AFP

L'Espagne à part

L'Espagne sur le podium de l'histoire
Par Eurosport

Le 13/07/2010 à 13:15Mis à jour Le 13/07/2010 à 13:53

Comme la RFA et la France avant elle, l'Espagne a remporté deux grands tournois internationaux en deux ans. Cet accomplissement lui assure une place à part dans l'histoire. Devant les Allemands de l'Ouest (1972-74) et les Français (1998-00) ? Pas impossible. Son histoire n'est pas terminée.

. LEUR DOUBLÉ :

Eurosport

En 1998 et 2000, La France a évolué sur modèle opposé à celui de l'Allemagne, la conquête européenne étant plus accomplie. Plus de sérénité dans le jeu, plus de capacité offensive. L'Espagne de 2008 à 2010 est, de ce petit groupe de privilégiés, celle qui a le moins dérogé à sa ligne de conduite et sa philosophie. Ce fut moins évident que prévu, moins spectaculaire également en raison de l'opposition, mais réussi.

. LEUR HÉRITAGE :

Reuters

Dix ans plus tôt, la France hissait son pavillon sur le toit de l'Europe, deux ans après avoir conquis le monde, et était louée pour son football offensif. Au sommet de leur art, les Bleus avaient presque naturellement remporté un Euro qui leur tendait les bras. Mais là où l'Espagne s'est imposée grâce à une philosophie et des idées bien arrêtées, la France a vaincu avec un collectif soudé et un groupe de joueurs au top. Zinedine Zidane a joué aux Pays-Bas et en Belgique le meilleur tournoi de sa carrière. Le plus complet assurément. Il avait 28 ans et était dans la force de l'âge. C'est avant tout de lui que les gens de souviennent.

La trace laissée par l'Allemagne de l'Ouest en 1974 est un peu plus modeste. La faute... aux Pays-Bas. Trente-six ans après, la RFA porte toujours la responsabilité d'avoir tué la révolution orange et le "football total". C'est injuste évidemment et loin d'être révélateur du travail effectué par Helmut Schön et les coéquipiers de Franz Beckenbauer. La manière qu'au le Kaiser de réinventer le poste de libéro, d'en faire une sorte de "quaterback" du jeu allemand, a cependant participé à l'évolution du football.

. L'APRES :

AFP

L'Espagne est aujourd'hui à la croisée des chemins. A elle de prendre le bon. A priori, sa fenêtre de tir est encore ouverte pour deux ou quatre ans puisque la Roja de Del Bosque présentait une moyenne d'âge de 26,4 ans lors de ce Mondial. Puyol (32 ans), Xavi (30 ans) et Capdevila (32 ans) sont les seuls titulaires de 2010 ayant passé la barre symbolique des trente ans. Les autres ont de belles années devant eux. On pense à Iniesta (26 ans), Ramos (24 ans), Piqué (23 ans) ou encore Busquets (21 ans). A Vicente Del Bosque de poursuivre le chef d'œuvre et de conserver la ligne de conduite qu'il s'est imposée jusqu'ici. A savoir, pas de passe-droit au bénéfice du vécu ou des services rendus. Intégration de sang neuf par petites doses et évolution tactique seront également indispensables. "L'immobilisme n'est jamais bon dans le foot", a-t-il confié un jour. Il l'a prouvé. A lui de continuer.

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