Sur les réseaux sociaux, on ne parlait que de ça. Le but exceptionnel de Coutinho ? L'exploit de la Tri face au Mexique ? La possible faute suisse sur le but de Zuber ? Non, rien de tout ça. Ce dimanche, c'est Neymar qui a pris toute la lumière. Comme souvent. Avec sa nouvelle coupe de cheveux dont on aura du mal à trouver une définition satisfaisante, la superstar du Brésil était au centre de toutes les attentions médiatiques.
Leader d'une Seleçao annoncée comme favorite à une nouvelle étoile mondiale, le Parisien disputait ce dimanche à Rostov son premier match officiel depuis sa blessure du 26 février dernier face à l'OM au Parc des Princes. Que tout le monde soit rassuré, le Brésilien n'a rien perdu de sa vista et son sens du dribble. Mais ça ne fait pas tout.
En 2014, l'ex Barcelonais avait porté sur ses épaules son équipe avant de disparaître sur blessure en quarts de finale et rater le naufrage allemand. En 2018, Neymar avait choisi de débuter différemment. Mieux entouré, il s'est laissé porter par l'allant offensif brésilien pendant vingt minutes.
Coupe du monde
Le Brésil s'est fait bouger
17/06/2018 À 19:55

Neymar

Crédit: Getty Images

Pris pour cible

Dans tous les bons coups pendant le premier quart d'heure, il s'est régalé à redoubler les passes avec Coutinho ou à mettre Lichsteiner au supplice, étant même rapidement proche de devenir passeur décisif pour Paulinho (11e). Impliqué dans l'ouverture du score, on pensait le Brésilien sur la bonne voie, à l'image de ce contrôle orienté qui a laissé Xhaka planté dans le gazon (6e). Mais ce n'était que le début. Car la suite a été beaucoup plus compliquée.
Parce que c'est Neymar et parce que son jeu est essentiellement basé sur le duel, Neymar a été pris pour cible. Beaucoup. Énormément même. C'est simple, avec 10 fautes subies, l'artiste a vécu un enfer presque historique. Stephan Lichtsteiner, Valon Behrami, Granit Xhaka Fabian Schaer se sont relayés pour lui montrer que rien ne lui serait épargné ce dimanche.
Alors, forcément, Neymar est tombé. Beaucoup. Et a fini par perdre le fil de son jeu. Pas à 100% physiquement comme il l'avait lui-même avoué avant la rencontre, le Parisien a clairement décliné. Moins influent sur le jeu, moins incisif aussi, il a souffert en même temps que sa Seleçao lorsque la Suisse s'est remise à l'endroit.
Neymar a fait ses grigris, comme au cirque
Cependant, impossible d'affirmer que l'homme à la chevelure blonde s'est caché. Constamment recherché, il s'est parfois perdu dans ses dribbles - "des grigris, comme au cirque" selon Christian Vieri sur beIN Sports-, mais a eu le mérite de sonner la révolte. Mais c'est finalement dans la finition qu'il aura le plus pêché.
À l'image d'une sélection auriverde dont la marge semble immense, "Ney" a su accélérer quand il le fallait. Mais sans jamais conclure. Ses tentatives ont soit manqué de précision (57e), soit de mordant comme sa tête piquée que Sommer n'a eu aucune peine à sortir (88e).
Puis, Neymar a refusé le statut de sauveur. Comme Cristiano Ronaldo et Lionel Messi, il est allé gratter un dernier coup franc tout seul, en toute fin de match (90+4e), après un rush dont il a le secret. Le Portugais avait trouvé la lucarne pour arracher le nul. L'Argentin s'était heurté au mur. À 25 mètres, Neymar a préféré la jouer collective en piquant son ballon dans le paquet. Sans succès. Le symbole d'une soirée frustrante. La superstar n'a rien perdu de son talent. Pour son efficacité, en revanche…
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