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Coupe du monde : L'Egypte n'a plus le choix, il lui faut aligner Salah

L'Egypte n'a plus le choix, elle doit aligner Salah

Le 18/06/2018 à 23:49Mis à jour Le 19/06/2018 à 08:53

COUPE DU MONDE 2018 - Blessé à l'épaule lors de la finale de la Ligue des champions, Mohamed Salah a été laissé sur le banc de l'Egypte lors de la défaite contre l'Uruguay (0-1). Héctor Cúper et son staff ont voulu éviter une éventuelle rechute. Mais à l'heure où se profile une rencontre déjà décisive contre la Russie, mardi, le sélectionneur des Pharaons n'a plus vraiment le choix.

Héctor Cúper a tenté le pari qui s'imposait. Celui de se passer de sa star, Mohamed Salah. De le laisser sur le banc pour l'entrée en lice de l'Egypte face à l'Uruguay. Avec l'objectif de décrocher au moins un point face à la sélection d'Óscar Tabárez. Les partenaires du joueur de Liverpool y sont presque parvenus. Mais presque seulement, car José María Giménez a donné la victoire à son équipe en toute fin de partie (1-0).

"On a pensé que, peut-être, il allait se blesser à nouveau et on voulait l'éviter. On n'a donc pas pris de risque. On a besoin de lui en forme pour l'Arabie saoudite et la Russie", a admis le sélectionneur des Pharaons après la défaite. A l'heure d'affronter l'hôte de la compétition, regonflé par une victoire éclatante contre l'Arabie saoudite (5-0), l'Egypte se trouve toutefois au pied de la pyramide. Une défaite et le tournoi pourrait s'arrêter prématurément. Les calculs ne sont donc plus permis.

Mohamed Salah lors d'Egypte - Uruguay / Coupe du monde 2018

Mohamed Salah lors d'Egypte - Uruguay / Coupe du monde 2018Getty Images

Une absence impossible à pallier

Le revers face à l'Uruguay a permis de dégager un double constat. L'Egypte dispose d'une équipe solide sur le plan défensif, capable de mettre en échec de nombreux adversaires. Mais cette capacité à défendre bas, à encaisser les vagues adverses sans rompre ne suffit pas pour remporter des matches. Esseulé devant, Marwan Mohsen s'est dépensé mais il a été principalement alimenté par de longs ballons difficiles à négocier. A fortiori face à la paire Godin-Giménez.

Et lorsque les contres ont atterri sur les côtés, Amr Warda et Mahmoud Hassan "Trezeguet" ont eu bien du mal à se montrer dangereux, à faire les bons choix pour déstabiliser l'arrière-garde de la Céleste. Il a clairement manqué à l'Egypte un élément capable de mener à bien ces attaques rapides, d'exploiter intelligemment les espaces et de finir. Mohamed Salah en somme.

" Nous sommes prêts à l'arrêter"

La star égyptienne s'est entraînée normalement ces derniers jours. Tout semble indiquer qu'il débutera son Mondial mardi. "Il sera prêt à 100% pour le prochain match", a d'ailleurs lancé le médecin de la sélection. Des propos similaires avaient cependant été tenus avant le début de la compétition. Ce qui pousse à la réserve. D'autant que Cúper lui-même a laissé planer le doute lundi : "Nous devons faire des derniers tests au dernier moment. J'espère qu'il sera prêt à jouer. Je suis optimiste. Je crois qu'il est prêt." Mais l'Argentin a aussi confié qu'il pensait déjà que le joueur serait disponible contre l'uruguay.

Stanislav Cherchesov s'est en tout cas préparé à la présence du meilleur buteur de Premier League. "Nous sommes prêts à l'arrêter et nous allons le faire", a-t-il avancé. Mais le sélectionneur russe a aussi expliqué qu'il se méfiait de l'intégralité de ses adversaires : "Nous étudions chaque équipe et chaque équipe a des joueurs auxquels il faut faire attention. Bien sûr, Mo Salah est le meilleur joueur, il faut s'en méfier. Mais il n'y a pas que Salah dans l'équipe d'Egypte. Les autres joueurs jouent un football moderne."

Briller ou faire briller

La présence de Mohamed Salah aurait une autre vertu pour les Egyptiens. Ce dernier risque de monopoliser l'attention et de permettre à ses partenaires de gagner en liberté. "C'est lui qui détermine le jeu de son équipe", a déclaré Anton Miranchuk, milieu de la sélection russe. Avant de détailler son avis sur son futur adversaire : "Ils semblent très disciplinés, très bien organisés. Ils ont l'air de savoir jouer en défense. Dans le style, ils sont similaires à l'Arabie saoudite mais en mieux organisés, et avec une classe d'écart."

L'expérimenté Igor Akinfeev, portier titulaire de la Sbornaya, sait, lui, mieux que quiconque à quel piège son équipe est exposée : "Ce ne seront pas des mannequins en face, mais des êtres humains, ils ont plus de 20 joueurs. Il n'y a pas que Mo Salah en face." Pas que, non. Mais avec ou sans lui, l'histoire a toutes les chances d'être différente.

Mohamed Salah à l'entraînement avec l'Egypte.

Mohamed Salah à l'entraînement avec l'Egypte.Getty Images

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