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"Je n'ai jamais renoncé"
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Publié 16/02/2005 à 09:30 GMT+1
Stuart O'Grady a changé de dimension en 2004, en intégrant le top 10 mondial. Le mérite de l'Australien est d'autant plus grand qu'il avait vécu un début d'année très difficile chez Cofidis. Il revient sur ce passé récent et nous livre ses ambitions pour
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Après une saison 2004 particulièrement prolifique, n"est-il pas un peu difficile de retrouver la motivation?
"Aujourd'hui, ma principale source de motivation, c'est le fait de savoir que je peux gagner. Les classiques de Coupe du monde sont devenues une réalité, plus seulement un rêve. Je ne m'aligne plus sur ce type de courses pour terminer dans les 10 ou dans les 15. J'y vais pour finir sur le podium.
Parmi vos principaux objectifs, vous avez cité Milan-San Remo. Pourquoi ?
Parce que c'est le premier grand rendez-vous de la saison. J'avais obtenu un bon résultat là-bas l'an dernier et cette course convient à mon style et à mon tempérament. Mais vous savez, le Tour des Flandres, Paris-Roubaix, Hambourg, Paris-Tours, toutes ces courses constituent un objectif pour moi. Il y a aussi le Championnat du monde. En 2004, j'avais fini au pied du podium. Le circuit semble un peu plus facile cette année. J'irai pour faire un résultat.
En 2004, vous avez connu des joies mais aussi la galère en début de saison chez Cofidis. Comment avez-vous vécu cette situation ?
C'était difficile. Je me trouvais dans un tourbillon de sentiments et d'émotions. D'une minute à l'autre, notre moral pouvait baisser ou monter. Pour la première fois de ma carrière, je n'avais aucun contrôle sur ce qui se passait. Mais je n'ai renoncé. Je me suis motivé pour m'entraîner encore plus dur et montrer à tout le monde que le meilleur moyen de revenir était de gagner des courses.
A quel moment avez-vous senti que vous pouviez réussir une grande saison?
Après le Dauphiné Libéré. J'ai gagné deux étapes et au même moment nous avons eu le feu vert pour participer au Tour de France. J'étais prêt, la forme était là. Je savais que j'étais en assez bonne condition pour remporter une étape. Je devais juste utiliser ma tête. Et tout s'est bien passé.
Un mois plus tard vous deveniez champion olympique&hellip
Ce fut une grande délivrance. Je courais après l'or olympique depuis si longtemps. C'était mes quatrième Jeux à Athènes. Sur la piste, j'ai eu des sensations extraordinaires, je volais. C'était une expérience incroyable. Probablement le plus grand moment de toute ma carrière."
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