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Coupe du monde 1978 : la rétro (victoire de l'Argentine en Argentine)
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Publié 18/05/2010 à 18:40 GMT+2
En attendant le coup d'envoi de la Coupe du monde, retrouvez les grands moments des précédentes éditions. Aujourd'hui : Argentine 1978 avec la première victoire pour l'équipe "albiceleste", plutôt dans la douleur d'ailleurs, et le retour de la France parmi le gratin mondial.
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Le bilan
La finale : Argentine - Pays-Bas (3-1, a.p)
Malgré un appel massif à la non-participation pour protester contre le régime totalitaire du Général Videla, le monde du football se rend en Argentine. Sauf l'Angleterre, la Yougoslavie et l'URSS, non qualifiées et Johan Cruyff qui lui boycotte la compétition pour manifester son désaccord avec les méthodes de Videla. Cette édition fut également controversée en raison de la troublante victoire de l'Argentine sur le Pérou (6-0). Les Argentins devaient marquer au moins quatre buts pour aller en finale aux dépens du Brésil. Le gardien péruvien, Ramón Quiroga, né en Argentine, avait jusqu'à cette rencontre encaissé seulement six buts en cinq rencontres. Finalement, les Albiceleste parviennent en finale où ils s'imposent après prolongation face aux Pays-Bas.
Le but : Bernard Lacombe (France)
Ce n'est pas le but le plus rapide de l'histoire de la Coupe du monde - qui est depuis 2002 la propriété du turc Hakan Sukur - mais c'est toujours le plus rapide d'un joueur français lors d'une phase finale. Face à l'Italie, l'attaquant tricolore n'a mis que 37 secondes pour tromper un certain Dino Zoff... Il n'empêchera pas la défaite de la France face aux Transalpins (1-2) pour son match d'ouverture mais repartira d'Argentine avec une montre chrono en or.
La star : Mario Kempes (ARG)
Muet lors de l'édition 74 (où il n'avait que 20 ans...), Mario Kempes va largement se rattraper à domicile. El Matador, comme on le surnomme parce qu'il s'est révélé à Valence, ne fait pourtant pas l'unanimité. Sa sélection est contestée et pourtant, il vient de terminer meilleur buteur du championnat d'Espagne deux saisons de suite avec 24 et 28 buts. Il fait taire tous ses détracteurs en terminant meilleur buteur du tournoi avec six buts dont un doublé en finale face aux Pays-Bas. Un doublé qui permet à l'Argentine de s'emparer pour la première fois du trophée.
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Mario Kempes winning the World Cup for Argentina en 1978
Crédit: Imago
Le saviez-vous ?
Le chiffre : 1000
C'est dans la ville de Mendoza, perchée à 2500 mètres d'altitude dans les Andes et près de la frontière chilienne, qu'est marqué le 1000e but d'une phase finale. Il est l'oeuvre du Néerlandais Robert Rensenbrink lors de la victoire des Oranges face à l'Ecosse (3-2) au premier tour.
Les Bleus : éliminés au premier tour
Après douze ans d'absence, la France retrouve une phase finale de Coupe du monde. Elle ne fait pas mieux qu'en 1966 puisqu'elle ne passe pas le premier tour. A sa décharge, un groupe difficile avec le pays hôte et l'Italie. Face aux Transalpins, les Français démarrent bien en ouvrant le score par Bernard Lacombe mais sont finalement battus (2-1). Même sentence face à l'Argentine (2-1). Le succès sur la Hongrie (3-1) lors de la dernière rencontre n'y change rien. Pour les Français cette Coupe du monde reste celle des "affaires". Celles des primes du sponsor et des maillots oubliés (voir le saviez-vous). Difficile d'être concentré sur le terrain dans ces conditions. Mais la génération Platini a appris. Quatre ans plus tard, ça servira.
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