Coupe du monde des clubs - Les tops et flops de PSG - Real Madrid : Paris en mode bulldozer, Ousmane Dembélé en mode Ballon d'Or
Mis à jour 10/07/2025 à 11:13 GMT+2
Un peu plus d'un mois après sa finale parfaite de Ligue des champions contre l'Inter (5-0), le PSG a réalisé une autre prestation exceptionnelle face au Real Madrid mercredi en demi-finale de la Coupe du monde des clubs (4-0) grâce notamment à Ousmane Dembélé et Fabian Ruiz. Du côté madrilène, Kylian Mbappé et Vinicius Jr ont été totalement hors sujet. Les tops et flops.
Le Ballon d'Or peut-il échapper à Dembélé ?
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LES Tops
- Une copie parisienne qui fera date
La prestation XXL du PSG a illustré, de la façon la plus parfaite possible, la philosophie collective de Luis Enrique. Et sur la pelouse new-yorkaise, le Real Madrid, quinze fois vainqueur de la Ligue des champions, a totalement volé en éclats. Dès le coup d'envoi de la rencontre, les joueurs parisiens ont été largement au-dessus physiquement, tactiquement et techniquement.
Malgré la présence de grandes stars comme Kylian Mbappé ou Vinicius Jr en face, le PSG a martyrisé les Merengue, complètement hors sujet ce mercredi, dans le cœur du jeu et surtout sur les ailes où les duos Mendes - Kvaratskhelia et Hakimi - Doué ont régné en maîtres.
Pour la première fois depuis septembre 2005 (ndlr : lors de la phase de poules de Ligue des champions contre l'Olympique Lyonnais), le Real Madrid a été mené 0-3 après 30 minutes de jeu, ce qui prouve l'exploit des partenaires de Désiré Doué. Mieux, le PSG a réalisé cette performance face à Xabi Alonso, champion d'Allemagne 2024 et considéré comme l'un des meilleurs tacticiens actuels.
- Dembélé, un match de Ballon d'Or
Pour son premier match en qualité de titulaire dans cette Coupe du monde des clubs, Ousmane Dembélé a montré qu'il était resté sur le tempo enflammé des six derniers mois. A la sixième minute, son pressing dans les pieds de Raul Asencio a fait mouche et provoqué l'ouverture du score de Fabian Ruiz (6e). Trois minutes plus tard, l'ex-Barcelonais a su profiter de l'erreur d'Antonio Rüdiger pour sprinter seul face au but madrilène. Avec un grand sang froid, qu'on lui connaît depuis cette saison 2024-25, il a trompé parfaitement Thibaut Courtois (9e), l'un des meilleurs gardiens de la planète football.
Sur le troisième but parisien, sa passe en direction d'Achraf Hakimi a totalement déséquilibré la défense du Real. Ce mercredi soir encore, l'international français, 35 buts et 15 passes décisives au compteur toutes compétitions confondues, a encore endossé le costume d'éventuel favori au Ballon d'Or. La finale de la Coupe du monde des clubs dimanche contre Chelsea vaudra très cher pour l'ancien Rennais.
- Fabian Ruiz, en mode Roja
Lors de ses deux premières saisons au PSG, Fabian Ruiz s'est montré trop timide et plusieurs observateurs ont regretté de ne pas voir le milieu de terrain exceptionnel avec l'Espagne, championne d'Europe en 2024. Mais depuis cette saison, l'ancien Napolitain s'est transfiguré et sa partition new yorkaise prouve à quel point il a passé un cap avec Luis Enrique.
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Ruiz : "Encore un match pour clore la saison en beauté"
Video credit: Eurosport
Outre ses deux buts, le joueur de 29 ans s'est créé la première occasion du match (4e). Sans une détente horizontale magnifique de Thibaut Courtois, l'Espagnol aurait fini la rencontre avec un triplé à la clé. Outre ses statistiques, Fabian Ruiz a eu un rôle primordial dans l'entrejeu parisien, où son jeu de passes a très souvent cassé les lignes madrilènes.
Les flops
- Asencio – Rüdiger, charnière gruyère
Avant ce match, on se demandait si le Paris Saint-Germain allait beaucoup souffrir de l’absence de Willian Pacho, suspendu. Finalement, c’est bien le Real Madrid qui avait de quoi s’inquiéter. Sans Dean Huijsen, également suspendu, le club espagnol a débuté cette rencontre avec une charnière composée de Raul Asencio et d’Antonio Rüdiger.
Très tôt, les deux hommes ont plombé leur équipe avec deux erreurs grossières (une chacun), que les Parisiens ont parfaitement exploitées. Le premier, trop dilettante dans sa surface, a laissé Ousmane Dembélé lui chiper le ballon. Le second a carrément… frappé dans le vide, également sous la pression du Français. Fort heureusement, la Casa Blanca a pu relancer des défenseurs (Dani Carvajal, Eder Militao) remis de blessures…
- Mbappé - Vinicus - Garcia, le trio ne fonctionne pas
A deux, ça fonctionnait bien. A trois, beaucoup moins. Depuis le début de la compétition, Xabi Alonso avait fait le choix - aussi contraint par le virus contracté par Kylian Mbappé - d’évoluer avec deux attaquants : Vinicius Jr et le surprenant Gonzalo Garcia. La formule avait plutôt bien fonctionné. Le Français ayant retrouvé la forme sur le plan physique, l’entraîneur espagnol a cette fois décidé d’aligner les trois hommes. D’abord avec Garcia en pointe, accompagné de Mbappé à gauche et de Vinicius à droite.
Incapables de se trouver et de combiner, les offensifs madrilènes ont bien tenté d’échanger les positions. En vain. Ce Real a été complètement inopérant et Gianlugi Donnarumma n’a pas eu beaucoup de travail. Le coach madrilène, lui, a du boulot.
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Kylian Mbappé lors du match de Coupe du monde des clubs entre le PSG et le Real Madrid
Crédit: Getty Images
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