Palmeiras a fait taire ses détracteurs. Critiqué pour son jeu simpliste, le club brésilien a remporté la Copa Libertadores 2021 samedi soir au terme d'un scenario complètement fou face à Flamengo (2-1). Tenant du titre, le club brésilien a fait jouer son pragmatisme pour s'offrir le doublé après prolongations. Grâce à Raphael Veiga (4e) et Deyverson (95e), les Alviverde ont réussi un exploit qui n'avait plus été réalisé depuis Boca Juniors au début du siècle (2000, 2001) et ont marqué un peu plus leur empreinte sur le football sud-américain.
Car, il ne fallait pas s’y tromper avant la rencontre. Au Brésil, nombreux sont ceux qui rêvaient secrètement ou non d’une victoire de Flamengo face au jeu plus défensif d’Abel Ferreira. Dans cette finale 100% brésilienne entre les deux derniers vainqueurs de la Ligue des champions sud-américaine, l’équipe de Renato Gaucho incarnait le beau football, ce "joga bonito" qui plaît tant aux supporters auriverde. Seulement, dans un match couperet comme cette finale, le vainqueur n’est pas forcément celui qui joue le mieux.
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Gabigol y a cru

A l’Estadio Centenario de Montevideo (Uruguay), les Rubro-Negro n’ont pas été les plus spectaculaires dans le jeu et se sont surtout tirés des balles dans le pied. Monsieur Pitana n’a pas eu le temps de siffler le coup d’envoi de cette finale que Palmeiras était déjà mis sur orbite pour conserver son titre. A cause ou grâce, suivant l’équipe supportée, d’un alignement douteux de David Luiz, le vainqueur de l’édition 2020 a ouvert le score par Veiga après seulement cinq minutes de jeu.
Revenu au Brésil après avoir été laissé libre par Arsenal, l’ancien défenseur du PSG avait l’occasion de rejoindre Neymar, Carlos Tévez, Dida et Ronaldinho en remportant la Ligue des champions et la Copa Libertadores. Le Brésilien devra retenter sa chance car les événements ont été contraires à sa volonté. Face à un bloc de Palmeiras plus compact que jamais après cette rapide ouverture du score, "Fla" s’est cassé les dents et n’a eu que des miettes à se mettre sous la dent.
Gabigol en a été l’exemple type, lui qui revenait de blessure mais dont tout le peuple rouge et noir espérait voir briller en Uruguay. Bien muselé par la paire Luan - Gomez, l’ancien de l’Inter a mangé son pain noir pendant plus d’une heure avant de jouer les sauveurs. Déjà buteur lors de la finale remportée en 2019, celui qui était présenté comme le successeur de Neymar à ses débuts à Santos a égalisé sur l’un des rares moments d’inattention de ses adversaires. Dans un angle fermé, il a trompé la vigilance de Weverson (72e).

La boulette de Pereira

Entre ce but égalisateur et la parade de Diego Alves quelques minutes auparavant, le match a donné l’impression de tourner. Acculé sur son but, Palmeiras a subi les assauts adverses mais n’a pas rompu, malgré une énorme frayeur sur une frappe trop croisée de Michael en fin de temps réglementaire. On a alors cru au tournant du match mais le plus fatal est finalement arrivé quelques minutes après le début de la prolongation. Palmeiras a, une nouvelle fois, profité des faiblesses défensives de Flamengo pour se diriger vers un troisième titre continental, le deuxième de suite.
Sur une passe en retrait de David Luiz, Andreas Pereira, un autre ancien de Premier League, a craqué sous le pressing de Deyverson, qui ne s’est pas fait prier pour trouver le chemin des filets, cinq minutes après son entrée en jeu (2-1, 95e). Les pleurs de l’attaquant brésilien n’ont eu d’égal que la joie de ses supporters. Palmeiras sera encore sur le toit de l’Amérique du Sud pour douze mois supplémentaires. Et contre un autre grand du Brésil, le bonheur est forcément décuplé.
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