Toute l'Allemagne n'attendait que cela. Depuis l'été dernier, les parieurs de la Bundesliga avaient tous misé sur un nouveau sacre du Bayern Munich. Pas une grande prise de risque. La figure de proue du football allemand avait mis les petits plats dans les grands dès l'été. Agacé après avoir signé sa pire saison depuis 1995 soldée par une piteuse quatrième place, l'ogre bavarois avait frappé fort lors de la campagne de recrutement. Très fort. 70 millions d'euros dépensés. Rien que cela. Histoire d'attirer dans ses filets Luca Toni (Fiorentina), Miroslav Klose (Werder Brême) et surtout Franck Ribéry. Histoire surtout de revenir très vite sur le devant de la scène.
Avec sa pléiade de stars, on ne voyait pas vraiment ce qui pouvait empêcher le Bayern d'empocher un 21e titre national. Le seul risque ? Que la mayonnaise ne prenne pas. Que le FC Hollywood reprenne ses droits et oublie de jouer en équipe sur la pelouse. Mais voilà, l'expérimenté Ottmar Hitzfeld n'a pas manqué sa mission. Aux commandes de cette formidable armada, l'entraîneur bavarois aux deux victoires en Ligue des Champions (1997, 2001) a su trouver la bonne alchimie. Sa plus grande réussite ? L'intégration des trois grandes recrues estivales.
Bundesliga
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04/05/2008 À 06:11
Des recrues vite redoutables
Malgré la pression d'être le plus gros transfert de l'histoire du Bayern... et de la Bundesliga (26 millions d'euros), Franck Ribéry s'est tout de suite intégré. Ses accélérations ont fait des ravages devant les lourds défenseurs allemands. Sa bonne humeur permanente a enchanté tous les Bavarois. Et une "Ribérymania" s'est même installée sur les bords de l'Isar. "C'est une merveille. Tout ce qu'il fait pour nous, c'est tout simplement merveilleux. L'énergie dont recèle son petit gabarit, c'est tout simplement fou, incroyable", s'est réjouit Uli Hoeness, le manager général dans un entretien au magazine Sport Bild paru mercredi. Mais, Ribéry n'est pas la seule belle trouvaille du Bayern.
Luca Toni, qui a vite été aussi efficace qu'en Italie (21 buts) pour former l'un des duos les plus prolifiques d'Europe avec Miroslav Klose, n'a pas été en reste. "La politique de transfert a porté ses fruits", s'amuse Franz Beckenbauer, le président du conseil de surveillance du Bayern Munich. Résultat : dès la première journée, le Bayern a trusté la premier place pour ne jamais la lâcher. Une performance que seulement trois équipes ont réussie dans l'histoire de la Bundesliga. Les deux autres étaient le... Bayern en 1972/1973 et 1984/1985. Malgré une petite baisse de régime en hiver, certains coups de gueule d'Oliver Kahn, le Bayern a donc retrouvé son statut. Et de belle manière. A trois journées du terme de la saison, le club bavarois, déjà vainqueur de la Coupe d'Allemagne et de la Coupe de la Ligue, s'offre un sans-faute dans ses compétitions domestiques.
Vivement la C1
Cette belle saison restera pourtant marquée par une grande désillusion. Et pas des moindres. Souverains dans leur pays, les Bavarois ont échoué dans la quête d'un titre continental en Coupe de l'UEFA. Avec une déroute contre le Zénit Saint-Pétersbourg en demi-finale de la C3 (1-1, 0-4) qui, pour bien des observateurs, a terni une saison presque parfaite. "Il faut arrêter de dire que le Bayern n'a plus aucun poids sur la scène internationale, nous étions fatigués, un point c'est tout", s'est emporté Uli Hoeness. Mais l'essentiel est ailleurs. Le Bayern est redevenu maitre sur ses terres. Et retrouvera la Ligue des Champions la saison prochaine.
Une nouvelle page de l'histoire du Bayern s'écrira alors. Sans son mythique gardien "Vul-kahn" qui prend sa retraite après avoir brandi pour la huitième fois de sa carrière le "Schale", le trophée remis au champion. Et sans Ottmar Hitzfeld qui quitte le Bayern en fin de saison pour diriger la sélection suisse. Mais avec Jürgen Klinsmann sur le banc. L'ancien sélectionneur de la Nationalmannschaft aura la lourde tâche de guider le Bayern pour ses retrouvailles avec la compétition la plus importante aux yeux des dirigeants bavarois. "La Ligue des champions, c'est vraiment notre catégorie", a admis Hoeness. Toute l'Allemagne n'attend que ça...
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