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Mahrez, la CAN comme échappatoire

Mahrez, la CAN comme échappatoire

Le 18/07/2019 à 12:23Mis à jour Le 18/07/2019 à 12:26

CAN – Riyad Mahrez brille avec l'Algérie à la CAN 2019, avant la finale de vendredi contre le Sénégal. Le capitaine des Fennecs sort pourtant d'une saison compliquée avec Manchester City, où il a peiné à digérer son transfert de l'été 2018 en provenance de Leicester.

Conclu pour 68 millions d'euros, ce changement devait marquer une nouvelle étape pour Mahrez. L'Algérien avait fait le tour avec les Foxes : champion d'Angleterre en 2016 au terme d'une campagne à 17 buts et 10 passes décisives, 7e du Ballon d'Or et Joueur africain de l'année cette même saison, Mahrez avait réduit la cadence lors des exercices suivants (6 buts et 4 passes en 2016-2017, 12 buts et 11 passes en 2017-2018), restant toutefois le joueur majeur d'une équipe glissant vers le milieu de tableau. Logique, dès lors, de viser plus haut.

Du duo star à l'embouteillage

Sa première saison à City n'a pourtant pas vraiment répondu aux attentes. L'ancien du Havre n'a commencé que 14 rencontres sous les ordres de Pep Guardiola, entrant 13 fois en jeu et restant 10 rencontres entières sur le banc. S'il s'est montré dans certains matches importants, marquant notamment le but de la victoire à Bournemouth (1-0) en plein sprint pour le titre, il n'a que trop peu pesé malgré des statistiques honorables (12 buts, 12 passes en 44 rencontres).

Star d'un duo fantastique avec Jamie Vardy chez les Foxes, Mahrez s'est heurté à un tout autre environnement à City. "Il doit comprendre où il est, disait son entraîneur Pep Guardiola en mars. Ici, c'est une équipe qui a obtenu 100 points la saison passée, et où à chaque match, on se bat, on court et on joue." Surtout, l'Algérien s'est heurté à une concurrence dans la forme de sa vie, à l'image de Bernardo Silva et Raheem Sterling, tous deux nommés dans l'équipe-type de l'année de Premier League.

" Toujours une certaine pression quand on revient au bled"

Friands de ce genre de situation, les tabloïds anglais évoquaient dès le mois de mars des envies de départ : elles ont été vite balayées, à la fois par le joueur et l'entraîneur. "Je suis très heureux ici. Je ne vais pas aller quelque part parce que je ne joue pas. Ça fait partie du jeu, je dois être fort et ne pas me cacher", disait le premier. "Riyad Mahrez sera avec nous la saison prochaine, la prochaine et la suivante", complétait le second, presque désolé de ne pas pouvoir offrir plus de temps de jeu à sa recrue : "Cela m’attriste car il s’entraîne formidablement bien. C’est un joueur incroyablement talentueux."

Titulaire indiscutable avec les Fennecs, et porteur du brassard, Mahrez profite en tout cas de la lumière de la sélection pour briller à nouveau. Ce, malgré la pression : "On ne va pas se mentir, quand on joue dans un grand club, on a toujours une certaine pression quand on revient au bled." Mais le Citizen a appris ses leçons à Manchester : "C’est sûr qu’on doit faire la différence, mais on n’est pas seuls, il faut dix joueurs derrière nous pour réussir." C'est pourtant lui que les Fennecs attendent en finale, vendredi.

Mahrez face à Musa lors d'Algérie - Nigeria en demi-finale de la CAN 2019.

Mahrez face à Musa lors d'Algérie - Nigeria en demi-finale de la CAN 2019.Getty Images

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