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Football - Coupe du Monde des clubs : Liverpool et les rendez-vous mondiaux, une histoire contrariée
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Publié 17/12/2019 à 23:50 GMT+1
COUPE DU MONDE DES CLUBS - Avant d’aborder le Boxing Day et de conclure une année 2019 très chargée, Liverpool a débuté par une victoire en demi-finale ce mercredi face à Monterrey (2-1) lors du Mondial des clubs, héritier de la Coupe intercontinentale. Deux compétitions planétaires que les Reds n’ont étonnamment jamais gagnées.
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Dire que l’armoire à trophées du Liverpool FC est copieusement garnie est un doux euphémisme. En plus d’un siècle d’existence, le club de la Mersey a en effet collectionné les sacres dans plusieurs compétitions, tant nationales (Premier League, FA Cup, League Cup, Community Shield) qu’européennes (Ligue des champions, Ligue Europa, Supercoupe d’Europe). Ce monument du football mondial aurait-il, en fin de compte, absolument tout gagné ? Non, car un titre majeur échappe encore et toujours aux Reds : celui de champion intercontinental.
Depuis sa création en 2005, la Coupe du Monde des clubs a très souvent souri aux équipes du Vieux Continent. Il en allait de même pour son ancêtre, la Coupe intercontinentale, qui a d’abord opposé le vainqueur de la C1 à celui de la Copa Libertadores dans une confrontation aller-retour (1960-1979) puis lors d’un match sec, disputé au Japon (1980-2004). D’ailleurs, toutes les écuries ayant remporté minimum trois Ligues des champions - ou coupes d’Europe des clubs champions - ont triomphé au moins une fois à l’échelle planétaire. Toutes, sauf Liverpool.
Boycott, Vampiro et guerre des Malouines
Il faut dire que l’histoire entre les Scousers et la Coupe intercontinentale n’avait, de toute manière, pas commencé sous les meilleurs auspices. En 1977 comme en 1978, la bande à Bob Paisley a décidé de boycotter ce rendez-vous, le public sud-américain ayant la réputation d’être particulièrement virulent, voire violent. En 1981 en revanche, les protégés de l’emblématique manager anglais se sont rendus à Tokyo. Ils y ont été rossés (3-0) par le Flamengo de Zico et de Carlos Mozer, qui n’était pas encore le "Vampiro" adulé par les supporters de l’OM.
Le 9 décembre 1984, le match entre les Reds et l’Independiente s’est quant à lui déroulé dans un contexte géopolitique pesant. Il s’agissait tout simplement du premier duel anglo-argentin depuis la guerre des Malouines (avril-juin 1982), qui avait jeté un froid considérable dans les relations entre les deux pays. Certains observateurs craignaient même que la rencontre ne vire au pugilat. S’il n’en a finalement rien été, Bruce Grobbelaar, Ian Rush, Kenny Dalglish et consorts se sont malgré tout inclinés (1-0).
Klopp : "Réaliser quelque chose de nouveau"
En 2005 enfin, Steven Gerrard et ses coéquipiers ont subi la loi de Sao Paulo (1-0) en finale de la première édition du Mondial des clubs. Quatorze ans plus tard, Liverpool s’apprête à effectuer son grand retour dans ce tournoi annuel mercredi (18h30), à Doha. Un déplacement trop énergivore, alors que les derniers vainqueurs de la Ligue des champions sont à flux tendus depuis des mois et devront ensuite enchaîner avec le Boxing Day ? Jürgen Klopp n'est pas de cet avis.
"Cette compétition va donner à l’équipe l’occasion de réaliser quelque chose de nouveau, en gagnant notre première Coupe du Monde des clubs, a ainsi affirmé le technicien allemand. L’année a été chargée oui, mais elle a surtout été incroyable. Nous ferons tout pour terminer avec ce titre." Vainqueurs face aux Mexicains de Monterrey en demi-finale ce mercredi (2-1), les partenaires de Virgil van Dijk n’ont plus qu'un match à gagner pour boucler leur excellent cru 2019 sur un nouveau sacre. Et donc ajouter une ligne qui manque encore à leur palmarès.
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