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Zidane est intouchable au Real... et c'est mieux comme ça
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Publié 18/01/2018 à 00:20 GMT+1
Zinédine Zidane ne semble pas en danger malgré la période de crise traversée par le Real Madrid. Le club merengue est pourtant dans une situation très délicate et quasiment inédite en championnat. D'autres entraîneurs n'y auraient probablement pas survécu. Mais le Français a manifestement quelque chose en plus…
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Il n'y a pas de club plus exigeant que le Real Madrid. Tous les entraîneurs qui ont pris place sur son banc peuvent en témoigner. Certains se diront forcément qu'ils ont été renvoyés pour moins que ça. A commencer par Rafael Benitez. Au soir du 3 janvier 2016, son équipe était troisième à quatre points du leader, l'Atlético Madrid, après un nul concédé à Valence (2-2). Elle avait terminé en tête de son groupe en phase de poules de la Ligue des champions. Le lendemain, Benitez était limogé. Et cela paraissait presque normal. Parce qu'on parle du Real.
Que pouvait bien penser le technicien espagnol et son palmarès long comme le bras quand il a cédé son poste à un entraîneur novice à ce niveau ? Que peut-il penser aujourd'hui en voyant la situation de son successeur deux ans après cette passation de pouvoir ? Alors que le Real, avec 19 points de retard sur le Barça, n'a été plus loin de la tête du classement qu'une seule fois dans toute son histoire. Alors qu'il a dû se contenter de la deuxième place de son groupe en phase de poules de la Ligue des champions. Que Zinedine Zidane a un traitement de faveur auquel lui n'a pas eu droit ?
Benitez n'aurait pas tort. Et il ne serait pas le seul à le penser. Ce traitement de faveur, Zidane l'a depuis le début son histoire au Real. Parce qu'il est le protégé de Florentino Perez. Celui qui avait déboursé en 2001 une somme record à l'époque de 500 millions de francs (75 millions d'euros) pour arracher le magicien français à la Juventus. Celui qui, de nouveau élu à la tête de la Maison Blanche en 2009, l'avait immédiatement appelé pour en faire son conseiller. Celui qui a progressivement rapproché Zizou du banc merengue en le nommant directeur sportif, puis entraîneur de la réserve.
Un coup de bluff qui en disait long
Zidane entraîneur de l'équipe première au Real, c'était un projet de Perez qui ne datait pas du 4 janvier 2016. C'était la volonté de l'homme fort de la Maison Blanche depuis bien plus longtemps. La seule véritable explication de la nomination d'un coach sans la moindre expérience pour tenter de sortir le Real de son marasme de 2015, une année sans trophée pour le club le plus boulimique de titres sur cette planète. Zidane connaissait le club. Mais lui confier une telle responsabilité, cela ressemblait surtout à un sacré coup de bluff. Qui s'est avéré être un incroyable coup de génie.
Si Zidane est arrivé sur le banc du Real, c'est surtout grâce au traitement de faveur que Perez lui a toujours accordé. S'il survit encore à la mauvaise passe merengue, c'est aussi grâce au crédit qu'il a su gagner lui-même. En réussissant l'exploit de remporter deux Ligues de champions consécutives. En replaçant la Maison Blanche au sommet de la Liga. En accumulant huit titres en l'espace de deux ans sur le banc. Le dernier remonte à tout juste un mois. Il a été laborieux à conquérir, à l'image de la saison du Real. Elle l'est encore davantage depuis. Et ce mois ressemble aujourd'hui à une éternité.
La réussite le fuit comme la peste
Zidane n'échappe pas à une réalité. Celle d'un entraîneur en première ligne quand son équipe enchaîne les mauvais résultats. Il avait la réussite chevillée au corps. Elle semble désormais le fuir comme la peste. Et surtout ses joueurs. Car le manque d'efficacité est probablement l'une des premières explications de la mauvaise passe traversée par le Real Madrid. Une étude statistique menée par le quotidien As illustre assez bien le phénomène. Il fallait à peine six tirs au club merengue pour trouver les filets la saison passée. Il lui en faut quasiment onze cette saison. Près du double.
Il y a des circonstances atténuantes pour Zidane. Ses prédécesseurs en avaient aussi. Aucun d'entre eux n'avait cependant semblé autant à l'abri d'une éviction que le Français dans un cas de crise similaire. Parce que Zizou a toujours été un projet de Perez. Et la confiance inébranlable placée en lui a très probablement contribué au début de mandat des plus glorieux de l'ancien meneur de jeu des Bleus sur le banc merengue. Quitte à ce que cela passe par un traitement de faveur au moment de traverser des turbulences. C'est aussi comme ça qu'un club peut repartir de l'avant.
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