mérite une meilleure coordination de ses acteurs pour rendre la course plus lisible." Des constats que l'on entend à longueur d'année.
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