Coupe des Confédérations 2013 - Battue par le Brésil (3-0), l’Espagne ne s’en fait pas plus que ça

Eurosport sur Google

L’Espagne ne fait pas grand cas de la lourde défaite concédée dimanche face au Brésil (3-0), en finale de la Coupe des Confédérations. Une soirée, aussi noire soit-elle, ne peut pas effacer cinq années de suprématie.

Eurosport

Crédit: Eurosport

Il y a des évidences que l’on ne peut pas nier. La supériorité brésilienne a été criante dimanche soir lors de la finale de la Coupe des Confédérations (3-0). La Roja n’a jamais été dans le rythme et a logiquement été balayée. A un an de la Coupe du monde et après le match, Xavi n’a pas eu de mal à résumer la soirée noire vécue au Maracana : "Nous n’arrivions à rien, tout est allé de travers (…) Ils ont mis plus d’intensité, plus de rythme, plus de pression, ils ont été meilleurs". Certes le Brésil a été performant, mais le jeu du Barcelonais et de ses coéquipiers s’est délité, absorbé par le pressing brésilien.
Agressés au milieu par Paulinho et Luiz Gustavo, les Espagnols ont sombré, à l’image de Busquets, gêné dans la première relance par Fred. Iniesta, seul Espagnol à résister à l’étau des locaux, était impuissant et ne pouvait pas tout. Dans sa quasi-totalité, l’effectif des champions du monde a reconnu que, cette fois-ci, l’Espagne n’était pas imbattable. De là à faire tomber les certitudes acquises depuis cinq ans, il n'y a qu'un pas... que Del Bosque ne franchit pas : "Il faudra l'analyser (la défaite), mais nos antécédents font que nous restons optimistes, a-t-il expliqué en conférence de presse. Nous avons de bons joueurs, un bon style de jeu, et nous n'avons pas à les changer à cause d'une défaite, même si elle est méritée."
C’est finalement Iker Casillas qui a trouvé les mots les plus justes : "Nous avons concédé une défaite qui fait mal (…), nous devons faire face, nous devons nous relever." L’Espagne n’est pas à terre, mais secouée. Le Brésil, dans le sillage de Fred et Neymar, s’est replacé dans la hiérarchie. D’outsider inconstant à favori devant son public, le changement réalisé par les Auriverde en une semaine et demie a de quoi faire douter la Roja. Contrairement à la défaite concédée face aux Etats-Unis en demi-finale de la Coupe des Confédérations 2009 (2-0), qui n’était qu’un accroc sur la route du premier titre mondial des Ibères, celle concédée dimanche est alarmante. Parce que face à ce Brésil-là, la thèse de l’accident ne tient pas.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité