Bleus-bis en Norvège ?

Bleus-bis en Norvège ?
Par Eurosport

Le 16/07/2010 à 07:51Mis à jour Le 16/07/2010 à 09:56

Laurent Blanc songerait à ne sélectionner aucun des mutins de Knysna pour le premier match de son mandat au mois d'août prochain. C'est l'information défendue par France Football vendredi matin. Elle va à l'encontre de tout ce qui se dit sur ce sujet.

Comme beaucoup d'autres choses à la FFF en ce moment, le dossier des sanctions à apporter aux grévistes de l'Afrique du Sud est en stand-by. Cela fait grosso modo trois semaines que les 24 Bleus retenus pour la Coupe du monde se sont couverts de ridicule et leur maillot avec. Il reste à peu près le même laps de temps avant que Laurent Blanc habite son costume de sélectionneur en publiant sa première liste et en dirigeant son équipe pour le match du 11 août en Norvège. Mais sur le dossier des sanctions à apporter, un silence fracassant sort de la bouche de ceux qui en ont la responsabilité. Rien ne bougera - si cela bouge - avant le conseil fédéral du 23 juillet. En attendant, tout le monde parle. On accable les uns (Evra), on suspecte que d'autres n'aient été que des suiveurs, et on laisse aux joueurs tout l'espace disponible pour dire combien tout cela était unanime et partait d'une bonne intention.

En avançant, dimanche, que tout le monde était dans le coup et qu'il n'y avait pas de "bons" à ressortir de cette histoire, Jérémy Toulalan a un peu facilité la tâche de tout le monde. L'idée d'une enquête minutieuse, collective, qui viserait à identifier les meneurs, les suiveurs, à déballer toutes les rancoeurs et à déboucher sur une échelle de sanctions différenciée, cette idée prend un coup de vieux en même temps que les hiérarques fédéraux réfléchissent à la meilleure façon de se répartir le pouvoir. Face à tous ces spectacle, une idée aurait germé, selon France Football, dans l'esprit du patron des Bleus : marquer le coup et passer l'éponge d'un seul mouvement. L'idée ? Ne retenir aucun des mutins sud-africains pour le match amical en Norvège. Il leur serait ainsi signifié qu'il sont indignes de porter à nouveau, et si vite, le maillot de l'équipe de France. Mais l'essentiel comme l'accessoire seraient préservés. L'essentiel : une équipe compétitive pour les qualifications de l'Euro, débarrassée des pesanteurs d'une enquête. L'accessoire : l'affichage, la communication, cet air de dire aux supporters : "Voyez vous, on ne laisse rien passer."

Pour Henri Emile, les "dirigeants" décideront

Dans ce long article, France Football ne cite pas ses sources et nous n'en avons, à cette guère, encore trouvé aucune pour la confirmer. Cohérente, l'idée proposée se heurte pourtant à ce tout ce qui a été dit jusqu'ici. En prenant ses fonctions, Blanc a précisé qu'il n'était "pas le Père Fouettard". Sanctionner les mutins n'est pas de sa responsabilité mais celle de la FFF. "Il a raison", nous avait confirmé dans la foulée le probable futur président de la Fédération Fernand Duchaussoy, en assurant que les dirigeants pendraient leurs responsabilités le moment venu. Vendredi matin, sur Europe 1, le coordinateur sportif des Bleus Henri Emile a donné une version des faits plus conforme à cette logique hiérarchique. Ce proche de Laurent Blanc, rappelé à ses côtés il y a quelques jours, s'est dit "convaincu" que l'enquête annoncée aurait bel et bien lieu. : "Il y a eu (annonce de) démission du président (Jean-Pierre Escalettes), on est dans une période de transition. Est-ce que ce sera avant le 23 juillet ou après ? Il n’y a que quelques jours à attendre avant d’être fixé." Une sanction? Ce sera aux "dirigeants" d’en décider, confirme-t-il.

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