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Après Uruguay - France - Les Bleus sont déjà redescendus sur terre : "On se doit d'aller au bout"
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Publié 06/07/2018 à 21:06 GMT+2
COUPE DU MONDE - On pouvait s'attendre à de l'euphorie. Ce ne fut même pas une joie contenue. La France est en demi-finale de la Coupe du monde. Mais elle en veut beaucoup plus.
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Un peu de musique sur l'enceinte dont Presnel Kimpembe ne se sépare jamais, un "tout le monde va bien" dans un éclat de rire de Benjamin Mendy et puis c'est tout. Les Bleus sont qualifiés pour les demi-finales de la Coupe du monde mais dans leur attitude et commentaires d'après-match, calme plat. A croire qu'il venait de s'imposer dans un match amical sans histoire. Les Bleus sont en demi-finale de la Coupe du monde mais il faut le répéter pour le croire. De la sérénité d'un Lloris toujours égal à l'analyse froide et sans frisson de Blaise Matuidi, les Français visent clairement autre chose. Un rendez-vous qui dépasse les demi-finales.
Le quart de finale n'est qu'une étape pour cette équipe remplie d'ambition. "Il n'y a pas d'euphorie parce qu'il y a une demie dans quatre jours et on a envie de continuer comme on est. Et on est super biens", a expliqué Matuidi. "On a de l'ambition. On ne veut pas s'enflammer." Et dans le vestiaire après le match ? "Il y avait un peu d'ambiance mais on s'est replongés tout de suite dans la compétition." Ce qui frappe chez ces joueurs, depuis le début de la Coupe du monde, c'est la conviction qui transpire dans leur propos.
Le message le plus enflammé : "On est contents"
Depuis début juin, ils semblent tous animés par une ambition. Ni la folie argentine, ni la maîtrise uruguayenne ne les fera dévier. Le message le plus enflammé du soir : "On est content." Signé Kylian Mbappé et Paul Pogba, les deux fers de lance des rêves tricolores. On a connu un peu plus emballant. Les deux hommes ont précisé leur pensée. Mbappé clinique : "On voulait arriver dans cette sphère-là et nous y sommes". Pogba à peine plus lyrique : "On est content d'être qualifié, on savoure mais ce n'est pas fini. On est arrivé jusque-là, ce n'est pas pour descendre du bateau maintenant."
Cette génération est d'un aplomb déroutant. Même Corentin Tolisso, titulaire ce vendredi mais joker de luxe dans l'esprit, ne se cache plus : "Il faut passer les demies pour aller au bout et on se doit d'aller au bout." "Les choses sérieuses démarrent maintenant", a expliqué Lloris dans un aveu qui ne lui ressemble pas et en dit long. Pavard : "On monte tous en puissance, on n'a peur de rien et ça s'est vu cet après-midi."
Le visage du patron
Si timide en phase de poule, si flamboyante mais fragile en 8e de finale, la France a livré un tout autre visage en quart. Son meilleur visage. Celui d'une équipe capable de maîtriser de A à Z. Celui d'un patron. Celui d'un potentiel champion du monde. Et les réactions face aux micros ne font que donner plus d'épaisseur à ce qui les anime, à cette foi intérieure qui a construit leur parcours même au plus fort de la tempête. Tolisso : "On a cru en nous depuis le début." Et ils ont bien fait.
De notre envoyé spécial à Nijni Novgorod, Martin Mosnier
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