Coupe du monde 2018 - A Istra, lieu de résidence des Bleus, c'est le calme plat
Par Maxime Dupuis
Publié 11/06/2018 à 20:31 GMT+2
COUPE DU MONDE 2018 - Le lieu de résidence des Bleus durant la Coupe du monde ne risque pas de les distraire de leur objectif planétaire. Du centre-ville d'Istra à Kostrovo, où sont basés les Français à quelques kilomètres de là, le Mondial semble très loin des préoccupations quotidiennes.
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Crédit: Eurosport
Pour eux, l'aventure a commencé depuis près de trois semaines. La Coupe du monde, elle, pointe le bout de son nez. Ce sera samedi sur les coups de 13 heures locales, du côté de Kazan. Avant ça, les Tricolores vont poursuivre leur montée en régime dans le cocon que Didier Deschamps leur a choisi. Un cocon cossu et fonctionnel, sans luxe ostentatoire, d'où ils n'hument probablement pas encore l'odeur du Mondial et d'une compétition que beaucoup découvriront face à l'Australie. Parce que du côté d'Istra, rien n'a commencé. Et, pour être tout à fait honnête, il n'est guère acquis que la Coupe du monde draine ses effusions passionnelles d'ici le coup d'envoi du raout planétaire.
Ici, c'est Istra. Ça rime avec Knysna mais, quand la petite bourgade d'Afrique du Sud restée tristement célèbre offrait des attraits évidents aux touristes, Istra ne peut pas se prévaloir d'autant d'atouts. 35 000 habitants et pas grand-chose à y voir sinon l'impressionnant et surdimensionné Monastère de la Nouvelle-Jérusalem qui trône au-dessus de la cité comme une rose perdue sur de la terre battue. C'est beau. Mais ça ne devrait pas attirer beaucoup de badauds. Lundi, on en a moins vu que de locaux vêtus de treillis de chasse. Située à l'ouest de Moscou, que l'on peut rallier en une très grosse heure de voiture, la cité dans laquelle Anton Tchekov passait une partie de son temps possède encore le charme désuet de l’ancienne Union Soviétique, dans son architecture comme dans ses infrastructures sans rondeurs, le tout entouré par des forêts verdoyantes, qui ne sont pas sans rappeler la Corrèze ou le Québec.
Vous l'aurez compris, les Bleus sont au calme, ici à Istra. D'autant plus au vert que l'équipe de France s'est retirée plus au sud-ouest, à Kostrovo pour être tout à fait précis, soit à 13 kilomètres du centre-ville d'Istra. Antoine Griezmann et ses coéquipiers ont pris leurs quartiers dimanche soir au Hilton Garden New Riga, un quatre étoiles à l'écart de la vi(ll)e et qui sait rester discret. On est loin du luxe apparent du Peluza et, niveau tentations, à des années-lumière du Sheraton de Séoul, ouvert aux quatre vents. Didier Deschamps a visé l'utile et la tranquillité. Un Clairefontaine en Russie en quelque sorte. "On est bien installé. Le camp de base est agréable avec de l’espace. Les services de notre fédération ont fait ce qu'il fallait. C’est fonctionnel, confirme le sélectionneur. Pas de grand luxe. Les joueurs sont ravis. Tout va bien." Même les moustiques, qui sévissent dans le coin, ont épargné les joueurs et le staff de l'équipe de France.
Confort moderne et minimaliste, piscine, spa, terrains de basket, de tennis, l'efficacité prime. Juste l'efficacité. Et aucun désir de s'isoler du reste du monde, assure le boss des Bleus. "On a besoin de tranquillité mais je ne voulais pas être dans un 'style bunker'. Surtout pas ! Après, on est soumis à des conditions de sécurité très élevées". Pour l'anecdote, le président de la FFF, sorti lundi matin sans sa carte d'hôtel, a connu les pires peines pour revenir dans l'enceinte du camp de base. Malgré son accréditation...
Le terrain d'entraînement des Tricolores, qu'ils ont découvert lundi à l'heure du goûter et sous la pluie, se trouve à une petite dizaine de kilomètres de là. Moins isolé et cerclé de quelques immeubles, le stade de Glebovets avait attiré quelques jeunes badauds, soucieux d'apercevoir les stars tricolores. Les hautes bâches dressées les en ont empêché. Ils retenteront leur chance mardi. L'entrainement sera ouvert au public. L'occasion d'humer un peu plus l'odeur du Mondial.
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