L'antisèche de France - Argentine : Talent, caractère et tripes, la recette du bonheur !

Eurosport sur Google

COUPE DU MONDE – Menée 2-1 alors qu'elle n'aurait jamais dû se retrouver dans cette situation-là, l'équipe de France a renversé la table face à l'Argentine (4-3), samedi en 8e de finale de la Coupe du monde. Ces Bleus ont du talent, on le savait, mais ils ont aussi du cran ! Avec un tel cocktail, ils peuvent voyager.

Eurosport

Crédit: Eurosport

Le jeu : Les "Péruviens" comme prévu, mais en 4-3-3

On les attendait. On les a eus. Après une partie de cache-cache gagnée par Didier Deschamps haut la main, le sélectionneur a dévoilé ses cartes et remis le onze de départ France - Pérou sur le pré. A un gros détail près, le retour au 4-3-3 avec Blaise Matuidi dans une position plus naturelle de relayeur gauche, Paul Pogba se décalant sur la droite.
Dans cette configuration, les Bleus ont décidé de laisser le ballon aux hommes de Jorge Sampaoli de piquer les vice-champions du monde en contres avec leurs flèches et la première d'entre elles, Kylian Mbappé. Ça a fonctionné… jusqu'au moment où l'Argentine, pourtant cataclysmique, a égalisé, profitant de l'endormissement bleu. Le deuxième but, juste après la pause, a fait basculer les débats. Et puis les Tricolores ont dû prendre le jeu à leur compte pour renverser une triste Argentine, certes, mais avec la manière. Fou.

Les joueurs : Mbappé, l'autre dimension

On savait qu'il allait vite. On savait qu'il grandissait à vue d'œil. Ce samedi à Kazan, il a écrasé ce France – Argentine de tout son talent. On a rarement vu une défense aussi dépassée par la vivacité et la rapidité d'un joueur. Ce fut le cas des Argentins qui ont souffert le martyr face au jeune Bleu, auteur d'un doublé et d'un premier très grand match en équipe de France. Ses deux partenaires de l'attaque ont connu une après-midi clair-obscur, où le bon a côtoyé le moins bon. Benjamin Pavard est lui passé par toutes les émotions. Fautif sur le deuxième but albiceleste, il a égalisé d'une reprise monumentale. A ses côtés, Samuel Umtiti a évolué en patron.

Le facteur X : "Lilian" Pavard

On le sait depuis vingt ans. On peut se rater défensivement et se rattraper dans la foulée. Ou presque. Benjamin Pavard l'a fait samedi en égalisant après avoir provoqué le coup franc et couvert Mercado sur le deuxième but argentin. La suite, c'est cette immense reprise de l'extérieur du pied droit. Fouettée comme de la crème.

La stat : 4

Quatre buts. Dans un match à élimination directe, ce n'était arrivé qu'une seule fois aux Bleus en Coupe du monde. C'était en 1958, lors du quart de finale contre l'Irlande du Nord (4-0). Ce France - Argentine, particulièrement prolifique, est par ailleurs le premier match couperet depuis 1986 impliquant deux équipes à au moins trois buts. C'était un huitième de finale, déjà, et il s'était aussi achevé sur un 4-3, mais après prolongation, en faveur de la Belgique contre l'URSS..

Le tweet : No comment

La décla : Didier Deschamps (sur TF1)

La question : Est-ce l'acte de naissance de ces Bleus 2018 ?

On a eu peur. Très peur d'assister au gâchis du siècle. Et puis les Français ont sorti ce qu'on attendait d'eux : leurs tripes. Quand vous en avez et que vous possédez un brin de talent, vous pouvez voyager. A cette heure, on ne sait pas jusqu'où le train bleu ira. On sait juste qu'il passera par Nijni Novgorod en fin de semaine prochaine et qu'il n'avait pas envie de s'arrêter à Kazan, au terme d'un samedi bouillant à tous les sens du terme.
Ce qu'ont montré les Bleus face aux Argentins, c'est la réponse avec un gros point d'exclamation à ceux, dont on fait partie, qui jugeaient qu'ils n'avaient pas de leader et donc pas de caractère. Ont-ils un leader affirmé ? La question reste ouverte. Ont-ils du caractère ? Oui. Absolument. Et même plus que ça, un peu plus bas quand on se penche sur leur anatomie.
Se retrouver mené contre le cours du jeu dans la fournaise de la Kazan Arena, devant une bonne vingtaine de milliers de supporters argentins survoltés et face à une équipe de roublards qui n'attendait que ça pour sortir la boite à gifles, et s'en tirer avant même d'avoir pris une claque, c'est géant. Et, même si cette Argentine de Sampaoli, est l'une des plus faibles qu'il nous ait été donné de voir depuis belle lurette, c'est immense. Simplement immense. Et ces Bleus n'ont que vingt-cinq ans de moyenne d'âge. Fou. Vivement la suite !
De notre envoyé spécial à Kazan, Maxime Dupuis
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité