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Neymar absent, ils ont porté le Brésil

Neymar absent, ils ont porté le Brésil

Le 06/07/2019 à 23:48Mis à jour Le 07/07/2019 à 21:04

COPA AMERICA - Privés de leur grande star Neymar, les Auriverde pouvaient craindre une nouvelle désillusion pour cette édition 2019 organisée sur leurs terres. Les joueurs de Tite ont pourtant su former un collectif solide en s'appuyant sur plusieurs individualités qui ont su prendre leurs responsabilités.

Il ne reste plus qu'une marche à gravir. Le parcours ne fut pas toujours brillant et les supporters locaux ont parfois tremblé mais le Brésil est bien au rendez-vous de la finale de sa Copa America. Après les déceptions des éditions 2015 et 2016 et des Coupes du monde 2014 et 2018, la Seleçao avait pris un coup au moral avec le forfait de son maître à jouer Neymar quelques jours avant le début de la compétition. Les coéquipiers du Parisien ne se sont toutefois pas laissé abattre et ont répondu présents pour mener leur sélection en finale face aux Péruviens. Larges vainqueurs des Incas en phase de groupe (5-0), ils peuvent même se présenter en confiance si leurs cadres restent sur leur lancée.

Alisson Becker, le roc

Le portier de 26 ans vit une saison parfaite ou presque. Avec Liverpool, il a commandé la meilleure défense de Premier League et remporté la Ligue des champions. Il a enchaîné sur la même dynamique avec le Brésil dans cette Copa America où il n'a toujours pas encaissé le moindre but après cinq rencontres. Infranchissable depuis neuf rencontres en club et en sélection, le gardien de 1,91m s'est aussi montré déterminant en repoussant le premier tir au but paraguayen lors de la séance fatidique en quart de finale.

Au tour suivant, face à l'Argentine (2-0), il a même bénéficié d'une belle réussite en étant sauvé par ses montants à deux reprises. Un sacre continental avec le Brésil en ferait un sérieux concurrent dans la course au Ballon d'or. "Je me contente de faire mon travail, a répondu Alisson. De nombreux joueurs rêvent de ce prix. Je ne suis qu'un gardien".

Daniel Alves, la renaissance

Après une saison très mitigée au PSG et une reconversion en milieu droit, Dani Alves n'était pas franchement parti pour briller au sein de la défense brésilienne. Absent au Mondial russe, le joueur de 36 ans paraissait sur le déclin mais il a su directement prendre le relais de Neymar en récupérant le brassard de capitaine. Titulaire à chaque match au poste d'arrière droit, il s'est offert un but face au Pérou (5-0).

Thiago Silva, le repenti

Le défenseur central retrouve le frisson d'une compétition à domicile après ses mésaventures du Mondial 2014. De retour sur ses terres, il aurait pu trembler de nouveau mais Tite, qui l'avait relancé en sélection, lui a permis de reprendre confiance. Au côté de son compère Marquinhos, Thiago Silva se montre impérial en charnière centrale.

Si le Brésil n'a toujours pas pris de but, c'est aussi grâce à la vigilance, à l'anticipation et à la relance de son patron défensif de 34 ans. Il n'a pas osé s'avancer lors de la séance de tirs au but remportée contre le Paraguay en quart de finale (0-0, 4-3 tab) mais a su soutenir dignement ses coéquipiers et abordé la compétition de manière positive. "Personne n'est amnésique, personne n'a oublié ce qui s'est passé, a-t-il ainsi confié avant d'affronter l'Argentine au Mineirao, théâtre du 7-1 infligé par l'Allemagne il y a cinq ans et auquel il n'avait pas pris part en raison d'une suspension. Mais la vie est ainsi, il faut aussi penser aux bonnes choses".

Everton Soares, la sensation

Le joueur de 23 ans dispute sa première grande compétition avec les Auriverde et s'est joliment distingué. Celui que l'on Cebolinha" (petit oignon) joue sans aucune appréhension et a fait preuve d'une capacité de percussion très précieuse dans des rencontres fermées. Remplaçant lors du premier match contre la Bolivie (3-0), il a marqué quelques minutes seulement après son entrée en jeu.

Après le triste 0-0 face au Venezuela, l'attaquant du Gremio a gagné sa place dans le onze de départ pour le troisième match et fait trembler les filets péruviens. Il a su se rendre incontournable grâce à sa fraîcheur et ses qualités de dribbles et certainement tapé dans l'œil de quelques clubs européens. "Ma vie a changé, autant du point de vue professionnel que personnel, avec une reconnaissance au niveau national, mais aussi dans le monde entier, se réjouit Everton. J'essaye d'en profiter à fond, c'est un moment spécial de ma carrière".

Gabriel Jesus, le revanchard

Resté muet en Russie il y a un an, auteur d'une saison décevante avec Manchester City et barré par la concurrence de Roberto Firmino au poste d'avant-centre, lui non plus n'était pas parti pour être titulaire. Il faut dire que son dernier but en compétition avec le Brésil remontait à octobre 2017. Certainement lancé un peu trop tôt chez les A et longtemps trop frêle pour évoluer seul en pointe, Gabriel Jesus a su trouver un nouveau rôle tout en restant déterminé.

L'attaquant de 22 ans a effectué des entrées en jeu convaincantes en soutien de Firmino. Il a apporté davantage de percussion à un secteur offensif qui a parfois piétiné et où Richarlison, Willian et David Neres ont flanché. Il a mis fin à sa période de disette en ouvrant le score contre l'Argentine en demi-finale après un festival de Dani Alves puis a servi Firmino sur un plateau pour le but du break. Il avait déjà montré une belle force de caractère au tour précédent en prenant ses responsabilités pour frapper le dernier tir au but face au Paraguay sans trembler. "Gabriel captive tous les entraîneurs qui travaillent avec lui, note Tite. Il travaille énormément et n'abandonne jamais, sa persévérance est impressionnante".

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