Bleus - Lucas Hernandez et Lucas Digne blessés : la pénurie d'arrière gauche, le pépin qu'on n'avait pas vu venir
Par Maxime Dupuis
Publié 24/06/2021 à 14:29 GMT+2
EURO 2020 - France - Portugal fut l'histoire de deux buteurs, Cristiano Ronaldo et Karim Benzema. Elle fut aussi l'histoire de deux malheureux, Lucas Hernandez et Lucas Digne. Les deux latéraux ont quitté le terrain en cours de match. Le premier s'est ressenti de sa blessure au genou, le second s'est blessé musculairement et est potentiellement out pour le reste de l'Euro. Comment faire sans eux ?
Didier Deschamps réconforte Lucas Digne
Crédit: Getty Images
Didier Deschamps n'a pas tourné autour du pot, mercredi soir. Pas la peine de laisser planer un suspense qui n'aurait pas lieu d'exister. La suite de la compétition de Lucas Digne est fortement compromise. "Le plus inquiétant c'est Lucas Digne parce que c'est une blessure musculaire. Lui ça va être très compliqué, a-t-il reconnu. Quand il y a une blessure musculaire, à l'ischio, ce n'est pas bon signe".
Quid de Lucas Hernandez, sorti à la 46e minute ? Une alerte à son genou, qui l'enquiquine depuis le début de préparation. "Je n'ai pas voulu prendre de risque, d'autant qu'il avait un carton jaune", a confié DD. Jouera-t-il face à la Suisse ? Le staff des Bleus a cinq jours pour le retaper. Sinon, il faudra bricoler. Voici les solutions qui se présentent au sélectionneur national.
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Deschamps : "Le plus inquiétant c'est Lucas Digne"
Video credit: Eurosport
Le pansement Rabiot
"Adrien Rabiot est aussi capable de jouer arrière gauche, c'est aussi plutôt une bonne chose" : Didier Deschamps a réagi dans l'urgence, mercredi face au Portugal (2-2). Quand Digne a été forcé de renoncer, sept minutes après le coup d'envoi de la seconde période, l'ancien Parisien est entré à une place inhabituelle pour lui. Un temps peu enclin à sortir de sa zone de confort, il s'est plié de bonne grâce à cette situation inédite. Et il ne s'en est pas trop mal sorti, au final. On l'a vu tenter d'apporter offensivement aussi et boucher les trous sur son couloir. La possibilité de reconduire le Turinois au poste existe. Mais elle comporte une grande part de risque, tout comme tenter l'option couteau suisse Corentin Tolisso. Quand la route va s'élever, ça risque d'être juste.
La solution Kimpembe
Presnel Kimpembe, titulaire indiscutable en défense centrale et plutôt bon au cœur de la charnière centrale tricolore, ferait un arrière gauche acceptable sur le papier. Lui aussi est gaucher et, surtout, il est défenseur. Néanmoins, décider de décaler le défenseur du Parisien à gauche de la défense, c'est casser l'association Varane – Kimpembe. Et casser une défense centrale en cours de route, c'est rarement une bonne idée. Dans le cas où "Presko" jouerait les utilités à gauche, Didier Deschamps réintégrerait possiblement Clément Lenglet dans l'axe. Le Barcelonais avait pris les commandes avec Varane après le Mondial. En 2019, il avait enchaîné 7 titularisations de suite. Ses prestations et sa trajectoire avec le Barça l'ont éloigné du onze.
Le coup Dubois
Il a été déclassé dans la hiérarchie bleue depuis le début de l'Euro puisqu'il était encore en tribune, mercredi soir (comme face à l'Allemagne). Jules Koundé à joué à droite et il est le numéro 3 au poste. Peut-il devenir le numéro 1 à gauche face à l'équipe de Suisse, lundi à Bucarest ? Ce n'est pas une incongruité. C'est un poste qu'il a d'ailleurs déjà occupé dans sa carrière, à quelques reprises, à Lyon ou à Nantes. L'avantage de la solution Dubois serait de ne pas toucher à l'axe et d'avoir un vrai défenseur sous la main.
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Relation nulle avec Mbappé et Benzema : Faut-il être inquiet pour Griezmann ?
Video credit: Eurosport
S'en passer…
A l'automne dernier, Didier Deschamps a beaucoup essayé. Le sélectionneur national a eu sa période défense à trois. L'idée alors était de mettre les trois devant dans les meilleures dispositions possibles et de maximiser le formidable réservoir de centraux qui avait sous la main. "Avoir des options différentes, avant de se retrouver dans la ligne droite en mars pour préparer l'Euro. C'est positif d'avoir des options différentes. J'ai ce souhait d'élargir la palette des options que l'on peut avoir", expliquait-il alors en septembre. Deschamps a tenté. Et Deschamps s'est ravisé parce que les joueurs de couloir n'ont pas rempli leur tâche comme imaginé et que le réservoir de centraux n'était peut-être pas aussi profond qu'il n'y paraissait. Digne et Dubois face à la Suède, puis Mendy et Sissoko face à la Croatie n'avaient guère enthousiasmé DD, qui a décidé d'essayer autre chose. Revenir aujourd'hui à cette option, en pleine compétition, semblerait très audacieux.
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