Il y a des évidences que l’on ne peut pas nier. La supériorité brésilienne a été criante dimanche soir lors de la finale de la Coupe des Confédérations (3-0). La Roja n’a jamais été dans le rythme et a logiquement été balayée. A un an de la Coupe du monde et après le match, Xavi n’a pas eu de mal à résumer la soirée noire vécue au Maracana : "Nous n’arrivions à rien, tout est allé de travers (…) Ils ont mis plus d’intensité, plus de rythme, plus de pression, ils ont été meilleurs". Certes le Brésil a été performant, mais le jeu du Barcelonais et de ses coéquipiers s’est délité, absorbé par le pressing brésilien.
Agressés au milieu par Paulinho et Luiz Gustavo, les Espagnols ont sombré, à l’image de Busquets, gêné dans la première relance par Fred. Iniesta, seul Espagnol à résister à l’étau des locaux, était impuissant et ne pouvait pas tout. Dans sa quasi-totalité, l’effectif des champions du monde a reconnu que, cette fois-ci, l’Espagne n’était pas imbattable. De là à faire tomber les certitudes acquises depuis cinq ans, il n'y a qu'un pas... que Del Bosque ne franchit pas : "Il faudra l'analyser (la défaite), mais nos antécédents font que nous restons optimistes, a-t-il expliqué en conférence de presse. Nous avons de bons joueurs, un bon style de jeu, et nous n'avons pas à les changer à cause d'une défaite, même si elle est méritée."
C’est finalement Iker Casillas qui a trouvé les mots les plus justes : "Nous avons concédé une défaite qui fait mal (…), nous devons faire face, nous devons nous relever." L’Espagne n’est pas à terre, mais secouée. Le Brésil, dans le sillage de Fred et Neymar, s’est replacé dans la hiérarchie. D’outsider inconstant à favori devant son public, le changement réalisé par les Auriverde en une semaine et demie a de quoi faire douter la Roja. Contrairement à la défaite concédée face aux Etats-Unis en demi-finale de la Coupe des Confédérations 2009 (2-0), qui n’était qu’un accroc sur la route du premier titre mondial des Ibères, celle concédée dimanche est alarmante. Parce que face à ce Brésil-là, la thèse de l’accident ne tient pas.
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Sergio Ramos, Spain Brazil penalty

Crédit: Reuters

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