Coupe du monde 2018 - L'Espagne veut oublier 2014 et assumer son statut
Par Damien Dorso
Publié 12/06/2018 à 22:40 GMT+2
COUPE DU MONDE - De nouveau épanouie, l'Espagne se présente comme l'un des meilleurs candidats pour soulever le trophée. Son parcours en qualification, sa star, son sélectionneur, ses ambitions.
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Crédit: Eurosport
Le profil de l'Espagne
Palmarès : Champion du monde en 2010, Champion d'Europe en 1964, 2008 et 2012, Médaille d'or aux JO de 1992
Classement Fifa : 8e
Son parcours en qualification
Sereine comme l'Espagne. La Roja a composté son billet pour la Russie avec brio en octobre dernier. Elle a dominé son groupe de qualifications avec 28 points soit 5 d'avance sur l'Italie, une nation européenne historique qui devra regarder la Coupe du Monde à la télévision après avoir perdu en barrage. Les Espagnols ont remporté neuf victoires dont une sur le score de 3-0 à domicile contre les Italiens et n'ont concédé qu'un petit match nul 1-1 à Turin pour un total de 36 buts marqués contre 3 encaissés, le tout en produisant un jeu brillant. De quoi redonner des appétits de sacre mondial aux supporters.
Le onze type de l'Espagne
De Gea - Carvajal, Piqué, Ramos (c), Alba - Koke (ou Thiago Alcantara), Busquets, Iniesta - Silva, Diego Costa, Isco
La star
A 34 ans, Andrés Iniesta arrivera à la Coupe du monde en Russie pour disputer sa dernière grande compétition internationale et briller une dernière fois en Europe avant de poursuivre sa carrière au Japon. Il reste sur une nouvelle très bonne saison avec le Barça qui a signé un doublé coupe-championnat et seuls des soucis physiques pourraient l'empêcher de se mettre en évidence.
Même le magazine français France Football, qui décerne le Ballon d'or, a jugé particulièrement "douloureux" qu'Andrés Iniesta n'ait jamais remporté lé trophée individuel. Fort de sa maturité et de sa technique toujours aussi soyeuse, le milieu de terrain pourra peut-être réparer cette injustice s'il parvient à mener la Roja au sommet.
Le jeune à suivre
Les petits nouveaux n'auront pas la tâche facile au sein d'une Roja composée de nombreux cadres aussi expérimentés que talentueux. Du haut de ses 22 ans, Marco Asensio aura pourtant une vraie carte à jouer comme ce fut déjà le cas durant les éliminatoires. Percutant, adroit et doté d'une belle frappe de balle, le Madrilène présente une polyvalence toujours bienvenue et arrivera en pleine confiance après avoir remporté une nouvelle Ligue des Champions.
Le sélectionneur
Julen Lopetegui apparait comme l'héritier de ses glorieux prédécesseurs Luis Aragones et Vicente Del Bosque. Ancien gardien de but, il a débuté sa carrière d'entraîneur sur le banc du Rayo Vallecano puis en dirigeant la réserve du Real Madrid et les sélections de jeunes. Après l'Euro 2016, il a ainsi été nommé à la tête de la Roja avec pour missions d'intégrer de nouveaux joueurs. Lopetegui a vite su poser sa patte en redynamisant un groupe plein de talents mais quelque peu endormi. Ses excellents résultats lui ont permis de redonner espoir aux supporters et d'obtenir une prolongation de contrat jusqu'en 2020 avant même l'aventure en Russie.
Son histoire en Coupe du monde
La Roja garde un goût amer dans la bouche. Arrivée en 2014 au Brésil avec le statut de championne du monde en titre et de grande favorite, elle s'était pourtant complètement crashée. Elle avait d'entrée subi une lourde défaite devant les Pays-Bas (5-1) et n'avait pas pu réagir face au Chili (0-2) si bien que sa victoire sur l'Australie n'avait servi à rien et elle avait quitté la compétition bien pus tôt que prévu.
Pourquoi cette Coupe du monde sera la bonne
Championne du monde en Afrique du Sud puis impuissante au Brésil, l'Espagne se présente en Russie avec une génération de joueurs qui disposent d'une dernière chance de revenir au sommet du monde. La base de l'équipe (Piqué, Ramos, Iniesta et Silva) a dépassé la trentaine et les cadres comme Busquets, Diego Costa et Jordi Alba en sont très proches. C'est donc maintenant ou jamais pour cette merveilleuse génération de joueurs car qui sait quand l'Espagne pourra réunir à nouveau autant de talent dans la même équipe.
Son programme dans le groupe B
15 juin : Portugal - Espagne (Sotchi)
20 juin : Iran - Espagne (Kazan)
25 juin : Espagne - Maroc (Kaliningrad)
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