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Coupe de France - 16e de finale : Nantes élimine Lyon (3-2) grâce à un triplé de Bessat

Bessat a pris feu et l'OL s'est brûlé les ailes

Le 20/01/2015 à 22:56Mis à jour Le 20/01/2015 à 23:32

Avec un Vincent Bessat exceptionnel et auteur d'un triplé, Nantes a réussi l'exploit d'éliminer Lyon en 16es de finale de la Coupe de France (3-2). Le milieu de terrain a marqué aux 19e, 21e et 89e minutes de jeu. Lacazette (5e) avait ouvert le score et Fekir égalisé à 2-2 à l'heure de jeu (59e).

Bessat leur a tout fait. Auteur d’un triplé face à Lyon (3-2), le milieu de terrain nantais a scellé la qualification du FCN pour les huitièmes de finale de la Coupe de France. La victoire a mis du temps à se dessiner pour les Canaris. Il a fallu, en effet, attendre la 89e minute pour voir la Beaujoire s’enflammer sur une volée victorieuse de Vincent Bessat. Les Lyonnais avaient pourtant démarré le match de la meilleure des manières en ouvrant le score dès l’entame, par l’inévitable Lacazette (5e). Mais deux buts inscrits en deux minutes (19e et 21e) ont remis les Nantais sur les bons rails. L’égalisation signée Fékir (59e) n’aura pas suffi à éteindre les ardeurs nantaises : Bessat était dans un grand soir.

Les deux équipes ont offert au public un match ouvert et agréable. Aucun des deux entraîneurs n’avait pris la partie à la légère. Si ce n’est un léger turn-over (symbolisé par le retour de Malbranque), Lyon a fait avec ses forces. Son duo Lacazette-Fekir, sa colonne vertébrale complétée par Gonalons et Lopes, et son animation offensive mêlant explosivité, jeu en une ou deux touches et verticalité. C’est d’ailleurs en s’appuyant sur ces atouts que l’OL a ouvert le score. Sur une récupération haute, Malbranque et Ghezzal combinaient à merveille pour servir Lacazette en profondeur (6e). Au-delà de la confirmation que le meilleur buteur de Ligue 1 est en grande forme, ce but offrait à Hubert Fournier une certitude : cette saison, Lyon a une identité, une patte technique, peu importe les joueurs alignés.

Nullement assommé par cette entame, Nantes s'est remis sur les rails. Un ballon récupéré près de la ligne médiane. Une ouverture, un centre et une déviation plus tard, Bessat a été servi à l’entrée de la surface de récupération. Le milieu nantais a éliminé son vis-à-vis d’une feinte de tir, avant d’ajuster Lopes d’une frappe puissante (20e). Moins de deux minutes plus tard, rebelote. Après un ballon perdu en zone médiane, le club rhodanien s'est une nouvelle fois fait piéger par une passe en profondeur. Bessat ne s'est pas fait prier, et a trompé à nouveau Lopes d’une frappe quasi-identique à la première (21e). Si Fekir a égalisé à l'heure de jeu (59e), c'est Bessat qui a eu le dernier mot (89e).

Lyon s'est fait piéger

"On avait prévu de se projeter vite vers l’avant", a confirmé Michel der Zakarian après la rencontre. De fait, Lyon a failli deux fois de la même façon. Son jeu offensif implique un bloc-équipe placé assez haut, qui laisse inéluctablement des espaces importants derrière lui. Nantes a su en profiter à la perfection mardi soir. Mais ce match n’aura pas été uniquement l’affrontement de deux équipes aux transitions offensives parfaites. Il aura laissé transparaître quelques failles dans une équipe lyonnaise actuellement sur un nuage.

Une faille technique, d’abord, très bien appréhendée par Nantes. Une faille mentale, ensuite, symbolisée par les accès de colère de Lacazette et Fekir. Une faille collective, enfin. Hubert Fournier ne disait pas autre chose, à la fin de la rencontre, en pointant du doigt "la suffisance" de son équipe. Ce soir, Lyon n’est plus engagé que dans une compétition : le Championnat de France, dont les Gones sont leaders. Grâce à son pied gauche triplement décisif, Bessat les aidera sûrement à se poser certaines (bonnes) questions.

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