Coupe du monde - Iekaterinbourg, capitale du Pérou

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COUPE DU MONDE - Jeudi, le Pérou a cédé face à l'équipe de France (1-0) et se retrouve déjà éliminé après deux matches. Les joueurs de la "Blanquirroja" n'ont pas démérité mais ils n'ont pas été aussi brillants que leurs supporters, bruyants comme personne. A Iekaterinbourg, du centre-ville au stade, ils ont été parfaits. Et les Bleus n'ont pas manqué de leur rendre hommage après le match.

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Crédit: Eurosport

Il y a deux ans, certains d'entre eux avaient vécu France - Allemagne (2-0) et découvert un Vélodrome en fusion qui les avaient portés comme jamais. Jeudi soir, les rescapés de la demi-finale du Championnat d'Europe 2016 et leurs nouveaux copains bleus ont eu droit à France - Pérou. Et il y a fort à parier qu'ils en reparleront un jour à leurs petits-enfants.
A Iekaterinbourg, les Tricolores se sont retrouvés dans la peau des Allemands le 7 juillet 2016. Malgré la présence de 2 000 supporters français, parqués dans l'une des deux tribunes temporaires du stade, et auxquels Blaise Matuidi a tenu à rendre hommage après le match, les joueurs de l'équipe de France se sont retrouvés au cœur d'une marée rouge et blanche qui a poussé très fort dans le dos de leurs adversaires d'un soir.
Si les vagues venues du terrain ne les ont pas fait vaciller, celles descendues des vertigineuses et temporaires tribunes les ont submergés. Comme si se retrouver aux portes de l'Asie pour y disputer un match de Coupe du monde n'était déjà pas assez dépaysant comme ça, les joueurs de l'équipe de France ont eu l'impression de passer leur soirée du côté de Lima, tout en étant près de 14 000 kilomètres de la capitale du Pérou. Une chose est sûre : tous ont adoré leur voyage virtuel. "C'était comme jouer un match en Amérique du Sud… C'était une ambiance fantastique", a reconnu Hugo Lloris. Blaise Matuidi n'a pas dit autre chose. Et lui aussi a adoré : "On avait l'impression d'être au Pérou !"
A leur entrée sur le terrain, les Tricolores ont commencé à par être hués comme jamais. Mais ce fut bien la seule manifestation "belliqueuse" à leur égard. Quand David Trezeguet est venu lancer les débats, micro en main, il n'a eu droit à aucun sifflet. L'ancien international français a juste été écouté par les quelques 32 000 spectateurs massés dans le stade. En revanche, quand Roberto Palacios, 128 capes avec la "Blanquirroja", a pris la parole, ce ne fut pas une marée. Ni même une déferlante. Mais un océan sonore qui a recouvert sa voix.
Durant le match, les quelques 20 000 péruviens qui avaient littéralement pris possession de l'enceinte ont chanté à la gloire des leurs et répété à tue-tête leur "vamos Peruano, esta noche tenemos que ganar" qui aura résonné dans l'Oural ces quarante-huit dernières heures. Si l'union fait la force et que les chants portaient plus aux quatre coins du stade le plus oriental de cette Coupe du monde que dans les rues de Iekaterinbourg, les supporters péruviens ont marqué la Russie de leur empreinte. Ils auraient mérité que l'aventure dure plus longtemps.
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