Après France - Danemark (0-0) : Griezmann, la méthode Coué
Par Maxime Dupuis
Publié 27/06/2018 à 11:38 GMT+2
COUPE DU MONDE – Après un France - Danemark qu'il a raté dans les grandes largeurs, Antoine Griezmann ne s'est pas montré très inquiet. Même si début de Mondial est plus que laborieux, l'international français positive. Comme ses coéquipiers.
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Crédit: Eurosport
Il commence à en avoir l'habitude. Mais ce n'est pas pour ça qu'il s'y fait. Mardi au stade Loujniki, Antoine Griezmann a une nouvelle fois écouté le coup de sifflet final de l'arbitre assis sur le banc de touche. Contre l'Australie, il était resté 70 minutes sur le terrain. Face au Pérou, 80. Contre le Danemark, le numéro 7 des Bleus n'a eu droit qu'à 68 minutes de jeu. Dans un monde idéal, Griezmann n'aurait même pas dû défier les Danois. Mais le joueur de l'Atlético Madrid, en-dedans depuis le début du Mondial, avait besoin de se (re)lancer. Opération ratée dans les grandes largeurs. Même si le principal intéressé (un seul but marqué) et ses partenaires disent le contraire.
Durant un peu plus d'une heure, souvent posté sur le côté droit, le meilleur buteur de l'Euro 2016 a tenté de faire ce qu'il réussit habituellement. Jouer en relais dans les petits espaces, combiner, accélérer… Hormis un raid en fin de première période que Jorgensen a stoppé de manière illicite, ce fut le néant. Alors, plutôt que de relancer Griezmann, DD a fini par le faire souffler et mettre fin à son calvaire.
Comment s'est-il trouvé sur la pelouse de Loujniki ? Plutôt bien. "Je me suis senti bien en première période, j'ai essayé de descendre de temps en temps, de prendre la profondeur, et après en seconde j'ai essayé d'être plus près de la surface donc j'ai touché moins de ballons mais voilà, c'est le jeu que je veux faire, j'espère hausser encore mon niveau en huitièmes", a-t-il confié après le match.
A écouter Grizou, son match n'a pas été raté. Au contraire. Quid d'Olivier Giroud, son partenaire d'attaque ? "C’est vrai qu’on n’a pas réussi à trop se trouver aujourd’hui. On n’a pas fait notre meilleur match par rapport à la complicité qu’on peut avoir en temps normal. Il y a des matchs comme ça où selon les situations on se trouve un peu moins bien mais c’est comme ça, a-t-il relativisé." Avant de se pencher (à peine) sur le cas du Madrilène : "Maintenant, il ne faut pas faire une fixation sur Grizi, on a été nombreux, moi le premier, à ne pas avoir été à notre niveau technique. J’étais tellement frustré qu’à la fin, j’ai tenté un drop. On a envie d’oublier ce match et surtout retenir la qualification et la première place."
Pour l'autocritique, on repassera. Lucas Hernandez, qui connait parfaitement Antoine Griezmann pour le côtoyer au quotidien à l'Atlético Madrid, n'a pas dit autre chose. "Il est bien Antoine. ll ne faut jamais juger les meilleurs joueurs du monde, ne jamais les mettre en doute, a-t-il prévenu. Les gens parlent beaucoup de lui. C'est un des meilleurs joueurs du monde. J'espère qu'il va faire taire les gens pour les huitièmes." Les huitièmes, ce sera samedi face à l'Argentine. Et ce sera le moment opportun pour retrouver la parole. A défaut, il se pourrait bien que ce soit trop tard.
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