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Jairzinho, l'ouragan
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Publié 27/05/2010 à 13:03 GMT+2
Suite de notre Top 100 des joueurs les plus marquants de l'histoire de la Coupe du monde. A la 16e place, Jairzinho. Le Brésilien a joué un rôle majeur dans le sacre de la Seleçao en 1970, marquant à tous les matches.
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Crédit: Eurosport
Du 17 mai au 7 juin, notre site vous propose de découvrir son classement des 100 joueurs les plus marquants de l'histoire de la Coupe du monde. Mais nous souhaitons aussi connaitre votre avis. Vous pouvez donc dès aujourd'hui voter pour établir votre propre classement. Pour cela, rien de plus simple: envoyez à redaction.fr@eurosport.com votre podium en désignant les trois joueurs les plus marquants de l'histoire selon vous. Le premier obtiendra 3 points, le deuxième 2 point et le troisième 1 point. Le classement des internautes sera révélé en même temps que le numéro un du classement de la rédaction.
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16. JAIRZINHODate de naissance : 25 décembre 1944Pays : BrésilPoste : AttaquantParticipations : 3 (1 victoire)Matches : 16 (9 buts)
D'abord une image comme un symbole. Coupe du monde 1970, finale, Brésil-Italie : 4-1. La Seleçao récite un football parfait. Pelé lève le point, soutenu par le numéro 7 de l'équipe auriverde. La photo fait le tour du globe. Ce numéro 7 ? Jairzinho. Aux côtés du Roi mais aussi de Rivelino, Gerson ou Tostao, il place le Brésil au sommet de son art. Titulaire sur le flanc droit de l'attaque, à Botafogo, comme en sélection, il assure avec brio la succession de Garrincha, l'Ange aux jambes tordues. Au Mexique en 1970, Jairzinho réussit l'exploit d'inscrire un but au moins lors de chaque rencontre pour un total de 7 réalisations. Seuls Alcides Ghiggia (Uruguay, 1950) et Just Fontaine (France, 1958) ont réussi pareille performance. Sept buts et autant de bijoux ou presque. On retiendra notamment ce slalom de 40 mètres dans la défense tchécoslovaque en match de poule ponctué d'une frappe croisée imparable.
Surnommé Furacao (l'ouragan) pour sa vitesse foudroyante, il est le Brésilien le plus rapide sur 50 mètres, et son sens du dribble, Jairzinho a attendu la Coupe du monde mexicaine pour marcher sur l'eau. En 1966, en Angleterre, Garrincha est indéboulonnable à droite et Jairzinho se montre emprunté sur le côté gauche de l'attaque brésilienne. Comme ses coéquipiers, il traverse le Mondial sans éclat. En 1974, il inscrit deux buts au sein d'une Seleçao fatiguée. 1970 est loin mais Jairzinho a gagné sa place dans les livres. Même retiré des terrains, il marquera une dernière fois l'histoire de la Coupe du monde. En effet, c'est sur ses conseils que Cruzeiro, en 1990, enrôle un jeune gamin prometteur de 13 ans, un certain Ronaldo...
17. MARIO KEMPESDate de naissance : 15 juillet 1954 Pays : Argentine Poste : Attaquant Participations : 3 (1 victoire) Matches : 17 (6 buts)
Avant Diego Maradona, Mario Kempes a fait chavirer le coeur des Argentins en Coupe du monde. Quatre ans avant le premier Mondial "d'El Pibe de Oro", "El Matador" a redonné le sourire à son peuple. S'il a participé à trois Coupes du monde (1974, 1978 et 1982), c'est en 1978 qu'il a écrit sa légende. Ce Mondial reste marqué par les "papelitos", les petits papiers qui tombent des tribunes, et ses réalisations. Devant son public et dans un contexte controversé avec la junte militaire au pouvoir en Argentine, Kempes a été redoutable dans la zone de vérité pour offrir à l'Albiceleste son premier Mondial. Comme un symbole : il a d'ailleurs marqué ses six buts dans la plus prestigieuse compétition planétaire lors de cette édition.
Après un Mondial 1974 terminé sans but à son compteur personnel et avec une élimination au deuxième tour, Kempes a mis du temps avant de trouver la bonne carburation en 1978. Mais s’il est muet au premier tour, il a pris toute sa dimension ensuite. Avec un doublé contre la Pologne (2-0) et un autre face au Pérou dans un match qui a fait couler beaucoup d'encre (6-0), il a guidé sa sélection vers la finale où il a encore répondu présent. Face aux Pays-Bas (3-1 a.p), le numéro 10 argentin a frappé encore deux fois. L'Argentine a la tête dans les étoiles. Kempes, qui a terminé meilleur buteur du tournoi, est le héros national. En attendant l'arrivée de Diego Maradonna avec qu'il a joué en 1982 sans briller... et sans but. Son Mondial était déjà passé…
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18. RIVELINODate de naissance : 1er janvier 1946Pays : BrésilPoste : Milieu de terrainParticipations : 3 (1 victoire)Matches : 15 (6 buts)
Comment oublier Roberto Rivelino ? Ne serait-ce que pour sa moustache, c'est impossible. Le milieu de terrain au système pileux proéminent et à la frappe de balle surpuissante est en quelque sorte le lien entre Pelé et Zico. Le natif de Sao Paulo, champion du monde à 24 ans avec la Dream Team de 1970 a joué trois Coupes du monde et connu le meilleur dès la première. Dans l'équipe de Mario Zagallo, Rivelino comme un poisson dans l'eau. Auteur de trois buts au Mexique, dont un coup franc énorme face à la Tchécoslovaquie lors de la première sortie des Brésiliens, ce fils d'immigrants italiens a joué un rôle majeur dans la conquête du troisième titre des Auriverde.
