NFL I LeBron James l'adore : Lamar Jackson (Baltimore Ravens), le MVP qui a dû se justifier d'être quarterback

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Favori pour le titre de MVP, qu'il avait déjà obtenu en 2019, Lamar Jackson vise surtout une première participation au Super Bowl avec Baltimore dimanche face à Kansas City, en finale de l'AFC (19h). Le quarterback des Ravens, adoubé par LeBron James, rayonne dans un style atypique, avec une qualité impressionnante à la course. Ce qui a parfois entraîné des doutes sur son véritable poste.

Lamar Jackson, le quarterback des Baltimore Ravens

Crédit: Getty Images

Il ne manque pas une miette de la NFL. Malgré le calendrier surchargé de la NBA, LeBron trouve le temps d'assouvir sa passion pour le football américain, un sport dans lequel il s'était suffisamment distingué au lycée pour attirer les regards de plusieurs franchises de foot US. La star des Los Angeles Lakers a ainsi apprécié à sa juste valeur la démonstration de Baltimore face au Houston Texans pour accéder à la finale de l'AFC le week-end dernier (34-10). Et surtout la performance de Lamar Jackson. Avec 152 yards et deux touchdowns à la passe, 100 yards et deux touchdowns à la course, le quarterback des Ravens a suscité l'admiration de l'icône de la NBA sur les réseaux sociaux.
James n'est pas le seul à être sous le charme. Jackson dégage l'impression d'être devenu injouable cette saison. Il a littéralement survolé la fin de la saison régulière, profitant des deux chocs face au San Francisco 49ers (19-33) et aux Miami Dolphins (56-19) pour asseoir sa domination sur son poste et guider les Ravens vers le meilleur bilan de la NFL (13-4). Il est devenu l'incarnation la plus brillante du running-quarterback, capable de faire la différence aussi bien à la passe qu'à la course, dans un style qui avait fait la réussite de Michael Vick sur la première décennie de ce siècle.

MVP en 2019, sa première réponse

Jackson le maîtrise mieux que jamais, même si ça ne date pas d'hier. Avant de s'imposer comme le grand favori pour le titre de MVP cette saison, le quarterback des Ravens l'avait déjà obtenu en 2019, dès sa deuxième saison dans la NFL, et sa première en tant que titulaire. Le successeur de Joe Flacco avait même été élu à l'unanimité, devenant seulement le deuxième joueur dans ce cas dans l'histoire de la Ligue après le légendaire Tom Brady en 2010. Il avait gagné 1206 yards à la course sur l'ensemble de la saison, un record pour un quarterback sur une saison NFL.
C'était sa première réponse. Jackson est doté de telles qualités à la course qu'il a dû se battre pour évoluer au poste de quarterback. Malgré une compétitivité prouvée à la passe durant ses trois saisons à l'Université de Louisville (9043 yards et 69 touchdowns en trois saisons), certains spécialistes comme l'ancien manager des Colts Bill Polian estimaient qu'il devait changer de poste au moment de passer les tests de la draft NFL. "Je suis strictement un quarterback, avait-il ainsi été contraint de se justifier à l'époque. Je pensais avoir fait du bon travail en tant que quarterback à Louisville."

Les préjugés ont la vie dure

C'était bel et bien le cas. Et ses débuts en NFL n'ont fait que le confirmer de manière éclatante, validant ainsi le choix de Baltimore. Les Ravens n'ont jamais envisagé autre chose qu'un poste de quarterback pour Jackson. Ils se sont séparés de Joe Flacco en 2018 pour l'installer comme le titulaire au poste et mettre en place des systèmes offensifs totalement différents pour mettre en valeur ses qualités. Celles d'un running-quarterback. "Il y a eu beaucoup de doutes sur le fait que je sois un running back, un receveur, des choses comme ça", a reconnu Jackson en recevant son trophée de MVP en 2019 avant de rendre hommage au board des Ravens : "J'avais une grande organisation avec moi."
De quoi faire taire définitivement les sceptiques ? Pas exactement. Certains préjugés envers les quarterbacks noirs ont la vie dure. Ils pouvaient éventuellement expliquer les doutes qui accompagnaient la faculté de Jackson à occuper ce poste en NFL à son entrée dans la ligue. "C'est en train de disparaître, mais c'est toujours là", disait… LeBron James en mars 2022 dans le Podcast The Shop, avec Lamar Jackson. "C'est toujours le cas, lui avait répondu le quarterback des Ravens. C'est pourquoi j'ai besoin de ce championnat."

Pas assez "quarterbacky"…

C'est bien tout ce qui lui manque pour lever les derniers doutes. Car ils persistent encore malgré les performances exceptionnelles de Lamar Jackson. Le mois dernier, il lui a été reproché de ne pas être suffisamment "quarterbacky" par Monse Bolaños, animatrice sur la radio nationale Fox Sports Radio. "Je veux que mes quarterbacks soient des quarterbacks, a-t-elle lancé. Etpour moi, Lamar Jackson est juste un grand athlète". Une phrase qui a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux, à commencer par celle de LeBron James évidemment.
"His Imperial Majesty" ("Sa Majesté Impériale"). C'est ainsi que l'a nommé l'Elu. Mais seule une victoire au Super Bowl peut venir couronner le talent de Lamar Jackson et faire taire ses détracteurs. "Je n'ai pas encore accompli ce que je voulais, c'est pourquoi j'ai toujours cette épine dans le pied, disait celui qui présentait un bilan peu reluisant en post-season avant cet hiver (1-3), dans un podcast avec Tom Brady. Je veux ce Super Bowl. C'est la consécration que je veux vraiment". Son duel avec les Kansas City Chiefs de Patrick Mahomes en finale de l'AFC sera une étape décisive vers cet objectif. Et LeBron James ne devrait pas en manquer une miette.
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