Euro 1984 - La douleur avant le plaisir

La route du premier sacre tricolore passe par le Danemark. Le 12 juin, les Bleus entament leur conquête par un soirée douloureuse au Parc des Princes. Michel Platini débute son ‘’one man show’’ à douze minutes de la fin. Les Bleus s'imposent 1-0 mais perdent Manuel Amoros, auteur d'un coup de tête sur Jesper Olsen qui lui privera d'une partie majeure de la compétition. Suspendu trois matches, l'arrière latéral ne réapparaitra que durant le dernier quart d'heure de la finale face à l'Espagne (2-0).

Manu Amoros, expulsé après son coup de boule face au Danemark en 1984

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Euro 1992 - Le raté

Huit ans plus tard, Michel Platini est toujours là. Manuel Amoros aussi. Si le premier est passé de l'autre côté de la barrière et porte désormais le costume et l'imper de sélectionneur, le second est toujours sur le terrain, avec le brassard autour du bras. Ce match face au Danemark sera d'ailleurs son 82e (record à l'époque) et dernier avec les Bleus. Décevants, les Tricolores sortent au premier tour de l'Euro, battus 2-1 par les Vikings. Un troisième nul au premier tour leur aurait suffi... Les Français avaient réussi le premier carton plein de l'histoire en qualification. Platini quitte la scène après ce revers. L'étonnant Danemark sera champion d'Europe.
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Coupe du monde 1998 - Du travail bien fait

Six points en deux matches. Quatre pour le Danemark. Comme cette année, les deux équipes visent la première place du groupe avant de croiser le fer à Lyon. Aimé Jacquet a fait tourner dans les grandes largeurs et aurait même souhaité aller plus loin mais Bernard Lama n'a pas voulu jouer. Du coup, Fabien Barthez reste en place. Il encaissera l'un de ses deux buts du Mondial, battu par Michael Laudrup sur penalty avant la pause. Le score est alors de 1-1 puisque Youri Djorkaeff avait ouvert la marque en début de match, sur penalty également (11e). Emmanuel Petit donnera la victoire aux siens en seconde période (56e). La suite, on la connait.

Laudrup et Vieira à la lutte

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Euro 2000 - La première pierre

Encore le Danemark. Mais cette fois en ouverture. Les champions du monde français entament leur ascension du mont Europe par une large victoire face aux Vikings (3-0). Ça va trop vite pour les coéquipiers de Peter Schmeichel qui prennent la marée. Blanc ouvre le score après le premier quart d'heure, Henry et Wiltord feront le reste en seconde période. Troisième sacre français au terme d'une compétition de rêve. Le Danemark était encore là.
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Coupe du monde 2002 - Le bide du siècle

Troisième duel en quatre ans avec vue sur une deuxième étoile pour les Bleus. Mais cette fois, ça va moins bien se passer. Une défaite en ouverture face au Sénégal (0-1), un nul face à l'Uruguay (0-0) : les champions du monde se retrouvent le dos au mur avant leurs retrouvailles avec les Danois. Touché à la cuisse lors du dernier match de préparation des Tricolores, Zinédine Zidane revient enfin. Mais trop tard. Le mal est fait. Les Bleus se cassent les dents sur le mur du nord (0-2). Le bide.

Coupe du monde 2010 - Le parallèle de Knysna

Non, les Bleus n'ont pas affronté les Danois en 2010. Ils n'étaient pas dans le même groupe. Mais les deux équipes ont partagé un point commun durant la Coupe du monde : ils résidaient dans la même ville, à Knysna. Quand les Tricolores se sont repliés sur eux-mêmes jusqu'à imploser, le Danemark vivait bien dans la cité balnéaire du sud du pays et s'était attiré la sympathie des locaux, tout le contraire des Français. Ils s'entrainent au cœur de la ville, dans un stade ouvert aux quatre vents. Et leur visite du township de Bongani, sous la pluie, avait été bien plus enjouée que celle de Bleus complètement hermétiques, quelques jours plus tard à Dam Se Bos. Contraste saisissant.

Le Danemark à Knysna en 2010

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Coupe du monde 2018 - La purge

Cette fois, pas de vainqueur, pas de vaincu. Sinon les quelques 78 000 spectateurs munis d'un billet ce jour-là. Ils se sont sévèrement ennuyés à Moscou. A l'arrivée, un 0-0 soporifique au possible. Les Bleus étaient déjà qualifiés, avaient aligné une équipe de coiffeurs et ces derniers n'ont pas saisi la perche que Didier Deschamps leur avait tendue. Mais, au fond, DD ne leur en a pas voulu. Parce que les Bleus, déjà qualifiés, n'avaient pas besoin de plus pour aller chercher la première place. "Ils ne viennent pas, on ne va pas non plus aller les chercher s'ils ne veulent qu'un point. Il n'y avait pas de risque outre mesure à prendre non plus", avait-il conclu. Ce faux faux-pas n'a pas dérangé les Tricolores dans leur marche en avant. Il a juste conforté le sélectionneur dans ses choix et son onze de départ, qui irait au bout.
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