NFL - Les Los Angeles Rams remportent le Super Bowl face à Cincinnati (23-20)
Par Laurent Vergne
Publié 14/02/2022 à 04:09 GMT+1
NFL - Au terme d'un match fermé et indécis jusqu'au bout, le Super Bowl LVI a consacré les Rams dans leur antre du SoFi Stadium de Los Angeles, face à Cincinnati (23-20). La franchise californienne a forcé la décision en toute fin de rencontre sur un dernier drive où Matthew Stafford a trouvé son receveur Cooper Kupp pour le touchdown décisif. C'est le deuxième titre de l'histoire des Rams.
Le trophée Vince Lombardi pour les Los Angeles Rams.
Crédit: Getty Images
Jusqu'au bout, ces playoffs se seront joués sur un fil. Lors des deux derniers tours (Divisional round et finales de conférence), cinq des six matches s'étaient décidés sur le tard, avec un écart de trois points. Le sixième avait eu besoin d'une prolongation pour trouver son dénouement. Dimanche soir, à Los Angeles, trois points ont à nouveau séparé les deux équipes lors du Super Bowl, 56e du nom. Dans leur antre du SoFi Stadium, les Rams ont pris in extremis le dessus sur les Cincinnati Bengals (23-20) en inscrivant le touchdown de la victoire sur leur dernier drive.
S'il a conservé l'esprit de cette campagne de playoffs au rayon suspense, le Super Bowl angelino a en revanche un peu déçu au niveau du spectacle. L'affiche, inédite, était prometteuse entre les deux équipes, mais si le match est resté intéressant et tendu jusqu'au bout, il lui a manqué un peu d'âme et de chair pour prétendre rester durablement dans les annales de la NFL. Mais pour les Rams, ceci n'a évidemment aucune importance. L'équipe de Sean McVay, favorite à domicile avec son roster bardée de stars, savait qu'elle tenait une chance unique d'atteindre le Graal. C'est chose faite.
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La joie de Aaron Donald et des Rams, vainqueurs du Super Bowl.
Crédit: Getty Images
Kupp MVP
Mais que ce fut dur. Lorsque Los Angeles a récupéré le ballon en attaque à un peu plus de six minutes de la fin du match, c'est même une gigantesque déception qui semblait se dessiner pour L.A. Menés 20-16, les Rams n'avaient plus le choix. Il leur fallait un touchdown. Le début de rencontre, tout à leur avantage, qui leur avait permis de mener rapidement 13-3, semblait bien loin. Mais la blessure d'Odell Beckham Jr, auteur du premier touchdown du match mais blessé au genou peu avant la mi-temps, a fait perdre son rythme à l'attaque des Rams. Heureusement, face au drive le plus important de sa vie, Matthew Stafford a gardé la tête froide et la main chaude.
Toutefois, l'homme-clé de ces quelques minutes déterminantes se nomme Cooper Kupp. Le receveur numéro de Los Angeles a tout fait sur ce drive : converti une quatrième tentative à quitte ou double à la course sur un end around, provoqué trois pénalités et surtout capté quatre passes, la dernière pour le touchdown, son deuxième de la soirée et celui de la victoire pour les Rams. Kupp, héros parmi les héros de la saison californienne, a reçu en guise de récompense personnelle le titre de MVP de ce Super Bowl. La cerise sur son gâteau.
Il restait ensuite une chance aux Bengals de rafler la mise ou, au moins, d'entraîner leur hôte dans une prolongation. Mais après avoir progressé jusqu'au milieu du terrain avec une deuxième tentative et un petit yard à gagner, ils ont calé. Un dénouement cruel pour le jeune Joe Burrow, qui n'a pas démérité avec 22 sur 33 à la passe, 263 yards et un touchdown mémorable. Dès la première action du troisième quart-temps, juste au retour des vestiaires après le half-time show, le quarterback de Cincinnati avait trouvé Tee Higgins pour un touchdown de 75 yards.
La défense des Rams a fini par étouffer Burrow
La folle histoire des Bengals, jadis risée de la NFL, vainqueurs de deux petits matches la saison précédente et sevré de succès en playoffs depuis plus de trois décennies, semblait alors se dessinner. D'autant que, quelques minutes plus tard, un field goal de Evan McPherson leur avait donné un avantage de sept points (20-13). Sauf que, offensivement, la soirée s'est arrêtée là pour Cincy : zéro yard au cumul des trois drives suivants et zéro point jusqu'à la fin de la rencontre.
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Aaron Donald parvient à sacker Joe Burrow lors du Super Bowl LVI au SoFi Stadium de Los Angeles.
Crédit: Getty Images
Si Stafford, Cupp et l'escouade offensive méritent les éloges pour avoir forcé la décision sur ce dernier drive mémorable, c'est aussi parce que sa défense a su hausser le ton après avoir tangué que L.A. a pu s'éviter une colossale désillusion. Joe Burrow a été sacké sept fois sur l'ensemble du match, mais surtout à six reprises dans les deux derniers quarts-temps. Aaron Donald et Von Miller, notamment, ont répondu présent (deux sacks chacun).
Aaron Donald, merveilleux défenseur, aurait lui aussi fait un MVP de choix. le symbole aurait été beau. Peu importe. A 30 ans, il décroche enfin le trophée Vince Lombardi que sa carrière de future Hall of famer méritait. Son coach, Sean McVay, à peine plus âgé que certains de ses joueurs, devient quant à lui le plus jeune entraîneur à remporter le titre suprême, à tout juste 36 ans. Il avait vécu douloureusement l'échec au Super Bowl contre New England et Tom Brady voilà trois ans. C'était son année et celle des Rams.
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