Porteur du numéro 10 en 1974 (celui laissé vacant par Pelé), Rivelino réussit une bonne Coupe du monde, mais ne peut entrainer le Brésil dans son sillage. En 1978, la Seleção prend la troisième place, mais le milieu de terrain passe le plus clair du Mondial sur le banc, Zico prenant les commandes petit à petit. Considéré comme le troisième ou quatrième plus grand joueur brésilien de l'histoire, Rivelino est également connu pour être l'inventeur de "l'elastico", dribble ressorti du placard par un certain Ronaldinho.
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19. DINO ZOFFPays: ItalieDate de naissance: 28 février 1942Poste: GardienParticipations: 4 (1 victoire)Matches: 17
Dino Zoff est tout simplement un des plus grands gardiens de but de l'histoire du football. Par son talent, son charisme, son leadership, il a marqué la Squadra comme peu de joueurs avant, ou après lui. Mais c'est peut-être sa longévité qui lui confère une stature exceptionnelle. Zoff avait en effet 40 ans quand il a été sacré champion du monde avec l'Italie en 1982, ce qui fait de lui le plus vieux joueur sacré depuis 1930. Zoff a pourtant attendu 32 ans avant de jouer son premier match en phase finale. Absent en 66, remplaçant en 70, il connait deux premières éditions décevantes en 74 et 78 même si, à titre personnel, il est à chaque fois irréprochable. A 40 ans, il n'a toujours pas d'égal en Italie et Enzo Bearzot décide non seulement de le garder comme titulaire mais aussi d'en faire son capitaine.
La suite, on la connait. La Squadra frôle l'élimination au premier tour. Elle se sort ensuite du groupe de la mort au deuxième tour, en battant l'Argentine et surtout le Brésil. Au cours de ce match, Zoff concède deux buts mais réussit un arrêt miraculeux en toute fin de rencontre. Il garde ensuite sa cage inviolée en demi-finale face à la Pologne et ne concède qu'un but anecdotique en fin de rencontre en finale, alors que l'Italie mène 3-0. Le portier de la Juve obtient enfin la consécration suprême. "Dino était un gardien exceptionnel parce qu'il est un homme exceptionnel, toujours calme, toujours posé même dans les moments les plus durs, les plus tendus, raconte Bearzot. Son humilité et le respect qu'il témoignait aux autres m'ont toujours frappé. Je me souviens de la victoire contre le Brésil en 82. Tout le monde sautait partout. Lui est simplement venu me voir à la fin du match, il m'a donné une bise et il est rentré aux vestiaires. Ce fut le plus grand moment du Mondial pour moi."
20. SANDOR KOCSISPays: HongrieDate de naissance: 23 septembre 1929Poste: AttaquantParticipations: 1Matches: 5 (11 buts)
Avec 11 buts lors de l’édition 1954, Sandor Kocsis est, derrière les 13 réalisations de Just Fontaine en 1958 (avec un match en plus), l’attaquant le plus prolifique sur une seule édition de Coupe du monde. Quand il arrive en Suisse, Kocsis est déjà champion olympique. Avec la Hongrie, il domine comme rarement une formation a pu le faire. Son travail? Finisseur. Première victime en 54, la Corée du Sud battue 9-0 et contre laquelle il inscrit un triplé. Face à l’Allemagne au 1er tour, c’est encore mieux avec un quadruplé (8-3). En deux matchs, Kocsis a déjà trouvé sept fois le chemin des filets.
Il en ajoutera deux face au Brésil en quart de finale puis deux autres en prolongation face à l’Uruguay alors que le score était de 2-2. Son compteur restera bloqué à 11 réalisations dont 7 de la tête ce qui lui vaudra le surnom de tête d’or. En finale où la Hongrie retrouve l’Allemagne, il reste en effet muet pour la première fois depuis le début de la compétition. La bande à Puskas s’incline à la surprise générale. Quatre ans plus tard Sandor Kocsis rejoint le Barça où il étoffe son palmarès. Il se suicidera en 1979 à l’âge de 50 ans après qu’on lui ait diagnostiqué une leucémie. Il reste à ce jour l’un des buteurs les plus prolifiques en sélection avec 75 buts en 68 capes.
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