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Atlético et Barça, qu'est-ce qui cloche ?
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Publié 31/01/2017 à 19:19 GMT+1
COUPE DU ROI - L'Atlético Madrid et le FC Barcelone s'affrontent mercredi soir en demi-finale aller. Les deux équipes sont un petit ton en dessous cette saison par rapport à l'an passé. Plusieurs facteurs expliquent ces six mois moins aboutis.
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L'Atlético face au Barça. La demi-finale de Coupe du Roi entre les deux mastodontes a de quoi faire saliver. Mais les deux équipes sont un peu moins souveraines cette saison. Rien de définitif puisque les deux sont encore en course en Ligue des champions, en Coupe et que la Liga ne s'est pas encore envolée même si l'Atlético a déjà un retard conséquent (10 points) sur le Real. Elles ont encore le temps d'inverser la tendance mais pour le moment chacune d'entre elles, a, pour différentes raison, un peu plus de mal que l'an passé.
Un Barça moins conquérant
La MSN a fait le succès du Barça l'an passé. Messi et Suarez marchent encore fort cette année. Le premier en est à 29 buts depuis le mois d'août, le deuxième en a mis 21. C'est pour le N du trio que le début de saison est moins prolifique. Le Brésilien a inscrit 9 buts toutes compétitions confondues. C’est loin d'être comparable à ce qu'il faisait l'an passé. A la même époque en Liga (après 20 journées), Neymar avait déjà inscrit 16 réalisations. Cette baisse de réussite de son numéro 11 explique, en partie que le Barça marche moins sur certains de ses adversaires cette saison.
"Un seul être vous manque et tout est dépeuplé." Sans Iniesta, le Barça perd une partie de son essence. Malheureusement pour le club catalan, son milieu de terrain a multiplié les absences depuis le début de la saison. Trois blessures différentes ont drastiquement réduit son temps de jeu cette saison. Six titularisations en Liga, trois en C1 : Iniesta n'a pas pu influencer comme à son habitude le jeu de son équipe. Et comme derrière, personne ne parvient à apporter la même créativité au jeu catalan, le Barça est forcément moins performant.
Claquage pour Jordi Alba et Mascherano, blessure à la malléole pour Piqué, problèmes à un ligament pour Umtiti, rechute pour Mathieu. Tout le secteur défensif du Barça, ou presque, a à un moment donné été ralenti par des problèmes physiques. Mercredi, c'est Sergio Busquets qui sera sur le flanc en raison d'une entorse à la cheville. Ajoutez à cela le fait que personne n'ait vraiment endossé le costume de Dani Alves et vous avez une défense bien instable.
L'essouflement de l'Atlético
Une défense de fer, jouer à fond les contre-attaques et effectuer un pressing incessant sur l'adversaire : voici la recette des succès de l'Atlético ces dernières années. En début de saison, Diego Simeone a tenté d'installer un jeu davantage porté sur l'attaque. Résultat quelques cartons en début de saison (7-1, 5-0) mais une solidité qui s'est effritée avec, en moyenne, 10,3 tirs concédés par match depuis le début de la saison. Et quand l’attaque est moins efficace, l’Atlético n’arrive plus à compenser par sa qualité défensive comme par le passé.
Une chose n'a pas changé : l'investissement que demande Diego Simeone à ses joueurs. La niaque que l'Atlético déployait collectivement l'an passé n'éblouit plus l'Europe. Physiquement et psychologiquement, les joueurs sont moins frais depuis le début de la saison. Personne n'est totalement hors-sujet. Mais l'usure de certains cadres, comme Gabi, se fait sentir et certains potentiels manquent de constance, comme Saul. Avec l'ivresse des sommets (un bon parcours en C1), ils retrouveront peut-être ce qui avait fait leur force.
L'attaque de l'Atlético avait tout cartonné en début de saison. Novembre et décembre avaient ensuite était plus difficiles pour les attaquants des Colchoneros. En janvier, Antoine Griezmann a retrouvé le rythme : cinq buts pour sept matches joués. Mais Kevin Gameiro et Yannick Ferreira Carrasco tirent toujours autant la langue à ses côtés. Le premier a marqué un but en deux mois, le second aucun. C'est insuffisant bien sûr, et l'efficacité retrouvée de Griezmann ne suffit pas à cacher la défaillance de ses deux coéquipiers. Le banc a aussi du mal à prendre le relais (Gaitan, Correa).
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