Bleus - Blanc sur Deschamps : "Il y a des coïncidences difficilement explicables"

Blanc sur Deschamps : "Des coïncidences difficilement explicables"
Par Eurosport

Le 08/05/2013 à 11:51Mis à jour Le 08/05/2013 à 11:57

Dix mois après la prise de fonction de Deschamps à la tête des Bleus, Laurent Blanc laisse entendre dans les colonnes de L’Equipe que son sort a été réglé dans son dos.

A un moment que l’on pourra juger opportun, Laurent Blanc est sorti de son silence. Alors que la saison prochaine se prépare dans tous les clubs d’Europe, aussi bien sur le terrain que sur les bancs de touche, le Président a retrouvé la parole dans les colonnes de L’Equipe. Mais plus que pour parler de son avenir, c’est pour clarifier les choses quant à son passé récent et son expérience à la tête de l’équipe de France. Et notamment son départ. Ses relations avec Noël Le Graët, très distendues, et celles avec les joueurs de l’équipe de France. Elles n’ont pas été simples avec certains qui l’ont "déçu". Notamment Patrice Evra, qui l’avait remercié après son rappel chez les Bleus. "Patrice, j’ai conservé ses SMS. Je les lui montrerai quand je le verrai", lance-t-il.

CE QU'IL N'AVAIT JAMAIS DIT

On sait que la transition à la tête de l’équipe de France a été douloureuse pour Laurent Blanc. Ce dernier avait néanmoins fait son deuil des Bleus longtemps avant l’Euro et, selon ses dires, a pris les devants pour dire qu’il stoppait l’aventure alors que la prolongation de contrat, censée être automatique après la qualification des Tricolores à l’Euro, tardait à venir. Le manque d’entrain de Noël Le Graët l’a définitivement convaincu de partir. S’il assure ne pas en vouloir au président de la FFF, le cas Deschamps mérite que l’on s’arrête un peu plus longuement dessus. Interrogé par Sébastien Tarrago au sujet de son successeur à la tête des Bleus, Laurent Blanc semble très suspicieux et laisse sous-entendre que la promotion de Didier Deschamps s’est un peu jouée dans son dos et avant même que l’aventure Euro 2012 n’aille à son terme. "Il y a des coïncidences difficilement explicables", juge-t-il dans l’Equipe. Avant d’ajouter un peu plus tard, en réponse au timing du départ de l’OM de DD et de sa nomination à la tête des Bleus : "Je ne sais pas… Je le répète : s’il a effectivement dit qu’il pensait que je lui en voulais, c’est qu’il pense que j’ai des raisons de le penser… Il est mieux placé que moi pour le savoir, c’est tout." Et Blanc, en veut-il à DD ? Après un silence et une relance, il finit par répondre "non". Tout en confirmant son ancien capitaine chez les Bleus et lui n’ont finalement jamais été très proches. Et que ce n’est pas la séquence de juillet 2012 qui changera grand-chose à l’histoire : "Je ne suis jamais parti en vacances avec lui donc, de ce côté-là, rien ne change".

LES PHRASES A RETENIR

- "Je pense que mon sort était déjà scellé avant l’Euro. C’est mon avis. Après…"

- "A un moment donné, il faut peut-être faire preuve d’un peu plus de franchise" - Au sujet de Noël Le Graët, qui n’aurait pas, selon lui, joué cartes sur table.

- "Ce qui s’est passé à l’Euro est très profitable pour la suite"

- "Valbuena - je prends son exemple car il n’a pas joué une seule minute - a eu un comportement irréprochable"

- "J’ai certainement commis des erreurs dans le coaching. J’aurais dû changer l’équipe à la mi-temps. C’est comme ça…" - Au sujet du match perdu face à la Suède (2-0).

- "Un, il n’est pas parti. Deux, il lui reste des objectifs à atteindre. Ne parlons pas de choses virtuelles." - A propos d’une éventuelle candidature au poste d’entraîneur du PSG en cas de départ de Carlo Ancelotti.

L'INSTANT DRÔLE

OU LIRE L'ENTRETIEN EN INTEGRALITE

Dans l’édition du 8 mai de L’Equipe. En page 2 et 3 du quotidien. Un long entretien mené par Sébastien Tarrago.

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