C'était devenu une source de plaisanterie. Son surpoids avait marqué les esprits et était le symbole de son déclin avant qu'il n'avoue souffrir d'hyperthyroïdie. Gronaldo avait remplacé "El Fenomeno" dans l'esprit de beaucoup. Il ne faut toutefois pas s'y tromper : Ronaldo à la retraite, c'est une page de l'histoire du football qui se tourne. Une légende qui ne foulera plus les pelouses. Et tous les amoureux du ballon rond doivent avoir un petit pincement au coeur. Certes, cela fait maintenant quelques années que le Brésilien n'était plus au sommet de son art. Mais, en pensant à Ronaldo, toute personne s'intéressant de près ou de loin au football a une petite image qui lui revient en tête.
Pour certains, c'est sa collision avec Fabien Barthez en finale du Mondial 1998. Mais pour beaucoup, c'est surtout des exploits individuels à la pelle. Des passements de jambes superbes, des accélérations hors du commun. Et surtout des buts à foison. Dont certains qui resteront à jamais dans l'histoire comme celui face à Saint-Jacques-de-Compostelle avec le FC Barcelone en octobre 1996. Car, quand on parle de Ronaldo, on évoque bien un phénomène, qui a écrit sa légende sur toutes les pelouses où il est passé. Au Brésil, aux Pays-Bas, en Italie ou encore en Espagne, tout le monde est tombé sous son charme. Et toutes les défenses ont tremblé devant lui.  

Ronaldo of Brazil's Corinthians walks off the field after losing their Copa Libertadores soccer match against Colombia's Deportes Tolima in Ibague February 2, 2011

Crédit: Reuters

Brésil
Ronaldo, le clap de fin
13/02/2011 À 22:38
Une saison exceptionnelle au Barça
Durant ses 18 années de professionnalisme, le Brésilien a tout raflé sur son passage. C'est bien connu, quand on est pétri de talent, on ne met jamais bien longtemps pour éclore. Et Ronaldo avait un talent fou. Alliage de technique, de rapidité et de puissance, il plante déjà but sur but avec le Cruzeiro Belo Horizonte dès son plus jeune âge. Et part à 17 ans en Europe au PSV Eindhoven. De 1994 à 2008, le Vieux Continent vivra au rythme de ses prouesses et de ses péripéties. Au PSV, il se fait remarquer avec 45 buts en 42 matches de championnat. Puis, il passe au FC Barcelone où il réalise une saison 1996-97 d'anthologie avec 48 buts en 51 matches toutes compétitions confondues pour offrir au Barça la Coupe des Coupes. Un phénomène est né. A cette époque, on se demande si Pelé n'a pas trouvé son successeur. Passé à l'Inter, au Real Madrid des Galactiques avec qui il s'offre deux titres de champion d'Espagne puis au Milan AC, son sens du but a toujours fait des ravages. Mais les blessures sont venues gâcher sa formidable carrière.
En novembre 1999, son genou lâche lors d'un match avec l'Inter. C'est le début des galères. Tout juste revenu à la compétition, il se blesse encore en avril 2000. Le tendon rotulien a cédé. La planète football est sous le choc. Et Ronaldo doit encore passer sur le billard. A partir de ce moment, sa carrière n'est plus vraiment du même acabit. Sauf en sélection où il aura été le fer de lance des Auriverde pendant plus de 10 ans. Sacré champion du monde en 1994 sans jouer, Ronaldo, auteur de 62 buts en 97 sélections, est revenu à temps de sa blessure pour être l'un des grands artisans du succès brésilien à la Coupe du monde 2002 qu'il termine avec huit buts, dont deux en finale. En 2006, il est encore là. Et bat le record de buts de Gerd Müller en Coupe du monde (15 buts). Mais la Seleçao échoue une nouvelle fois face à la France en quarts de finale, pour ce qui restera le dernier match de Ronaldo en sélection.

Ronaldo Brazil file photo

Crédit: Reuters

Ensuite, on a souvent eu l'impression de voir l'ombre du phénomène sur les prés. Au Milan AC qu’il rejoint après son passage aux côtés de Zidane à Madrid, il n'a plus été le même et se blesse à nouveau au genou. Et sa dernière aventure aux Corinthians a été mitigée. Il a certes remporté la Coupe du Brésil et le Championnat de Sao Paulo en 2009 mais il n'a pas pu décrocher la Copa Libertadores, l'équivalent latino-américain de la Ligue des Champions, l'un des rares titres manquant à son formidable tableau de chasse avec la C1 justement. Et ses frasques extras-sportives ou encore ses problèmes de poids ont fait plus la Une que ses exploits sportifs. Double Ballon d'Or (1997, 2002), Ronaldo, trois titres de joueur Fifa de l'année en 1996, 1997 et 2002, quitte donc la scène. Usé, incapable de jouer, lâché par son physique. La seule chose capable de se mettre sur son chemin vers la gloire. Il est de tout manière entré dans la légende depuis longtemps.
Carrière:
Cruzeiro (1993-94), PSV Eindhoven (1994-96), FC Barcelone (1996-97), Inter Milan (1997-2002), Real Madrid (2002-2007), AC Milan (2007-2008), Corinthians (2008-2011)
Sélections en équipe du Brésil: 97
Buts en sélection: 621re sélection: 23/03/1994, Brésil-Argentine (2-0)Dernière sélection: 01/07/2006, France-Brésil (1-0)1er but en sélection: 03/05/1994, Brésil-Islande (3-0)Dernier but en sélection: 27/06/2006, Brésil-Ghana (3-0)
Palmarès avec le Brésil:
2 Coupes du monde (1994, 2002), 1 finale (1998), 1 quart de finale (2006); 19 matches joués, 15 buts marqués
2 Copa America (1997, 1999), 1 finale (1995); 13 matches joués, 10 buts marqués
1 Coupe des confédérations (1997)
Palmarès en club:
1 Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes (1997)
1 Coupe de l'UEFA (1998)
1 Coupe intercontinentale (2002)
2 Supercoupes d'Europe (1997, 2002)
2 Coupes du Brésil (1993, 2009)
1 Coupe des Pays-Bas (1996)
1 Championnat d'Espagne (2003)
1 Coupe d'Espagne (1997)
1 Supercoupe d'Espagne (2003)
1 Championnat pauliste (2009)
Distinctions personnelles:
Meilleur buteur en Coupe du monde (15 buts; 4 en 1998, 8 en 2002 et 3 en 2006)
Meilleur joueur du Mondial (1998)
Ballon d'Or européen (1997, 2002)
Meilleur joueur mondial FIFA (1996, 1997, 2002)
"Pichichi" (meilleur buteur) de la Liga en 1997 (34 buts) et 2004 (24 buts)
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