Mido, le banni

Si l'Egypte disputera la finale de la CAN, Mido ne sera pas sur la pelouse. Renié par sa sélection pour son geste d'humeur en demi-finale, l'attaquant a été suspendu six mois. Face au Sénégal (2-1), l'attaquant des Pharaons s'est ouvertement pris à son sé

Eurosport

Crédit: Eurosport

"Nous sommes l'un des favoris car nous jouons la maison. En Egypte, les supporters sont spéciaux, ils supportent l'équipe avec tout leur coeur et nous ferons tout pour les rendre heureux" , nous déclarait Mido avant le début de la CAN. Sur le fond, la qualification face au Sénégal ne lui donne pas tort. Mais, pour ce qui est de la forme, c'est une autre histoire, tant il semble s'être coupé du coeur des Egyptiens et surtout de ses coéquipiers par son attitude en demi-finale. Des frasques qui ne sont pas rappelés ses grandes heures à l'OM.
Alors que les 74 000 Cairotes scandaient "Dehors ! Dehors !" pour sa piètre prestation sur le terrain, celui qui pensait que "les gens veulent que je donne le meilleur de moi et que je marque le plus de buts possibles pour aider l'équipe" a sans doute été victime d'un excédé de zèle. A la 79e minute, lorsqu'il voit son nom affiché sur le tableau de l'arbitre assistant, l'ancien Marseillais ouvre les bras en signe d'incompréhension et s'en prend véhément à son entraîneur Hassan Chehata, refusant de sortir :
"Pourquoi me sors-tu ?- C'est moi l'entraîneur !- Tu me sors, tu es un âne !- C'est toi qui es un âne. Maintenant, tu sors ! "
Son remplaçant marque
Après plus d'une minute de pourparlers sous les yeux ébahis du public du Caire, Mido se décidait finalement à céder sa place à Zaki. S'ensuivait une confrontation nez à nez avec le sélectionneur, obligeant le vétéran Hoassam Hossan à séparer les deux hommes avant qu'ils n'en viennent aux mains. Mais le pire était à venir lorsque son remplaçant inscrivait de la tête le but de la qualification (81e), donnant raison au coup de coaching de Chehata.
Poussé tant bien que mal par un membre du staff à aller féliciter Zaki, Mido était rejeté par ses coéquipiers qui s'empressaient d'aller féliciter leur entraîneur, soutenu par l'ensemble du Stade International. Un véritable camouflet. "Ils (l'Egypte) ont eu de la chance après que je sois remplacé. J'espère que nous remportons la finale, c'est très important pour nous", a-t-il simplement commenté en sortant deux heures après le coup de sifflet final après avoir été tiré au sort pour se soumettre au contrôle anti-dopage.
Mido : "L'Egypte a eu de la chance"
Renié par sa sélection, Mido a écope d'une sanction disciplianie exemplaire pour une attitude que l'on ne voit que très rarement dans une compétition internationale. Suspendu six mois, le joueur prêté par l'AS Rome devra ainsi assister à la finale depuis les tribunes. "Quand on veut faire un changement, on fait un changement et on le fait pour le bien de l'équipe. On a 23 joueurs, tous sont égaux. Amar Zaki est un grand joueur et il l'a prouvé en marquant juste après être entré (à la place de Mido qui ne voulait pas sortir). On va régler quelques problèmes (ndlr: l'affaire Mido), mais on pense maintenant à la victoire finale contre la Côte d'Ivoire" , a expliqué Shawki Gharib, l'entraîneur-adjoint.
"L'équipe d'Egypte ne se résume pas à Mido" , avait-t-il déjà avancé la veille. Il faut dire que les Pharaons se sont déjà très bien passés de son attaquant en quarts de finale (4-1 contre la RD Congo) et lors du dernier match de poule où il était sorti à la 24e minute (3- contre la Côte d'Ivoire). Arrivé avec une image de star de la CAN, Mido se retrouve aujourd'hui bien seul. Mais ça n'est pas ça qui empêchera l'Egypte de rêver du titre.
Rejoignez Plus de 3M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité