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France-Suisse (5-2) : Les quatre moments clés qui prouvent que Giroud a relancé le débat
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Publié 21/06/2014 à 10:34 GMT+2
En un peu plus d’une heure, Olivier Giroud a tout fait pour sécuriser sa place de titulaire chez les Bleus. Voici comment.
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On croyait Antoine Griezmann à l’abri. Prêt à assumer le statut de titulaire jusqu’à la fin de l’aventure bleue. Excellent face au Hondura (3-0), il s’était installé dans son couloir gauche et il n’y avait aucune raison objective de le voir sur le banc ce vendredi. Et pourtant. Didier Deschamps a eu l’idée, brillante a posteriori, de faire débuter Olivier Giroud face aux Suisses. Le Gunner devait supporter une pression énorme, lui qui savait qu’il jouait une grande partie de la suite de son Mondial sur 90 minutes et que sa prestation serait décortiquée et comparée point par point avec celle de Griezmann dimanche. Au jeu des comparaisons, il n’a pas à rougir. Zoom sur quatre instants qui plaident pour sa titularisation en pointe.
1. 17e minute, son but : dans les airs, il est injouable
. Dans premier quart d’heure, il a ferraillé avant de largement prendre le dessus. Niveau gabarit, la charnière Senderos-Djourou culmine à des hauteurs respectables mais, ce vendredi, Giroud a tout pris de la tête. C’est lui qui ouvre le boulevard aux siens sur un coup de boule puissant. Dans les déviations, la conservation de la balle, il n’a pas d’équivalent chez les Bleus. Une scène résume son match. A la 53e, Benzema l’envoie à la mine. Sur le long ballon, il est pris en sandwich entre Senderos (1,90m) et Djourou (1,92m) qui le chatouillent gentiment. C’est lui qui dévie la balle. Il lit mieux les trajectoires et possède un vrai sens du timing.
. Par rapport à Griezmann : Giroud a marqué pour sa première titularisation en Coupe du monde…
. Ce qu’en pense Giroud : "On m’a appris que c’était le 100e but de l’équipe. C’est une grande fierté. Au début de la Marseillaise, j’ai failli chavirer, c’était très fort émotionnellement. Ce match, c’est comme dans un rêve de gosse, on a envie que ça ne s’arrête jamais. Sur le plan personnel, c'est un soulagement de marquer mon premier but et faire ma première passe décisive."
2. 39e, il repousse le danger : le premier rempart
. En première mi-temps, les Suisses ont fait peser un vague danger sur le but de Lloris grâce à des coups de pied arrêtés obtenus aux abords des 16 mètres. A trois reprises, ils ont tenté de semer la pagaille dans la surface des Bleus. A trois reprises, Giroud a repoussé le danger de la tête. Il est le premier rempart défensif des Bleus. C’est lui qui, au cœur du trio de joueurs offensifs, met le plus de rigueur et d’abnégation dans le pressing.
. Par rapport à Griezmann : Griezmann est plus frêle mais ne rechigne pas à se replacer sur son aile pour aider son latéral.
. Ce qu’en pense Matuidi : "Les attaquants se mettent le c... par terre, ils nous aident autant qu’on les aide. Quand on a cet état d’esprit, on peut faire de grandes choses."
3. 40e minute, sa passe décisive : au sol, il est précis
Benzema ne lâche pas l’axe aussi facilement. L’odeur du but l’attire. Giroud doit faire avec. On ne parlemente pas avec l’avant-centre du Real Madrid d’autant plus s’il marche sur l’eau depuis quelques mois. Mais le Gunner sait s’adapter. Il a souvent pris le couloir gauche. C’est à l’issue d’un débordement sur l’aile qu’il trouve Valbuena sur une merveille de passe dosée. Lucidité, vitesse, dosage : cette action témoigne de ses capacités techniques. Il n’est pas qu’une grande tour aux pieds carrés. Son habileté avec la balle n’est pas en raccord avec son gabarit. C’est ce qui fait sa force.
Par rapport à Griezmann : Il n’a pas la technique en mouvement de Griezmann ni sa vitesse d’exécution ni son agilité dans les espaces réduits. Mais il se défend bien.
. Ce qu’en pense Djourou : "Olivier a fait un énorme match. Il montre quel grand attaquant il est. Il a une très grande variété dans son jeu."
4. 67e, la célébration de Benzema : les deux hommes sont complices
Karim Benzema ne l’a sans doute pas fait innocemment. Dès qu’il a marqué, il s’est précipité vers le banc et dans les bras d’Olivier Giroud. Une vraie concurrence s’est installée entre les deux hommes depuis quelques mois désormais et le Madrilène n’a pas caché cette semaine sa complicité avec Griezmann et Valbuena entre selfies postés sur les réseaux sociaux ou confidences en conférence de presse. Mais, depuis mi-mai, ce groupe travaille à démontrer aux yeux de tous qu’il vit bien, que tout le monde s’adore et qu’il n’y a pas l’ombre d’un début de polémique. Cette célébration n’est pas anodine. Giroud compte autant qu’un autre en attaque.
Par rapport à Griezmann : Peut-être pas aussi complice avec Benzema que peut l’être Griezmann mais tout aussi respecté.
Ce qu’en pense Benzema : "Tout le monde tire l’équipe vers le haut, pas que Karim et Olivier. Aujourd’hui (vendredi), il a fait un très gros match, il a marqué et fait marquer. C’est fort. Notre entente avec Olivier ? Oui, ça progresse. On essaye de se trouver. J’essaie de le trouver."
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